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Expédition Emotionnelle

Le temps du soleil et des voyages pointe le bout de son nez. Pendant que nous attendons avec impatience l’arrivée des vacances, « La Galerie by Culture Liège » a décidée de faire venir un peu d’exotisme à vous. Pour l’événement, ce sont 14 artistes de divers univers, et même de diverses nationalités qui sont au rendez-vous du 2 au 29 juin. Pour l’occasion, l’art traversera les frontières, avec des artistes venant directement de France. Ils feront escale dans notre belle cité ardente pour vous montrer leurs créations. Vous pourrez découvrir des oeuvres aux styles artistiques très variées, dont le point commun est la sensibilité qui en émane.


Les artistes de l’exposition

Commençons notre expédition par Nadine Ackermans. Sculptrice autodidacte, elle est guidée par son âme. Ses œuvres sont composées de pâte à bois sur armatures métalliques, elles sont uniques, pures, intemporelles et totalement émotionnelles. Elle a déjà participé à plusieurs expositions à travers le monde. Ses sculptures lui ont même valu le prix du public, au « Festival d’art contemporain 2013 » au Château de Lavaux-Ste-Anne.

Cette sensibilité se retrouve également chez la prochaine artiste, BKenzart. Captivée par les couleurs, elle prend un malin plaisir à assortir, assembler et confronter les teintes les plus contradictoires et les plus complémentaires. Sa sensibilité hors norme est parfaitement retranscrite dans chacune de ses peintures. Cette faculté l’a également poussée à se tourner vers de nombreuses œuvres caritatives.

Toujours dans le biais de l’émotion et de la sensibilité, on retrouve Harrison Bougenière alias H.B Création. Autodidacte dans l’âme, il a commencé la peinture lors du confinement. Cet art est un moyen alternatif d’exprimer ses émotions. Pour lui, l’art doit être en effervescence et constamment remettre en cause les règles établies.

Le prochain artiste a également rejoint le monde de l’art et des expositions il y a peu. Pierre Gonda alias « Les collages de Pierre » en est à sa troisième exposition, cela ne l’empêche pourtant pas d’avoir plusieurs cordes à son arc. Chaque œuvre est une partie de lui. Il aime jongler avec les couleurs. Ses collages sont accompagnés d’acrylique et parfois de cuir.

Continuons avec Marie-Claire Grotenclaes. Passionnée par l’art depuis toujours, c’est à partir de sa retraite qu’elle y consacre vraiment du temps. Elle affectionne différents styles de peinture bucolique et le romantique. La plupart de ses œuvres sont composées d’acrylique, d’acrylique fluide et d’huile.

L’artiste suivante est Catherine Ickx alias Catickx. Institutrice de formation, elle a troqué la plume pour le pinceau. Elle est guidée par son inspiration et peint ce qu’elle ressent. Ses toiles sont éclaboussées de couleurs et libres d’interprétation. Elles insufflent un air printanier partout où elles se trouvent.

Contrairement à l’artiste précédente, c’est le chant que Dorina Popescu a troqué pour l’art plastique. À ses débuts, elle utilisait de la terre glaise, de la mosaïque et des tissus. Ses œuvres sont composées de déchets de la vie moderne et de produits ramassés dans la nature. De cet assemblage naît l’acte créatif.

La prochaine artiste est Couleur d’esprit. Elle est née avec un crayon dans la main comme aiment le raconter ses parents. L’art est pour elle un merveilleux moyen d’expression. Pour cette nouvelle exposition, les céphalopodes sont le fil conducteur, elle nous emmène dans un univers de création de huit directions, huit gestes, huit explorations, huit regards. Les huit symbolisant l’infini, l’éternité, le mouvement continu.

Jema Rodriguez Diaz est une autodidacte qui a d’abord imaginé ses premiers dessins au pastel, à l’aquarelle et à l’encre de Chine. Par la suite, elle a innové avec des peintures acryliques sur toile et sur bois. C’est une véritable explosion de couleurs. Ses dernières créations sont sculptées sur du béton Ytong (béton cellulaire).

