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« Un rôle de transmission »

À Liège, le Théâtre de marionnettes est une véritable institution qui ravit les enfants avec des spectacles aussi drôles qu’éducatifs. Rencontre avec Anthony Ficarrotta, celui qui œuvre derrière la scène.

C’est par une de ces journées où il ne pleut qu’une seule fois que je me rends au Musée de la Vie Wallonne pour y rencontrer Anthony Ficarrotta. Dans ce magnifique bâtiment, ce jeune homme de trente-trois ans – « les gens sont toujours surpris par mon âge, ils imaginent quelqu’un de plus vieux », sourit-il – m’invite à pénétrer dans son antre et à découvrir l’envers du décor.

Les marionnettes, ce Liégeois baigne dedans depuis tout petit. Son papa y a fait carrière et lui-même y a bossé comme étudiant. Après des études en Communication et quelques années comme correspondant pour Sudpresse, il est devenu responsable du Théâtre de marionnettes en 2016-2017. « Je n’ai pas vraiment l’impression de travailler. J’arrive à chaque fois heureux. C’est un métier qui sort de l’ordinaire », me confie-t-il. C’est que sa fonction est très diversifiée. Chaque année, Anthony joue entre deux cents et deux-cent-cinquante spectacles lors de représentations privées et publiques, écrit les nouveaux textes et sculpte les marionnettes dont il a besoin.

« La sculpture, c’est un long cheminement, il faut s’accrocher. Au début, logiquement, j’étais très mauvais. J’ai beaucoup observé pour comprendre comment aborder la matière et j’ai progressé au fil du temps », constate-t-il. « Quand j’étais à l’étranger, j’emmenais constamment ma compagne dans les musées et les églises pour observer les statues. Et durant une période, je scrutais les arcades sourcilières des passants car je bloquais là-dessus (rires). » En observant les récentes productions de ce joyeux drille, je reste bouche bée devant la finesse du travail accompli.

Avec une très belle collection dont les inévitables Tchantchès et Nanesse – « ce sont souvent eux les vedettes des spectacles et grâce à eux que le message va se transmettre », me spécifie Anthony – ainsi que de constantes nouvelles figurines, le Théâtre de marionnettes est presque un musée à lui tout seul, certaines pièces étant d’ailleurs exposées. Quant aux spectacles, ceux-ci aussi sont nombreux. « Je tourne avec une quarantaine d’histoires par année. Il y a évidemment les incontournables, notamment en fonction du calendrier, et des intemporelles. Et puis il y a de nouvelles créations car le public – qui vient parfois de loin – se renouvelle constamment. »

Anthony puise son inspiration partout autour de lui, remanie à sa sauce certains grands classiques ou aborde des thèmes plus contemporains comme la malbouffe, par exemple. « Il faut s’adapter à l’époque et à l’évolution de la société », assure ce passionné dont les yeux pétillent lorsqu’il parle de son métier. « Cela doit rester un spectacle familial, accessible aux cinq-douze ans, avec une histoire simple et drôle mais aussi avec un double niveau de lecture afin que les parents qui accompagnent leurs enfants s’amusent aussi. »

Parodique, avec des dialogues humoristiques et un côté didactique, les représentations ont le don de conquérir le cœur des enfants. Loin de se reposer sur ses lauriers, Anthony se remet en question après chaque représentation, analyse quelles blagues ont fonctionné, comment le message a été perçu et de quelle manière l’histoire a suscité l’intérêt. « C’est un processus évolutif, ce n’est pas du tout figé », m’explique-t-il. « L’interaction avec les enfants permet à chaque spectacle d’être différent. Mes jeunes spectateurs ne sont pas passifs, que du contraire, et la morale de chaque pièce plaît également aux parents. »

Pas le dernier pour susciter les rires, ce Liégeois est conscient de la mission qui lui est dévolue. « Le Théâtre de marionnettes a aussi un rôle de transmission et c’est une forme artistique qui doit sans cesse évoluer sous peine de mourir », reconnait celui dont le jeune âge est une force pour capter les tendances du moment et qui doit parfois puiser dans ses ressources physiques – notamment au niveau de sa voix – pour permettre aux enfants de passer un moment inoubliable. « Quand une blague fonctionne, je me sens bien et les échanges que je peux avoir après les représentations avec les parents et les enfants sont très souvent enrichissants. »

