Catégories
Littérature Spectacles

Discours aux Nations Africaines

Le Festival Corps de texte a lieu en ce moment à Liège et emmène les amoureux des mots partout à travers la ville pour découvrir des oeuvres littéraires étonnantes dans des lieux parfois surprenants.

Ce jeudi 17 mars, à 20 heures à la Cité Miroir, Felwinne Sarr sera présent pour Discours aux Nations Africaines. A travers ce texte, cet écrivain, économiste, universitaire et musicien sénégalais proposera une mise au point puissante sur la jeunesse africaine. « Le spectacle vous plonge dans le périple d’un migrant africain rentré de son « odyssée européenne » et qui revient vivre sur son continent, afin de parler aux « peuples des premières aubes ». Un regard sans concession ni faux jugement posé sur l’Afrique et le monde, sans ressentiment, sans plainte pour aller vers une forme de réveil et d’engagement lumineux », précise le Théâtre de Liège sur son site internet.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Felwinne Sarr Facebook

Catégories
conférence Divers Littérature

Les Midis de l’imaginaire : Shirley Jackson par Katia Lanero

Pour ce premier Midi de l’imaginaire 2022, l’autrice Katia Lanero viendra évoquer Shirley Jackson.

Ce jeudi 17 avril à midi, ce sera Katia Lanero qui sera l’invitée du premier Midi de l’imaginaire 2022. Au Théâtre de Liège, elle évoquera Shirley Jackson, une autrice dont l’imaginaire a inspiré son travail. Maîtresse du fantastique d’horreur, Shirley Jackson a écrit sur la split woman et en a fait un sujet de hantise. De ses premières œuvres à la récente adaptation de The Hauting of hill house, ses thématiques continuent de fasciner… et d’effrayer.

Infos et réservations : www.bila.ink/programme

Catégories
Art Littérature Portraits

« Tous les enfants dessinent, moi je n’ai jamais arrêté »

Avec Le grand voyage d’Alice déjà récompensé du Prix Médecins Sans Frontières, Gaspard Talmasse a réalisé une bande dessinée bouleversante. Rencontre avec un auteur et dessinateur de talent.

« Tous les enfants dessinent, il y en a juste qui ne s’arrêtent jamais », sourit immédiatement Gaspard Talmasse après avoir ôté son couvre-chef et déposé son carnet de croquis dont il ne se sépare pratiquement jamais. « Je griffonne constamment, parfois j’agrandis certains dessins. Cela m’aide à capter des atmosphères, des émotions. C’est une habitude ancrée en moi depuis très longtemps. »

Très tôt, ce Verviétois se montre doué avec ses crayons. « À l’école, socialement, celui qui dessine est perçu comme cool et j’ai vite occupé cette place », continue-t-il. Ayant grandi dans un terreau fertile – « mes parents dessinaient par plaisir et connaissaient un peu René Hoffmann que j’admirais, mes grands-parents appréciaient l’Art, j’ai un cousin qui vit à Paris et dessine », énumère-t-il – et toujours soutenu et encouragé par ses proches, Gaspard décide assez jeune de devenir auteur de bandes dessinées. « Cela sonnait comme une évidence pour moi », m’assure-t-il.

Après des secondaires en Arts plastiques à Sainte-Claire, mon sympathique interlocuteur part étudier à Saint-Luc et commence à travailler comme free-lance et à la commande comme illustrateur. C’est aussi à ce moment-là qu’il découvre le dessin animé qui « lui parle à fond ». Et une opportunité s’ouvre alors à Gaspard lorsque, grâce à un ancien prof, il est engagé par le studio Waooh ! pour travailler sur le projet de Patrice Leconte, Le Magasin des suicides. « J’étais dans l’équipe qui dessinait puis coloriait les décors. Ce fut une super expérience qui m’a vraiment professionnalisé et a lancé ma carrière », se remémore-t-il. « J’ai pu y rencontrer des pointures pendant un an. Ce fut génial. »

Une expérience qu’il renouvellera ensuite pour le dessin animé Petz et puis ensuite comme formateur pour Avril et le monde truqué. « Mais je commençais aussi à vouloir développer mes propres projets », me précise-t-il. Et c’est cette fois de l’autre côté de l’Atlantique, à Québec, que Gaspard trouve un terrain d’expression propice à son épanouissement en réalisant avec Isha Bottin son premier livre illustré pour enfants Ma Famille 3+1=7. « À Montréal pour le lancement, j’ai rencontré une autre autrice, Dominique Demers, avec qui j’ai réalisé un nouveau livre pour les plus petits : Pilou tous les soirs du monde », continue-t-il. « Je gardais cependant mes envies de BD dans un coin de ma tête. »

Le grand voyage d’Alice : un chef d’œuvre

Suite à sa rencontre avec son épouse originaire du Rwanda, Gaspard s’intéresse à l’Histoire tragique de ce pays et, surtout, à celle de sa moitié qu’il décide, après avoir mûri le projet pendant cinq ans, de transposer en planches et cases. « C’était un projet compliqué, sensible mais mon épouse a tout de suite accepté que je m’empare de son histoire », me précise-t-il. Et c’est ainsi qu’après un travail acharné naquit Le grand voyage d’Alice, publié en novembre 2001 par La Boîte à Bulles, une maison d’édition française. « Un super éditeur qui croyait vraiment au livre », se félicite cet excellent auteur.