L’art est une passion qui ne disparaît jamais, Anne Biermans Salée alias Sabi en a bien conscience. Après avoir cessé de peindre pendant 20 ans, elle a ressenti le besoin de recommencer il y a 5 ans. C’est à ce moment-là qu’elle a découvert le travail de la terre. Le plaisir de sentir la terre se transformer sous ses mains lui procure de la joie et du bonheur telle une thérapie. Elle a également suivi un stage de sculpture avec modèle vivant, ce qui lui a ouvert de nombreuses possibilités.

Poursuivons cette exposition avec Christelle Verschuere alias Matière Brute, créatrice en art textile. Depuis quelques années, elle a décidé de passer le cap et de créer ses propres sacs et accessoires. L’amour pour l’art du textile lui vient de sa grand-mère, couturière. Débordante d’imagination, elle redonne une seconde-vie à des matériaux.

Gérald Alldis est peintre autodidacte. Sa philosophie de vie, c’est : « Mettez de la couleur dans votre vie ». Il représente majoritairement des animaux très colorés sur fond noir. Son médium de prédilection est l’acrylique, mais il affectionne d’autres techniques et supports, tels que le stylo, le pastel et d’autres thèmes comme les nues et le Street Art.

La prochaine artiste Sandrine Brugeras est passionnée par l’art depuis sa plus tendre enfance, elle a décidé en 2009 de créer son atelier et de devenir peintre professionnelle. Sa distinction vient du fait qu’elle travaille les encres à alcool, un procédé peu connu et travaillé en Europe. Les œuvres qu’elle crée sont abstraites et colorées, elles sont extraites du monde onirique.

Pour conclure cette exposition, nous retrouvons Magali Imaho, artiste peintre. L’art a toujours été le moteur de ses actions. Coloriste avant tout, ses traits et sa personnalité artistique sont bien affirmés. Elle permet à ses spectateurs d’immédiatement ressentir une immense énergie.

Venez découvrir tous ces artistes qui transmettent, leur sensibilité grâce à l’art.

Sophie Hauseux

Contacts

Lien pour vous inscrire au vernissage du samedi 04 juin de 10h à 18h – Drink disponible lors de l’événement à partir de 13h. Entrée gratuite et libre – Aucune restriction sanitaire

https://vernissage-expo-expedition-emotionnelle.eventbrite.fr

Où ?
La Galerie by Culture Liège – Galerie d’art Liège
Au 1er étage de la Galerie Opéra
Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ?
Du jeudi 02 au mercredi 29 juin 2022 Vernissage le samedi 04 juin 2022 de 10h à 18h
Drink disponible durant l’événement à partir de 13h

Horaires d’ouverture
Du lundi au vendredi de 13h à 18h Le jeudi de 13h à 16h
Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artiste de l’exposition)

Contacter la galerie :

• Tél. : 0465/72.92.92
• E-mail : contact@cultureliege.be

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« 16e Festival des arts à Cointe »

Une exposition témoin collective et son vernissage, une rencontre littéraire gratuite, un concert de jazz, une balade architecturale avec Brigitte Halmès, un atelier de collage avec Maja Polackova et une balade littéraire avec Guy Delhasse : tel est le programme du 16ième Festival des Arts à Cointe qui aura lieu du vendredi 03 au lundi 06 juin prochains !

© Festival des arts à Cointe

C’est sous la pétillante direction de Béatrice Libert que le parcours d’artistes bien connu des Liégeoises et des Liégeois revient une nouvelle fois nous enchanter et embellir, si cela est encore possible, le beau quartier de Cointe. Pour cette édition, la seizième donc, 25 lieux artistiques, plus de 40 intervenants, des milliers de visiteurs et beaucoup d’émotions à partager avec petits et grands sont d’ores et déjà au programme.