Depuis qu’il œuvre dans la Cour des Mineurs, cet employé de la Province de Liège a déjà vécu quelques moments homériques. Lors d’un spectacle décalé intitulé « Li naissance » – sur la nativité, donc -, Anthony a l’idée de montrer des rois mages paumés et devant se fier à la prophétie de Sheila pour être guidés par une étoile. « Le public a entonné la chanson. Ce fut un beau moment de communion car je ne m’y attendais pas. C’est gratifiant de voir les gens heureux et de pouvoir tisser une relation avec eux », sourit-il. « L’énergie de la salle me galvanise alors et c’est là aussi toute la beauté du spectacle vivant. »

À Liège, ce jeune papa a trouvé un terreau fertile à sa créativité. « La culture, c’est très important. Cela permet d’éduquer les gens, de les ouvrir au monde peu importe leur origine ou leur milieu social et de leur permettre de vivre en société », analyse-t-il. « Dans la Cité ardente, nous avons beaucoup de chance de pouvoir compter sur énormément de projets menés par la Province, la Ville ou des organismes privés. C’est assez accessible et nous sommes sans doute une des régions les mieux loties. »

Passionné par son métier, aussi affable que polyvalent et sacrément doué, Anthony est parti pour donner encore beaucoup de bonheur aux petits et aux grands. Et c’est tant mieux !

Thiebaut Colot

Plus d’informations sur www.provincedeliege.be

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Spectacles Théâtre

Ni oui, ni non bien au contraire

Ni oui, ni non bien au contraire, un savoureux spectacle pour enfants à découvrir aux Chiroux ce dimanche.

Rien à voir avec le film de Cédric Klapisch au titre assez semblable – Ni pour, ni contre (bien au contraire) – mais bien un savoureux spectacle pour enfants. Un théâtre d’objets qui répond avec finesse, humour et tendresse aux préoccupations de nos bambins.

« Presque chaque jour, le professeur Pompon reçoit du courrier. Il est le spécialiste des questions. Mais, pas toujours des réponses… », découvre-t-on sur le site des Chiroux. Et des questions, nos chérubins en ont des tonnes, comme le savent tous les parents. Certaines ont besoin d’une réponse, d’autres trouvent dans leur expression leur raison d’être. « Parce que se questionner, c’est explorer, s’émerveiller, cheminer, s’aventurer à la découverte du monde, pour lui donner du sens. »

Informations et réservations : Chiroux

Thiebaut Colot

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Spectacles Théâtre

Comme s’il en pleuvait : fable désopilante sur l’argent

L’argent, un thème qui peut conduire aux situations les plus absurdes, comiques ou tragiques. Et un excellent ressort pour une comédie jouée au Théâtre Arlequin de Liège.

Comme s’il en pleuvait, est une expression régulièrement utilisée dans le langage courant pour signifier l’abondance de quelque chose. C’est aussi le titre d’une pièce écrite par Sébastien Thiéry. Mais que raconte-t-elle ?

« Un soir, Bruno et Laurence trouvent un billet de cent euros dans leur salon. Puis plusieurs. Des liasses de billets viennent chaque jour envahir leur appartement, comme s’il en pleuvait ! D’abord intrigués, puis paniqués par cet argent tombé du ciel, ils se retrouvent rapidement confrontés à leurs divergences de comportements et à leurs frustrations enfouies. Quand un voisin paranoïaque et armé, qui prétend avoir été volé, frappe à leur porte, Bruno et Laurence basculent dans la folie… », peut-on découvrir en quatrième de couverture de ce texte publié en 2012.

Déjà jouée à de nombreuses reprises sur les routes de France et de Navarre avec notamment l’excellente paire composée de Pierre Arditi et Evelyne Buyle, cette comédie grinçante est actuellement programmée au Théâtre Arlequin à Liège. Véritable fable désopilante sur l’argent qui peut rendre fou, Comme s’il en pleuvait met en scène Delphine Dessambre, Philippe Vauchel, Maïté Wolfs et Quentin Wasteels sous la direction de ce dernier.

Une pièce qui fait rire mais qui permet aussi de questionner notre rapport à l’argent – sujet parfois épineux et au cœur des préoccupations de la majorité des ménages – et la place que celui-ci occupe dans notre quotidien. De quoi passer une soirée particulièrement divertissante tout en en apprenant sans doute un petit plus sur nous-mêmes.

Thiebaut Colot

Informations complémentaires : www.theatrearlequin.be

Crédit photo : Théâtre Arlequin

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Théâtre

Isabelle Huppert jouera Tchekhov au Théâtre de Liège

Celle qui a été élue « Meilleure actrice du XXIème siècle » par le prestigieux New York Times sera à Liège pour une adaptation réussie de « La Cerisaie » de Tchekhov.