Sélectionné pour différents prix – Prix Scam, Les Galons de la BD, Prix BD des lecteurs.com notamment – dont les verdicts ne sont pas encore connus, Le Voyage d’Alice a d’ores et déjà reçu le Prix Médecins Sans Frontières et un excellent accueil, tant auprès du public que des critiques. « Je me retrouve en bonne compagnie, c’est hyper valorisant », ajoute Gaspard avec une modestie non-feinte.

Un succès qui en appelle d’autres. « J’ai déjà reçu des propositions, notamment d’un éditeur pour un projet sur un humanitaire qui part en Afrique. Le scénario est déjà prêt et cette proposition est hyper séduisante mais je ne veux pas non plus trop m’enfermer dans un genre », m’apprend celui qui a commencé dès l’enfance par dessiner des gags mais n’envisage en revanche pas forcément d’écrire des histoires pour d’autres.

Ne se réclamant d’aucune école mais reconnaissant apprécier différentes influences, ce trentenaire mesure sa chance de pratiquer le métier qu’il aime. « Plein d’univers m’inspirent : le vécu du quotidien, les voyages, les gens dans les cafés, la ville et la nature », m’explique-t-il en coloriant son carnet. « Peut-être que par ma passion du dessin et ma profession, j’ai un degré d’observation plus prononcé, je fais davantage attention aux détails. »

Dans un milieu concurrentiel et « hyper libéral » selon Gaspard, la clé est « de ne jamais abandonner et de beaucoup bosser pour progresser ». « Il faut toujours faire le choix de ses envies et de ses convictions mais ce n’est pas évident de goupiller tous les aspects », me dit-il. « Il faut aussi vouloir être lu et pour cela, il faut pouvoir rendre son travail accessible au plus grand nombre. C’est important d’avoir cette lisibilité et c’est aussi pour cela que c’est bien d’être un lecteur. »

Occupé à réaliser une grande fresque avec Françoise Voisin dans une usine désaffectée – « J’ai la chance de pouvoir un peu choisir mes projets annexes » – et avant de se relancer dans un nouvel ouvrage, Gaspard va sans doute vivre la plus belle de toutes les aventures. « Un enfant est en route et son arrivée est prévue début juin », me glisse-t-il sur le ton de la confidence. Et ça, ce sera Le grand voyage d’Alice et Gaspard…

Thiebaut Colot

Catégories
conférence Evénements Littérature

1984 : œuvre majeure et toujours résolument moderne

1984, le plus emblématique roman de George Orwell méritait bien une soirée spéciale. Ce sera à la Courte Echelle que cela se passera.

1984 est sans doute le bouquin le plus connu de George Orwell devant La Ferme des animaux. Classé en 2005 par le magazine Time parmi les cent meilleurs romans en langue anglaise publié depuis 1923, cet ouvrage a connu un énorme succès et continue de très bien se vendre septante ans après sa première parution.

Dystopie ayant inspiré de nombreuses autres œuvres – dont l’excellent film V pour Vendetta avec Natalie Portman – et auteurs, 1984 se déroule en Grande-Bretagne, trente après une guerre nucléaire entre l’Est et l’Ouest qui a conduit le pays à adopter un régime totalitaire aux accents nazis et stalinistes. La liberté d’expression a disparu et toutes les pensées de la population sont surveillées et analysées avec des conséquences souvent dramatiques pour qui s’écarte du chemin imposé par la caste dirigeante. Réalisation magistrale dont le « Big Brother is watching you » est entré dans la culture populaire, 1984 est régulièrement utilisé pour souligner la restriction – réelle ou fantasmée – des libertés individuelles dans nos sociétés contemporaines.

Ce mercredi deux mars à 20 heures aura lieu une soirée thématique autour de ce texte archi-connu et souvent revisité. Cet évènement chapeauté par Luc Jaminet s’articulera autour de la création du spectacle « 1984 » de George Orwell, joué au Proscenium en 2019, qui sera projetée avant une séance de questions et réponses avec l’équipe du projet.

Informations complémentaires : www.courte-echelle.be

Thiebaut Colot

Catégories
conférence Evénements Littérature

Simenon à l’honneur

Une conférence en ligne et gratuite sur le plus célèbre des romanciers liégeois se tiendra ce 8 février.

Georges Simenon est certainement le romancier liégeois le plus connu sur le globe. Plus de trente ans après sa disparition, il demeure l’un des auteurs en langue française les plus traduits dans le monde entier – derrière les illustres Jules Verne et Alexandre Dumas – et les tirages cumulés de ses livres dépassent les 550 millions d’exemplaires ! Né à Liège en 1903, ce maître du roman policier, qui est régulièrement adapté au cinéma et à la télévision, continue de fasciner et de séduire, Le Monde rééditant par exemple une large partie de la collection Maigret.

Dans le cadre du Forum des Savoirs, créé par l’asbl Les Amis de l’Université de Liège en 2019 afin de regrouper dans un même espace universitaire différents types d’exposés ouverts à tous, une conférence en ligne gratuite de Laurent Demoulin (ULiège) sur le plus célèbre des écrivains liégeois se tiendra le 8 février prochain de 17h à 18h30.

Le lien pour rejoindre la conférence sur la plateforme Teams est disponible ici.

Thiebaut Colot