Vendredi en soirée et dans la Crypte de la Basilique, c’est Bernard Tirtiaux qui dialoguera avec Béatrice Libert et Yves Namur, nous promettant déjà une excellente rencontre littéraire. Né à Fleurus en avril 1951, Bernard Tirtiaux est le troisième d’une famille de cinq enfants. Petit, il aime travailler de ses mains.

Vendredi 3 juin à 20h30
Crypte de la Basilique, Rue St-Maur 93
Rencontre littéraire avec Bernard
TIRTIAUX qui dialoguera avec Béatrice
Libert et Yves Namur

Vers l’âge de quinze ans, alors qu’il poursuit ses études secondaires à Maredsous, il se prend de passion pour le vitrail. À tel point qu’il en fera son métier après un passage de quatre ans par Leuven où il étudie le droit, mais aussi le dessin, la gravure, la peinture et le théâtre. Il poursuit sa formation de verrier à la Cambre, puis en France pour s’établir ensuite à Martinrou, à proximité de Fleurus, en Belgique. Rompu aux techniques anciennes, il a réalisé à ce jour plus de 500 verrières originales.

Parallèlement, il sculpte des pièces monumentales au départ de théâtre dont quatre ont été montées et deux publiées. En 1993 est publié son premier roman, Le passeur de lumière, autour de l’artisan verrier du Moyen âge à qui on doit les couleurs des vitraux. Suivront Les sept couleurs du vent, Le puisatier des abîmes, Aubertin d’Avalon et Pitié pour le mal. Mordu de théâtre et de chanson, il a travaillé comme comédien, metteur en scène et scénographe au sein de nombreux théâtres de la Communauté française de Belgique. Il a bâti de ses mains son propre espace théâtral (deux salles de 100 et 260 places) dans la ferme de Martinrou où il demeure. Il y propose ses créations et y accueille des spectacles.

Samedi e n s o i r é e , l a littérature cédera sa place au jazz à la Crypte de la Basilique où le Jean-Luc Pappi trio se produira à partir de 20h30. Pianiste de jazz et compositeur, Jean-Luc Pappi, est né le 22 août 1964 à Bruxelles (Berchem-Saint-Agathe).

De formation classique au départ, Premier Prix de piano et de musique de chambre au Conservatoire Royal de Bruxelles, il s’oriente rapidement vers le jazz et la composition.


Samedi 4 juin à 20h30
Crypte de la Basilique, rue St-Maur 93 : Concert de Jazz
Jean-Luc PAZPPI Trio

C’est enfin le lundi à 11h qu’aura lieu la balade culturelle et littéraire guidée de main de maître par Guy Delhasse qu’on ne présente plus. Vagabond de l’écriture depuis 1975. Chroniqueur au quotidien Le Jour, chroniqueur de chansons à Une Autre Chanson, La Revue Générale. Dès 2000, Guy Dekhasse trouve son bonheur dans le polar, mais il aime aussi écrire son métier : « Quatre saisons d’un éducateur spécialisé » en 2 tomes. Fouilleur de littérature, il est surnommé le keeper de la littérature liégeoise, propose conférence, exposition et promenade littéraire sur ce thème.

A vos agendas !

Benoît
Beenkens

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« UN ART DE PRINTEMPS » à la Galerie By CULTURE LIEGE

Dans le film « Paris je t’aime », une phrase nous a particulièrement interpellé pour cette nouvelle exposition « Parfois, la vie exige un changement. Une transition. Comme les saisons. » Le 20 mars nous avons dit au revoir à l’hiver pour accueillir le printemps. Alors, quoi de mieux que d’accueillir des artistes, qui eux aussi, ont décidé de prendre un autre tournant. Parfois, une illumination, un confinement, des origines, un combat…
Laissez-vous emporter par nos artistes à La Galerie by Culture Liège du 03 au 30 mai 2022.
Une occasion de faire des rencontres inoubliables, touchantes et envoûtantes.