Anton Tchekhov est un romancier et dramaturge russe né en 1860 et mort en 1904. Médecin de formation, il publia plus de six cents œuvres littéraires durant sa courte existence qui font de lui l’un des auteurs russes les plus renommés à l’internationale. Bien qu’ayant plus de cent années d’existence, ses pièces restent résolument modernes et sont régulièrement adaptées un peu partout sur le globe. Parmi les plus connues : « La Mouette », « Oncle Vania » et « La Cerisaie ». C’est cette dernière pièce qui sera proposée par le Théâtre de Liège les 26 et 27 février.

Pour cette ultime pièce de Tchekhov, Lioubov Andreevna Kanevskaïa revient auprès des siens entièrement ruinée par un amant. La propriété et sa splendide cerisaie sont mises aux enchères pour éponger ses dettes. À l’ère de la servitude abolie et avec une aristocratie russe en pleine décadence, le domaine est racheté par le marchant Lopakhine.

Adaptée par Tiago Rodrigues pour le Festival d’Avignon 2021, cette pièce que l’auteur voyait comme une comédie, mettra notamment en scène Isabel Abreu, Tom Adjibi et la remarquable Isabelle Huppert. La Française a été élue « Meilleure actrice du XXIème siècle » par le prestigieux et très sérieux New York Times. Dans le Top 25 des meilleurs comédiens et comédiennes du célèbre quotidien new yorkais, celle qui a été nommée en 2017 pour l’Oscar de la meilleure actrice grâce à son rôle dans « Elle », de Paul Verhoeven se classe deuxième derrière l’exceptionnel Denzel Washington.

Un auteur historique, une actrice de génie, un metteur en scène de qualité et une adaptation réussie : autant de raisons de se précipiter au Théâtre de Liège pour découvrir cette nouvelle version de « La Cerisaie ».

Thiebaut Colot

Crédit photo : DR

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Société Spectacles Théâtre

Pueblo : un tourbillon d’émotions

Avec Pueblo, Ascanio Celestini et David Murgia livrent à nouveau une œuvre forte, qui oscille entre le tragique et le comique et nous emmène dans un tourbillon d’émotions. Récit d’une soirée pas comme les autres.

Jeudi 17 février, malgré la pluie qui tombait sans discontinuer et battait le pavé, c’est avec enthousiasme que mon invitée et moi-même prirent le chemin du Manège Fonck pour assister à la représentation de Pueblo, l’une des pièces phares du Festival de Liège. J’avais adoré Discours à la Nation et Laïka, les deux premiers opus du duo composé d’Ascanio Celestini et de David Murgia, et espérais être une nouvelle fois conquis.

Dans un manège Fonck savamment décoré, la guinguette de l’entrée conférant aux lieux une atmosphère délicieusement surannée, la foule se pressait et les tribunes affichaient complet. Sans une minute de retard, le spectacle commençait et, je le reconnais aisément, fut à la hauteur de mes espérances. Durant pas loin de deux heures passées à la vitesse de l’éclair, l’excellent David Murgia a tenu la scène avec brio, sa présence époustouflante et son interprétation se révélant à nouveau remarquables. À travers une galerie de personnages auxquels il est difficile – impossible même tant l’humanité du texte transpire de chaque exclamation du comédien – de ne pas s’attacher, Pueblo dresse le temps d’un jour de pluie le constat d’une société qui marche à l’envers. C’est tragique, émouvant, mais drôle – ce petit tacle au tram – aussi car bon sang ! le rire peut sauver de tout.

Parfaitement accompagné en musique par Philippe Orivel, David Murgia slame parfois en italien, se perd – à peine – en digressions, improvise avec talent, gère le tempo d’un texte fort qui oscille entre le tragique et le comique, nous emportant dans un tourbillon d’émotions. En dénonçant les turpitudes de l’existence de ces « invisibles », les deux comparses ne manquent toutefois pas de relever toutes les petites joies qui font le sel de la vie et le bonheur du quotidien, comme une promesse que tout n’est pas perdu. Choqués parfois, émus souvent, hilares de temps à autres, les spectateurs sont conquis, tout comme ma charmante invitée et moi-même. Lorsque la représentation prend fin, c’est à regret que nous quittons Léonore, Saïd, Dominique et les autres, conscients que quelque chose ne tourne pas rond dans notre société mais que ceux qui la composent valent la peine qu’on se relève les manches pour tenter d’améliorer ce qui peut l’être. Et sur les quais de la Meuse, à la lumière des lampadaires d’une Cité Ardente endormie, le débat peut commencer.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Céline Chariot

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Spectacles Théâtre

Les Variations silencieuses

Cocasse réunion de famille pour « dégommer les idées reçues et dégenrer les préjugés ».

