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Boogle

Vous cherchez une activité qui saura surprendre vos amis, votre famille, votre personnel, vos clients et vos prospects ? S’il n’est pas possible pour tout le monde de construire mais aussi d’entretenir un véritable terrain de pétanque traditionnel chez soi, Boogle propose d’amener la pétanque chez vous ou au sein de votre entreprise. Focus sur cette smart pétanque qui s’exporte désormais en France, à Dubaï ou encore au Maroc.

L’équipe de spécialistes derrière ce projet a travaillé pendant deux ans pour proposer une alternative au terrain de pétanque traditionnel et vous permettre de jouer quand vous le souhaitez et où vous le désirez. Les terrains ont été conçus afin de vous procurer les mêmes sensations qu’avec les boules de pétanque métalliques. Des boules souples au tapis synthétique haute performance, tout a été testé par les meilleurs boulistes mondiaux. Les terrains modulaires sont entièrement fabriqués dans les ateliers Boogle et sont garantis deux ans. Leur montage et démontage se font en dix minutes. Tous les matériaux sont sélectionnés pour durer.

Derrière le concept Boogle, il y a Patrick Neuville, psychologue et directeur d’un cabinet de recrutement. Il a voulu faire de la pétanque un outil de lien social pour ses clients, tout simplement parce qu’il avait réussi, lors de vacances, à s’intégrer à la population locale d’un village provençal en partageant quelques parties de pétanque. Ce n’est néanmoins pas à Marseille que Boogle a ses quartiers généraux mais bien à Herve, à deux pas de Liège. C’est en effet au sein d’une ancienne demeure en briques que Patrick Neuville a posé ses valises après avoir aménagé les lieux pour accueillir tous les modèles des terrains Boogle ainsi que tous les accessoires. Véritable « bar à boules », salle de pétanque unique dans un lieu cosy qui allie décoration chaleureuse et ambiance casual autour du thème de la pétanque, tout à la fois show-room, centre de loisirs et lieu événementiel, la Boogle House vous accueille en semaine et le week-end en famille, entre amis ou entre collègues.

Si l’endroit est propice aux afterwork – chaque premier jeudi du mois – et aux garden party – chaque troisième dimanche du mois – la partie restauration de l’établissement vient d’être confiée à Charlotte Depierreux qu’on ne présente plus puisqu’elle est la femme de poigne – et de goût – qui se cache derrière « Côté cour, côté jardin », adresse bien connue des Liégeoises et des Liégeois.

Avec ses cinq terrains intérieurs accessibles toute l’année, ses deux terrains extérieurs judicieusement placés sur la magnifique terrasse de l’établissement, la Boogle House est facile d’accès, à proximité des grands axes autoroutiers et, ce qui ne gâche rien, dispose d’un parking gratuit qui vous fera oublier les affres du stationnement en ville.

Alors, tu tires ou tu pointes ?

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :
https://www.boogle.eu/

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« Un rôle de transmission »

À Liège, le Théâtre de marionnettes est une véritable institution qui ravit les enfants avec des spectacles aussi drôles qu’éducatifs. Rencontre avec Anthony Ficarrotta, celui qui œuvre derrière la scène.

C’est par une de ces journées où il ne pleut qu’une seule fois que je me rends au Musée de la Vie Wallonne pour y rencontrer Anthony Ficarrotta. Dans ce magnifique bâtiment, ce jeune homme de trente-trois ans – « les gens sont toujours surpris par mon âge, ils imaginent quelqu’un de plus vieux », sourit-il – m’invite à pénétrer dans son antre et à découvrir l’envers du décor.

Les marionnettes, ce Liégeois baigne dedans depuis tout petit. Son papa y a fait carrière et lui-même y a bossé comme étudiant. Après des études en Communication et quelques années comme correspondant pour Sudpresse, il est devenu responsable du Théâtre de marionnettes en 2016-2017. « Je n’ai pas vraiment l’impression de travailler. J’arrive à chaque fois heureux. C’est un métier qui sort de l’ordinaire », me confie-t-il. C’est que sa fonction est très diversifiée. Chaque année, Anthony joue entre deux cents et deux-cent-cinquante spectacles lors de représentations privées et publiques, écrit les nouveaux textes et sculpte les marionnettes dont il a besoin.

« La sculpture, c’est un long cheminement, il faut s’accrocher. Au début, logiquement, j’étais très mauvais. J’ai beaucoup observé pour comprendre comment aborder la matière et j’ai progressé au fil du temps », constate-t-il. « Quand j’étais à l’étranger, j’emmenais constamment ma compagne dans les musées et les églises pour observer les statues. Et durant une période, je scrutais les arcades sourcilières des passants car je bloquais là-dessus (rires). » En observant les récentes productions de ce joyeux drille, je reste bouche bée devant la finesse du travail accompli.