© Harrison Bougenière

Présentation des artistes

Laissez nous vous présenter notre premier artiste de l’exposition. William Wila, un Liégeois qui n’a pas fini de vous surprendre avec ses créatures, ses sculptures organiques et lumineuses. Laissez-le envouter vos nuits sombres.

Cet artiste travaille sur un design organique, qui a pour philosophie de rapprocher l’homme de la nature et de créer des relations harmonieuses entre l’humain, la nature et l’objet.

© William Wila

Faisons place à un artiste, commençant à peindre il y a seulement 2 ans, Harrison Bougenière. D u r a n t le confinement, cet artiste c’est trouvé une passion pour la peinture abstraite, son moyen d’expression alternatif, une approche différente pour exprimer ses émotions. Retrouvez ses tableaux abstraits, mais découvrez aussi ce qu’il se cache derrière, l’émotion.

Pour lui, l’art doit être en mouvement et en effervescence.

© Harrison Bougenière

Lors d’une visite de l’exposition du Photoclub Image, Hugues Raven, ressent un déclic pour une passion : la photographie. Étant aussi membre du club pendant une dizaine d’année, sa passion grandit au coeur des expositions, réseaux sociaux, revues. Jusqu’à ce qu’il se lance dans la photographie, son style c’est le flou, le flou bougé.

Ses sujets sont nombreux, le sport, la ville ainsi que les voyages.

© Raven Hugues

De son coté, Michel Van Otten, s’est découvert cette passion après son passage dans une école d’art. Autodidacte, il est influencé par la BD, l’illustration et les choses qui l’entourent. Son but est de donner vie au visage, et pour ça il a le meilleur atout, la couleur. Laissant son imagination déborder, il obtient un résultat captivant. Créer est devenu son échappatoire.

Une vraie démarche thérapeutique, une astuce pour s’évader de sa propre réalité.

© Michel Van Otten

Parlons d’Il était une fois Sélène, d’origine Hongroise elle commence la photo par pur hasard il y a six ans de manière autodidacte. Cet art représente pour elle un exutoire, qui permet aussi de raconter des histoires. Ses photographies sont sombres avec des ambiances étranges.

Le noir et blanc est aussi très présent ainsi que les vieux bâtiments abandonnés.

© Il était une fois
Sélène

Nous avons Lyvia G. Mercs tentée par la broderie (Kalocsa, Matyà) lors d’un voyage en Hongrie, son pays d’origine et dont ce style est très répandu. Elle passera par des débuts de créations difficiles, mais déterminée, elle arrivera à des réalisations plus prometteuses inspirées de Chagall, Picasso…

En 1983, elle remporte le prix de l’Office Du Tourisme à Huy.

© Lyvia G. MERCS

Passons ensuite à Joëlle Reichling, pour elle « voyage » est un mot intéressant pour cette artiste, qui laisse cheminer ses pinceaux au gré de ses inspirations. Depuis janvier 2020, les pinceaux voyageurs lui font oublier la difficulté de le réaliser en vrai à cause de la crise sanitaire, elle se rattrape par la découverte d’un festival de couleur, illuminant la blancheur d’une toile… Utilisant parfois des matières supplémentaires comme le mortier, l’acrylique fluide…

© Joëlle Reichling

Voici une autre histoire, Djamila Gassoian, née en Arménie, elle déménage ensuite en Belgique. Elle commencera par exprimer sa culture et son histoire sous sa langue maternelle. En 1997 elle découvre la peinture dans un collectif visant à protéger les femmes. En 2003, elle s’inscrit à Saint Luc, là où elle apprendra la peinture, le dessin et l’histoire de l’art. Aujourd’hui son travail existe avec des couleurs, parfois l’âme de ses œuvres pleure mais le corps est serein et vice-versa.