Pour les douze ans de Gaëlle, ses parents ont convié la famille à venir célébrer l’évènement. Sont réunis un oncle cultivé et porté sur la bouteille, une sœur pansexuelle, un frère réac’ et macho et une autre « sister » grenouille de bénitier. Mais cette cocasse réunion de famille ne va pas se dérouler comme prévu, les intentions du couple qui reçoit se révélant bien différentes qu’imaginées par les invités dans ce huis clos familial décapant.

Dans ce seul en scène de la Compagnie Ah mon Amour ! cette famille à la fois banale mais aussi très drôle va permettre aux spectateurs de découvrir celles et ceux cachés derrière les apparences de la normalité et d’entendre leur voix trop longtemps inaudible.

Spectacle kaléidoscopique sur l’intersexuation et l’autodétermination, « Les Variations silencieuses » se révèle être « soyeux et incisif, tendre et musclé, couillu et ovarien »d’après la description trouvée sur le site de Passage 9.

Cette pièce sera jouée au Centre culturel de Waremme le 18 février à 20 heures 30.

Infos et réservations : Passage9 – Centre culturel de Waremme

Thiebaut Colot

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Spectacles Théâtre

Pueblo : l’histoire d’un jour de pluie

Ce jeudi, les chanceux pourront découvrir un grand David Murgia dans l’excellent Pueblo au Manège Fonck.

Depuis le cinq février, le Festival de Liège bat son plein et les spectacles s’enchainent au Manège Fonck et à la salle B9. Fondé 1958 par Robert Maréchal, le Festival du Jeune Théâtre s’appellera ensuite Rencontres Internationales de Théâtre contemporain et de Rencontres d’Octobre et épousera toujours les grands courants et tendances du théâtre contemporain, les nouvelles conceptions scéniques et esthétiques. En 1999, Jean-Louis Colinet succède à Robert Maréchal et, en 2001, le festival est rebaptisé Festival de Liège. C’est le début d’une nouvelle odyssée théâtrale. Devenu une biennale organisée chaque année impaire, ce festival international de théâtre, de danse et de musique d’aujourd’hui est singulier et différent des autres manifestations.

Pendant trois semaines, des spectacles originaux – sous de multiples formes, ce qui en fait aussi son originalité – interrogent notre présent, questionnent notre époque. Centrée sur l’humain, la programmation met en avant des créations qui parlent des sujets d’aujourd’hui et qui touchent bon nombre des spectateurs. Le Festival de Liège fait vivre la Cité ardente pendant trois semaines au gré des représentations. Mais pas seulement ! En effet, grâce aux rencontres avec les artistes, aux « afters » ainsi qu’aux collectifs et groupes issus des milieux associatifs et alternatifs qui se joignent à la fête, c’est une véritable  « vie »  qui s’articule autour des pièces – même si, en ces temps perturbés, ce qui fait l’essence même de cet évènement se trouve fortement chamboulé. Un savoureux mélange pour ce festival inclassable qui a fait sien cette maxime de Federico Garcia Loca: « Parce qu’un théâtre qui ne recueille pas la pulsion sociale, la pulsion historique, le drame de son peuple et la douleur authentique de son passage et son esprit n’a pas le droit de s’appeler théâtre. »

Ce jeudi, place à l’une des pièces phares de ces trois semaines : Pueblo, mis en scène par Ascanio Celestini et interprété par le toujours excellent David Murgia. Le duo qui avait séduit avec Laïka récidive avec brio, offrant une galerie de personnages qui racontent les turpitudes du monde d’aujourd’hui. « Pueblo, c’est l’histoire d’une clocharde qui ne fait pas la manche et d’un gitan de huit ans qui fume, l’histoire d’une tenancière de bar qui gagne sa vie avec les machines à sous, d’un manutentionnaire africain et d’une poignée d’autres personnes dont on ne connaît pas le nom. C’est l’histoire des cent mille africains morts au fond de la mer. Ceci est l’histoire d’une jeune dame caissière au supermarché et de toutes les personnes qu’elle rencontre. Ceci est l’histoire d’un jour de pluie », peut-on découvrir sur le site du Festival de Liège. De quoi augurer d’un vrai beau moment de théâtre.

Après Pueblo, place à un « after » avec un concert de Roza pour conclure la soirée en musique.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Céline Chariot

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Evénements Horeca Spectacles Théâtre

Une bonne tranche de rire pour la Saint-Val’ !