Avec une très belle collection dont les inévitables Tchantchès et Nanesse – « ce sont souvent eux les vedettes des spectacles et grâce à eux que le message va se transmettre », me spécifie Anthony – ainsi que de constantes nouvelles figurines, le Théâtre de marionnettes est presque un musée à lui tout seul, certaines pièces étant d’ailleurs exposées. Quant aux spectacles, ceux-ci aussi sont nombreux. « Je tourne avec une quarantaine d’histoires par année. Il y a évidemment les incontournables, notamment en fonction du calendrier, et des intemporelles. Et puis il y a de nouvelles créations car le public – qui vient parfois de loin – se renouvelle constamment. »

Anthony puise son inspiration partout autour de lui, remanie à sa sauce certains grands classiques ou aborde des thèmes plus contemporains comme la malbouffe, par exemple. « Il faut s’adapter à l’époque et à l’évolution de la société », assure ce passionné dont les yeux pétillent lorsqu’il parle de son métier. « Cela doit rester un spectacle familial, accessible aux cinq-douze ans, avec une histoire simple et drôle mais aussi avec un double niveau de lecture afin que les parents qui accompagnent leurs enfants s’amusent aussi. »

Parodique, avec des dialogues humoristiques et un côté didactique, les représentations ont le don de conquérir le cœur des enfants. Loin de se reposer sur ses lauriers, Anthony se remet en question après chaque représentation, analyse quelles blagues ont fonctionné, comment le message a été perçu et de quelle manière l’histoire a suscité l’intérêt. « C’est un processus évolutif, ce n’est pas du tout figé », m’explique-t-il. « L’interaction avec les enfants permet à chaque spectacle d’être différent. Mes jeunes spectateurs ne sont pas passifs, que du contraire, et la morale de chaque pièce plaît également aux parents. »

Pas le dernier pour susciter les rires, ce Liégeois est conscient de la mission qui lui est dévolue. « Le Théâtre de marionnettes a aussi un rôle de transmission et c’est une forme artistique qui doit sans cesse évoluer sous peine de mourir », reconnait celui dont le jeune âge est une force pour capter les tendances du moment et qui doit parfois puiser dans ses ressources physiques – notamment au niveau de sa voix – pour permettre aux enfants de passer un moment inoubliable. « Quand une blague fonctionne, je me sens bien et les échanges que je peux avoir après les représentations avec les parents et les enfants sont très souvent enrichissants. »

Depuis qu’il œuvre dans la Cour des Mineurs, cet employé de la Province de Liège a déjà vécu quelques moments homériques. Lors d’un spectacle décalé intitulé « Li naissance » – sur la nativité, donc -, Anthony a l’idée de montrer des rois mages paumés et devant se fier à la prophétie de Sheila pour être guidés par une étoile. « Le public a entonné la chanson. Ce fut un beau moment de communion car je ne m’y attendais pas. C’est gratifiant de voir les gens heureux et de pouvoir tisser une relation avec eux », sourit-il. « L’énergie de la salle me galvanise alors et c’est là aussi toute la beauté du spectacle vivant. »

À Liège, ce jeune papa a trouvé un terreau fertile à sa créativité. « La culture, c’est très important. Cela permet d’éduquer les gens, de les ouvrir au monde peu importe leur origine ou leur milieu social et de leur permettre de vivre en société », analyse-t-il. « Dans la Cité ardente, nous avons beaucoup de chance de pouvoir compter sur énormément de projets menés par la Province, la Ville ou des organismes privés. C’est assez accessible et nous sommes sans doute une des régions les mieux loties. »

Passionné par son métier, aussi affable que polyvalent et sacrément doué, Anthony est parti pour donner encore beaucoup de bonheur aux petits et aux grands. Et c’est tant mieux !

Thiebaut Colot

Plus d’informations sur www.provincedeliege.be

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Divers Horeca Insolite Nature

La Fromenade : ode aux plaisirs simples de l’existence

C’est un concept unique et qui cartonne : la Fromenade.