Et si, pour la Saint-Valentin, on optait pour une bonne tranche de rire et un savoureux dîner ?

À la Saint-Valentin, les occasions de sortir sont nombreuses. Pour cette date ô combien importante pour tous les amoureux, la Comédie Centrale propose une originale formule dîner/spectacle où le plaisir gustatif se partagera l’affiche avec les rires provoqués par Giselle Mariette, Betty La Ferrara, Didier Boclinville et l’inimitable Pierre Theunis.

Au menu ? La pièce « Les Voisins 3 », véritable saga sur les planches des familles Duvivier et Dethier. Cette fois, l’action se déroulera dans une salle paroissiale qui sera le théâtre de situations rocambolesques et prétexte à toutes les extravagances.

Dans l’assiette ? Trois services avec un tartare de Saint-Jacques pour commencer, suivi d’un carré d’agneau en croûte et d’un crémeux au chocolat et gingembre pour conclure.

L’occasion idéale de vivre une Saint-Valentin pétillante et savoureuse.

Plus d’infos sur www.comediecentrale.be

Thiebaut Colot

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Théâtre

Humour « bronzé » sur canapé au Forum

Ce 13 février, c’est une pièce de Patrice Leconte qui sera au menu des passionnés de théâtre et des amateurs de francs éclats de rire.

Connu du grand public pour sa trilogie des « Bronzés », le réalisateur français a écrit la comédie « The Canapé » qui est mise en scène par Jean-Luc Moreau avec une ribambelle de bons acteurs : Sophie Tellier, Jean Benguigui, Laurent Gamelon et Jean-Luc Moreau himself.

L’action se déroule dans une grande surface de canapés où le metteur en scène vient choisir… un canapé, élément central du décor de sa nouvelle pièce. Son ex-femme, une comédienne autoritaire sur le déclin, va débarquer voulant choisir elle-même le sofa dans lequel elle s’installera. Seront aussi présents le producteur de la pièce et actuel époux de l’actrice (vous suivez ?) et, évidemment, le vendeur qui a depuis toujours l’ambition de monter sur les planches. Le magasin d’ameublement va devenir ainsi la scène de situations aussi drôles que loufoques dans une comédie savoureuse qui déchaîne les zygomatiques.

Informations complémentaires : www.leforum.be

Thiebaut Colot

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création Danse Evénements Spectacles Théâtre

« Partager les points de vue aigus des artistes sur notre temps »

Du cinq au vingt-six février, le Festival de Liège prend ses quartiers au Manège Fonck pour faire vibrer et questionner la Cité ardente.

Créé en 1958 par Robert Maréchal, le Festival du Jeune Théâtre s’appellera ensuite Rencontres Internationales de Théâtre contemporain et de Rencontres d’Octobre et épousera toujours les grands courants et tendances du théâtre contemporain, les nouvelles conceptions scéniques et esthétiques. Durant quarante années, il accueillera notamment Roger Planchon, Patrice Chéreau, le Living Théâtre, Jerzy Grotowsky, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil, Georges Lavaudant, Bob Wilson, Jérôme Deschamps et bien d’autres illustres comédiens, metteurs en scène et productions.

En 1999, Jean-Louis Colinet succède à Robert Maréchal et, en 2001, le festival est rebaptisé Festival de Liège. C’est le début d’une nouvelle odyssée théâtrale. Devenu une biennale organisée chaque année impaire, ce festival international de théâtre, de danse et de musique d’aujourd’hui est singulier et différent des autres manifestations. Pendant trois semaines, des spectacles originaux – sous de multiples formes, ce qui en fait aussi son originalité – interrogent notre présent, questionnent notre époque. Avec ses conflits, ses guerres, ses injustices. Ses beautés aussi. Cette ode aux arts du spectacle et à la vie, la vraie, fait preuve d’une nouvelle philosophie, d’une radicalité certaine et d’une exigence de qualité dont Jean-Louis Colinet en est le concepteur et le maître d’œuvre.

Centrée sur l’humain, la programmation met en avant des créations qui parlent des sujets d’aujourd’hui et qui touchent bon nombre des spectateurs. Le Festival de Liège fait vivre la Cité ardente pendant trois semaines au gré des représentations. Mais pas seulement ! En effet,  grâce aux rencontres avec les artistes, aux « afters » ainsi qu’aux collectifs et groupes issus des milieux associatifs et alternatifs qui se joignent à la fête, c’est une véritable  « vie »  qui s’articule autour des pièces – même si, en ces temps perturbés, ce qui fait l’essence même de cet évènement se trouve fortement chamboulé. Un savoureux mélange pour ce festival inclassable qui a fait sien cette maxime de Federico Garcia Loca: « Parce qu’un théâtre qui ne recueille pas la pulsion sociale, la pulsion historique, le drame de son peuple et la douleur authentique de son passage et son esprit n’a pas le droit de s’appeler théâtre. »

Un festival engagé et international

Un festival très actuel et engagé, dont l’édition 2021 fut reportée à cette année à cause du Covid, et dont les pièces programmées n’hésitent pas à s’emparer de sujets délicats, complexes – comme « Marche Salope » qui aborde la problématique du viol – mais toujours dans l’air du temps. Sur deux sites d’un même quartier – le Manège Fonck et le Hangar B9 de Saint-Luc –, le Festival de Liège, dont la renommée dépasse très largement nos frontières, propose des créations venues du monde entier. Il s’investit également dans la production et la co-production d’œuvres de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec la volonté de mettre en avant et de soutenir ces artistes régionaux qui subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire depuis deux ans. Parmi les productions locales, citons « Les Dévorantes », « des jeunes filles en révolte, poussées par un désir de métamorphose et de liberté au point parfois de se détruire, auxquelles la performeuse Sarah Espour donne puissamment chair et voix dans un premier spectacle radical et poétique », selon la présentation disponible sur le très complet site internet du festival.

Venu du Chili comme deux autres pièces, « El Otro » interroge sur la relation à l’autre et aborde le thème de la survie affective à notre époque. Une franche réussite qui a notamment reçu de dithyrambiques critiques du journal Le Monde et de L’Humanité. Une programmation de qualité, terriblement dans l’air du temps et engagée qui colle parfaitement à la mission que se sont imposés les organisateurs du Festival de Liège résumée dans cette assertion : « Partager les points de vue aigus que posent les artistes sur notre temps. Voilà l’ambition que se donne, inlassablement, le Festival de Liège au fil de ses éditions. »

Thiebaut Colot

Plus de renseignements sur www.festivaldeliege.be

Crédit photos : Victor Tonelli / Festival de Liège

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Musique Spectacles Théâtre

« Once upon a time »

Une plongée en chansons dans l’univers merveilleux de Disney.

Qui n’a pas grandi en regardant, parfois en boucle, les classiques de Disney et fredonné les chansons iconiques qui les accompagnaient ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

Ces samedi 5 et dimanche 6 février, les plus grands pourront retomber en enfance pour quelques heures et les bambins vivre une expérience théâtrale aussi savoureuse que féérique au travers de « Once upon a time », une ballade colorée dans le merveilleux monde de Disney de la troupe Projartist.

L’histoire ? Un libraire va aider des enfants scotchés à des écrans à redécouvrir leur imaginaire à l’ère du numérique. Un « feel good » spectacle qui devrait ravir les petits et les grands.

Quand ? Samedi 5 février à 19h30 et dimanche 6 février à 15h.

Où ? Centre récréatif de Sougné-Remouchamps (Aywaille).

Combien ? Place en prévente entre 18 euros (adulte) et 10 euros (enfant).

Thiebaut Colot

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Théâtre

Retour sur les planches au Théâtre de Liège

C’est la rentrée au théâtre de Liège !

William Shakespeare a dit un jour : ‘’Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles’’.

Bien que cette citation ait toujours eu son sens pour moi, ces deux dernières années nous ont montré à quel point notre vie pouvait être un véritable théâtre rempli de rebondissements.

Il est maintenant temps de clôturer ces deux derniers actes assez difficiles pour en entamer un nouveau rempli d’espoir.

Quoi de mieux que la rentrée du Théâtre de Liège pour démarrer ce nouvel acte ?

Nous avons eu la chance de pouvoir regarder plusieurs pièces en ligne mais rien n’égal au plaisir d’assister aux jeux d’acteurs en chair et en os.

Alors, pour notre grand plaisir, le théâtre ouvre à nouveau ces portes.

Peu importe votre âge, vous ne serez pas déçus !

C’est Kingdom écrit et mis en scène parAnne-Cécile Vandalem, qui ouvre le rideau rouge avec son spectacle très contemporain.  Ce dernier volet d’une trilogie dystopique raconte l’histoire d’une famille qui décide de quitter l’Europe pour s’installer dans la taïga sibérienne.  Leur envie de construire un mode de vie utopique, en harmonie avec la nature, crée un environnement hostile mais à la fois merveilleux qui ne dure malheureusement pas très longtemps. Des tensions éclatent entre les différentes familles, créant ainsi une barrière entre les deux territoires.