Joli mot-valise, la Fromenade – contraction de fromage et promenade, vous l’aurez compris – est aussi un concept assez génial imaginé par Séverine et Christophe. « Il y a quelques années alors que nous étions en Suisse, nous avions emmené en balade des fromages et un caquelon », m’explique ce dernier. « C’était une chouette expérience et nous avons constaté que par chez nous, dès qu’on grimpe un peu, il est possible d’admirer de superbes panoramas. »

Ni une, ni deux, ces deux amoureux de leur région commencent à tester leur concept, le proposant ensuite à leur famille et leurs amis. Voyant que leur initiative plaisait, ce sympathique couple décide de le proposer aux amateurs de balades et de fromages. Concrètement, Séverine et Christophe offrent de découvrir autrement les beautés d’une région nichée entre Spa, Francorchamps, Malmedy et les Ardennes en réservant un sac à dos qui contient tout le nécessaire pour savourer une délicieuse fondue tout en admirant, lors de randonnées savamment élaborées, des points de vue magnifiques ou petits coins enchanteurs. Une véritable balade gastronomique, ode aux plaisirs simples de l’existence.

« Au départ, nous n’organisions les Fromenades que durant la belle saison. Mais vu l’afflux de demandes d’un public très varié, celles-ci sont désormais possibles toute l’année », me précise Christophe. « Nos clients sont ravis de nos produits frais et locaux ainsi que de la qualité du matériel fourni. »

Quant aux parcours pédestres, ceux-ci ont tous été testés par ce couple dynamique et plein d’entrain. « Nous proposons une dizaine de balades différentes dont les distances varient », ajoute mon interlocuteur. « Nous essayons de nous renouveler chaque année et d’ajouter d’autres itinéraires. L’année prochaine, nous devrions proposer une marche de vingt-deux kilomètres. »

Le succès est au rendez-vous pour les deux Stoumontois, toutes les dates ouvertes affichant complet. « Pas mal de gens viennent de la Province de Liège mais nous en avons aussi qui se déplacent depuis Mons ou Tournai et également pas mal d’étrangers tant la région est riche en gîtes », m’assure Christophe. « Notre plus lointaine Fromeneuse venait de Rome. Elle avait découvert le concept sur Facebook et avait embarqué des amies de Bruxelles pour venir satisfaire sa curiosité. » Comme quoi, il n’y a parfois pas besoin de partir bien loin pour s’émerveiller.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Alena Lex et Marie Noelle Bastin

Informations complémentaires : www.lafromenade.be

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Insolite Spectacles

Laurent Baffie : la vanne en bandoulière

Alors que Laurent Baffie a occupé sur la scène du Forum ce douze mars, petit florilège de ses meilleures interventions.

« Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi drôle que moi de toute ma vie ». A vérifier ce douze mars au Forum de Liège.

« Pourquoi c’est toujours les voisins les plus cons qui viennent s’installer le plus près de chez nous ? » Vous avez une heure pour répondre à la question.

« Si les hommes saignaient tous les mois, ils seraient moins cons. Ils ne feraient plus la guerre je crois, ou seulement dans les zones Tampon. » Laurent Baffie, un faux macho ?

« Le sperme c’est comme la mort, ça renouvelle l’humanité mais c’est dur à avaler. » No comment.

« Gendre : petit con qui met les pieds sous la table et les doigts dans ta fille ». Les parents apprécieront.

Et pour découvrir d’autres définitions du seul véritable sniper du PAF, délectez-vous du Dictionnaire de Laurent Baffie.

Thiebaut Colot

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Divers Evénements Insolite

Semaine idéale pour découvrir le ciel

Avec un ciel particulièrement dégagé ces prochains jours, les astronomes amateurs vont se régaler.

« Avec infiniment de brumes à venir, Avec le vent de l’est, Écoutez-le tenir, Le plat pays, Qui est le mien », chantait Jacques Brel dans son emblématique titre Le Plat Pays« Avec un ciel si bas, Qu’un canal s’est perdu. Avec un ciel si bas, Qu’il fait l’humilité. Avec un ciel si gris, Qu’un canal s’est pendu. Avec un ciel si gris, Qu’il faut lui pardonner. » Des paroles qui ne manquent pas de souligner les conditions météorologiques qu’ont appris à apprivoiser les Belges, de la Côte au fin fond des Ardennes.

Cependant – hé oui, tout arrive ! -, ce jeudi trois mars a débuté une semaine de ciel dégagé en Belgique, ce qui n’était plus arrivé depuis septembre 2021 – oui, vous avez bien lu. Une aubaine pour tous les astronomes amateurs qui vont pouvoir se régaler.

Saisissant la balle au bond, la Société Astronomique de Liège en profite pour organiser diverses manifestations. Ainsi, samedi cinq mars à seize heures, il sera possible aux amateurs d’étoiles d’apprendre la collimation de leur télescope avec Didier Vothy au local d’accueil de l’observatoire de Cointe. A vingt heures, aussi bien samedi que dimanche, lundi et mardi, une séance d’observation pour le public aura lieu à l’observatoire de La Fosse. Enfin, mercredi, une séance d’observation et de photographie au smartphone à Liège-ville, le long des berges de la Meuse -boulevard Frère Orban- près de la statue du roi Albert 1er sur son cheval, sera organisée. Ces divers évènements sont ouverts à toutes et tous. « Notre but est de vous faire découvrir le ciel avant tout autre chose ! » assure La Société Astronomique de Liège sur les réseaux sociaux.