Cette réflexion sur les échecs du monde contemporain et la vie sociale est racontée par le biais de codes théâtraux et cinématographiques.  

C’est à travers les yeux de reporters venus filmé la vie d’une des deux familles que l’histoire est racontée mais aussi et surtout à travers ceux des enfants voyant leur monde s’écrouler devant eux. 

Vous aimez le théâtre moderne ? Cette pièce accessible à tous est faite pour vous ! N’hésitez pas à réserver pour ce spectacle ayant lieu du 24/09 au 1/10.

Kingdom

Toujours dans la modernité, le festival Forum Impact ouvre ses portes du 7 novembre au  4 décembre. Á l’affiche, des spectacles tout aussi surprenants les uns que les autres.

Cette cinquième édition commence avec un spectacle nommé ‘’The Mountain’’ de la compagnie espagnole l’Agrupación Señor Serrano, considérée par beaucoup comme l’une des compagnies les plus originales de la scène européenne actuelle.

C’est d’ailleurs leur originalité qui a été récompensée par un Lion D’or de Venise.  

Dans cette pièce, Alex Serrano nous propose une réflexion sur la vérité en reproduisant différents évènements qualifiés de fake-news. Ces reproductions sont possibles grâce à

différentes techniques artistiques, créant un univers assez spécial pour nous raconter une histoire assez absurde.

L’escale de l’Everest par l’alpiniste Georges Mallory ou encore le canular radiophonique ‘’La guerre des mondes d’Orson Welles’’ sont le type d’histoires auxquelles nous auront affaire durant ce spectacle.

Intéressés par l’originalité de cette pièce ? Je vous invite à vous informer davantage sur les nombreux spectacles qui aurons lieu au festival Forum IMPACT.

The Mountain

Vous êtes plutôt du genre théâtre classique ? Pas de panique !

 ‘’Tartuffe’’, l’un des plus grands succès de Molière est remis au goût du jour grâce à la mise en scène d’Yves Beaunesne du 13 au 19/01.

Le dramaturge Tchekhov est également au programme avec ‘’La Cerisaie’’.

Cette pièce raconte l’histoire d’une famille d’aristocrates appauvrie, qui se trouve forcée de vendre leur maison à laquelle ils tiennent beaucoup.

C’est le metteur en scène, Tiago Rodrigues, considéré comme l’un des meilleurs de notre époque, qui nous permet de redécouvrir ce classique.

Cette pièce ciblée sur les sentiments des personnages s’associe parfaitement avec son style  de mise en scène.

Vous retrouverez, à ses côtés, la talentueuse Isabelle Huppert, figure emblématique du cinéma français.

La mélancolie et la légèreté de Tchekhov associées au talent de Rodrigues et d’Isabelle Huppert ne peuvent être qu’un régal pour nos yeux de spectateurs.

Tiago Rodrigues, Isabelle Huppert et Tchekhov en un seul spectacle ! Que  demander de mieux ? 

Le 26 et 27 février.  N’hésitez pas à réserver !

Cerisaie

Amateurs de théâtre Belge ? J’ai ce qu’il vous faut ! Une pièce de théâtre dans laquelle l’incroyable comédienne, Jacqueline Bir interprète le rôle de Miss Shepherd tiré du texte ’La Dame à la camionnette’’ d’Alan Bennett.

C’est le metteur en scène, Alain Leempoelqui met cette comédienne française en lumière sur scène,veillant bien évidemment à l’entourer d’artistes qui correspondent à son travail.

Cette histoire comique et légère, accessible aux petits comme aux grands ne peut qu’être appréciée par le public.

Intéressés ? Foncer acheter vos billets pour ce spectacle qui aura lieu du 12 au 16/10.

La dame à la camionnette

Envie d’une petite sortie familiale ? Le théâtre de Liège vous propose le spectacle parfait pour un jeune public à partir de 7 ans.

Il s’agit de Kosmos, une pièce mise en scène par Jasmina Douieb que vous ne pourrez qu’aimer.

Cette pièce humoristique et éducative retrace notre histoire avec comme fil conducteur les questions existentialistes que tout être humain se pose depuis des décennies… ‘’D’où vient-on ? Comment tout a-t-il commencé ? Qu’est-ce qu’il y avait avant ? Avant la préhistoire, les dinosaures, le big bang ?

N’hésitez pas à réserver pour cette pièce ayant lieu le 22 et 23 mars !

Kosmos

Vous adorez l’humour ? Vous allez être ravis d’apprendre qu’un festival de stand-up a été créé l’année dernière. Le programme de cette année n’est pas encore dévoilé mais le sera en mai 2022. Alors soyez attentifs si vous ne voulez pas rater l’occasion de passer une belle soirée entre amis ou en famille.