Thiebaut Colot

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Architecture Divers Insolite

A la découverte de la Cité Miroir

Depuis sa réhabilitation, la Cité Miroir est l’un des fleurons du patrimoine culturel liégeois. Mais depuis quand ce splendide bâtiment n’est-il plus une piscine publique et quelle est son histoire ?

À côté du Sauvenière et du Reflektor et face à la place Xavier Neujean, la Cité Miroir est en bonne compagnie. Ses expos permanentes et temporaires rencontrent toujours un vif succès et ce bâtiment d’exception demeure l’un des fleurons de la ville. Quel spectacle, au dernier étage, de déambuler dans l’ancienne piscine, le soleil se réverbérant sur les mosaïques. Mais d’ailleurs, depuis quand la Cité Miroir n’est plus une piscine ? C’est l’une des questions – parmi tant d’autres – dont vous pourrez apprendre la réponse ces mercredi 2 et samedi 5 mars à 14 heures lors d’une visite permettant de découvrir l’histoire de ce lieu emblématique et d’en découvrir toutes les facettes.

Thiebaut Colot

Informations complémentaires sur www.citemiroir.be

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conférence Divers Insolite

« Luke, je suis ton père »

Personnage culte du cinéma, Dark Vador est sans doute plus complexe qu’on ne l’imagine. Une conférence organisée à la Cité Miroir permettra de mieux comprendre ce méchant parmi les méchants.

Dark Vador : même ceux qui n’ont jamais regardé un Star Wars connaissent ce méchant parmi les méchants et son célèbre « Luke, je suis ton père ». Personnage emblématique du cinéma ayant intégré la culture populaire et l’imaginaire collectif, celui qui œuvre du côté obscur de la force est aussi un objet d’étude. « L’intérêt de la figure réside peut-être davantage dans ses ambivalences. Pour le comprendre, il faut croiser les regards sociologiques et esthétiques, politiques et poétiques, qui permettront de suivre tant le processus de radicalisation spirituelle du personnage que sa métamorphose physique », peut-on lire sur le site de la Cité Miroir qui organise une conférence sur cet archétype du grand méchant développé par John Lucas.

Dans leur ouvrage Dark Vador : à feu et à sang, Björn-Olav Dozo et Dick Tomasovic de l’Université de Liège abordent ce personnage culte de manière aussi pertinente qu’originale. La conférence aura lieu sous forme de table ronde avec les deux auteurs et débutera à dix-huit heures. Elle sera suivie d’une séance de dédicaces et d’un drink.

Thiebaut Colot

Informations complémentaires sur www.citemiroir.be

Crédit photo: 20th Century Fox

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Divers Evénements Insolite

La Chandeleur : le jour des crêpes

Quelle est l’origine de la Chandeleur et pourquoi la tradition veut-elle que cela soit le jour des crêpes ?

La Chandeleur – rien à voir avec son presque homonyme dans la mythique série Friends – est une ancienne fête païenne et latine, aussi appelée Fête des Chandelles, devenue ensuite une célébration chrétienne. Au départ, il s’agissait d’une fête annuelle – aussi reliée au dieu Pan – en l’honneur des morts et les Romains parcouraient les rues de la Cité latine avec des torches. En 472, le Pape Gélase 1er décidait d’en faire une fête religieuse correspondant à la présentation de Jésus au Temple et sa reconnaissance par Syméon comme « Lumière qui se révèle aux nations ». Celle-ci a toujours lieu quarante jours après Noël, le deux février.

De nombreux dictons sont accolés à cette célébration. Parmi ceux-ci, l’un des plus connus : « A la Chandeleur, l’hiver se perd ou prend vigueur ». Mais aussi « Quand le hérisson voit son ombre à la Chandeleur, il retourne dans son trou pour six semaines. »

Pourquoi dès lors faire des crêpes le deux février ? Là aussi, l’origine de cette coutume trouve sa source dans un proverbe : « Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur ». Une croyance ancestrale qui veut que si on ne cuisine pas des crêpes à la Chandeleur, le blé sera gâté pour le reste de l’année.

Une tradition bien ancrée dans la culture populaire et qui permet surtout de se régaler de crêpes suzette, mikado, au sucre ou à la confiture mais aussi de galettes salées dans le plus pur style breton. Bon appétit !

Thiebaut Colot

Crédit photo : DR