Toujours pas satisfaits ? Amateurs de danse peut-être ?

Si c’est le cas, j’ai le grand plaisir de vous annoncer le retour du festival  Pays De Danses, ambassadeur de la création chorégraphique en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Cette neuvième édition, mettant à l’honneur la Grèce, ne vous décevra pas.

L’ensemble de la programmation sera annoncée à partir de décembre mais il est déjà possible de réserver pour certaines représentations telle que la pièce d’ouverture ‘’Larsen C’’ du chorégraphe Grec Christos Papadopoulos.

Larsen C

Promis, on vous reparle de cette saison très vite ! En attendant, n’hésitez pas à découvrir tous les spectacles sur le site web du Théâtre de Liège !

Infos : https://theatredeliege.be

            04 342 00 00.

                                                                                                            Francesca Milone

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Evénements Théâtre

Les Chiroux ont 50 ans : Bienvenue dans le quartier des Carmes !

Il est là, en plein coeur de la ville et, pourtant, les Liégeois ignorent parfois sa présence à quelques pas de chez eux… Certains connaissent la salle de spectacle et la salle d’exposition mais, croyez-le ou non, quelquefois, ils ignorent qu’ils se trouvent au coeur du Centre Culturel des Chiroux. Les bureaux se trouvent au 4e étage. Telles des fourmis, les membres de l’équipe y choisissent les spectacles, les artistes qui viendront à votre rencontre, les thèmes des conférences qui vous inviteront à réfléchir, échanger… Il y règne une atmosphère à la fois sereine et grisante. Il y a quelques jours, nous en avons franchi les portes afin de rencontrer Jérôme Wyn, le nouveau directeur des Chiroux. En 2019, il a succédé à Lucien Barel (qui était là depuis toujours, ou presque). Depuis, il remplit son rôle avec passion,  en respectant le travail des années passées, en regardant vers le futur et en faisant de chaque instant l’occasion d’un moment culturel et citoyen, convaincu que la Culture est une voie essentielle vers la démocratie,

Et de démocratie, il va en être question durant ce mois de septembre. Parce qu’on fête quelques anniversaires : les cent ans de la loi sur les ASBL, de l’arrêté royal sur les bibliothèques publiques et…les 50 ans des Chiroux. C’est à travers des événements organisés dans le quartier, avec les habitants, au contact de la population que Jérôme Wyn et l’équipe des Chiroux ont décidé de marquer le coup.

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Le 11 septembre, une journée familiale, conviviale et créative attend les familles, de 10 à 20 heures, sur la place des Carmes et dans la salle d’exposition, le tout complètement gratuitement. L’occasion de découvrir aussi le patrimoine du quartier puisque ce week-end sera aussi celui des Journées du Patrimoine, placée cette année sous le signe de la femme. L’équipe à penser à tout !

En amont de cette journée, le 8 septembre, le lancement de l’exposition « Changer la ville- Images de l’architecture liégeoise des Trente Glorieuses à aujourd’hui » qui se terminera le 17 octobre avec plusieurs animations. Le 9, c’est à travers une conférence de Françoise Tulkens et Morgane Degrijse que vous pourrez débattre des Droits culturels.

Ces festivités seront également l’occasion de lancer l’édition 2021 du projet « Quartiers sensibles ». La version 2021-2022, QUARTI[e]MOUVANT, se concentrera sur le quartier Centre-Avroy-Saint Jacques, un quartier en pleine mutation s’il en est, notamment avec le déménagement prochain du Service Culture de la Province, dont la Biblothèque des Chiroux. Des missions créatives pour tous les publics, les écoles ou encore les associations de quartier. Une autre expo, de Robert Nissen intitulée « Décortiquées » ou encore ue journée d’échanges professionnels  viendront compléter le programme.

Ah oui, j’ai failli oublier de répondre à la question que tout le monde se pose : « D’où vient le nom Chiroux ? ».Tout d’abord, sachez que le Centre culturel se trouve à l’emplacement même de l’ancienne rue des Chiroux. Sachez aussi que « Chiroux » signifie « Hirondelles ». Ce nom était employé au XVIIe siècle pour désigner une faction bourgeoise de la ville de Liège qui était habillée en noir et blanc. Traditionnellement, ils s’opposaient aux Grignoux (grincheux en wallon), issus des tranches plus populaires de la population.

Pour en savoir plus, rendez-vous le 11 septembre, place des Carmes !