© Djamila Gassoian

Après 23 ans dans le milieu du travail, Muriel Pas alias Livity by Muriel se retrouve en pleine réflexion, elle retombe sur des oeuvres réalisées pendant ses études de graphisme. Faisant une formation pendant 1 an, elle commence ensuite à créer des cadres 3D, atypiques avec divers objets, pic-collages… Toujours à la recherche de nouvelles choses, elle a commencé également la poterie, ce qui lui fait ressentir la vie.

© Muriel Pas

Au tour de J o h a n n a M a ï m a Kazadi alias P V R P L E . Selon ce qu’elle nous dit : « Je suis passionnée par l e surréalisme pop art. Il représente la liberté d’expression et la liberté d’être sois, différent et/ou intrigant à tous les niveaux. », ces créations partagent sa vision du monde ainsi que ses émotions. Inspirée par Janet Sobel, Pollock, Dripping… Son art s’inspire de beaucoup de mouvements et différentes techniques…

C’est une personne qui projette ses émotions sur la peinture, ce qui est très thérapeutique à ses yeux.

© Johanna Maïma Kazadi

Voici une artiste qui utilise plusieurs matériaux comme la mosaïque de verre, le vitrail sur plomb, la peinture sur verre à la grisaille, le vitrail Tiffany… M a r i e – Laur e nce Leguet-Sikaly alias MALAU revisite les arts séculaires, elle crée des objets originaux, elle réalise de nombreux tableaux et sculptures en vitrail.

Elle crée aussi des bijoux en verre. Ses oeuvres sont liées à son expérience, ses lectures, ses réflexions…

© Marie Laurence – Leguet-
Sikaly

Le dernier et non des moindres artistes de cette exposition, JC NICOLAI alias Nicolay- Ialokinne, directeur exécutif de la fondation privée Nicolai Art Humanisme. Son objectif est de manière philanthropique d’aider les enfants les plus démunis. Ses tableaux sont pour la plupart des créations imaginaires qui tiennent compte d’une représentation de la beauté de la nature. Son style est souvent décrit comme une “tempête de couleurs”. Il exprime une vision extrêmement puissante, frontale, violente du monde et des “civilisations humaines”.

© JC Nicolai.

Oublions l’hiver et venez découvrir ces artistes annonciateurs de changement !

Massin Lore

Où ? Au 1er étage de la Galerie Opéra

Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ? Du mercredi 03 au mercredi 30 mai 2022

Horaires d’ouverture Du lundi au vendredi de 13h à 18h.

Le jeudi de 13h à 16h

Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artistes de l’exposition)

0465/72.92.92 | www.cultureliege.be | Facebook: @galeriedartliege | Instagram: galerie_dart_liege

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Exposition: Eblouissements

L’Inventaire est une galerie d’art contemporain fondée en 2017 par Angel Beatove et située dans le quartier Nord de Liège, à deux pas de la Place des Déportés et de l’Esplanade Saint-Léonard.

A raison de trois expositions par an, l’Inventaire propose de découvrir les travaux les plus récents d’Angel Beatove et présente d’autres artistes dont la démarche donne à réfléchir sur l’humain.

C’est ainsi que, depuis le 22 avril dernier, l’Inventaire présente, jusqu’au vendredi 17 juin prochain, l’exposition «Eblouissements» à laquelle participent Caroline Pholien et Angel Beatove.

Angel Beatove est un artiste plasticien contemporain. Originaire de Saragosse en Espagne, il construit son oeuvre sous forme de séries thématiques procédant d’un questionnement sur l’humain et sa relation au monde. Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, il expose aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. S’il privilégie la peinture en tant que mode d’expression plastique, il n’hésite pas à recourir à d’autres procédés techniques tels que la photographie ou le collage, qu’il combine à son médium favori, l’acrylique.

Marcel Schroeder a ainsi dit de lui : « Réservoir d’images et d’émotions, Angel Beatove y puise force et sensibilité. Il y découvre aussi le sens de son oeuvre en marche. Si on évoque les facettes, la diversité de son art, je songe à la ramure vue du haut. Elle est réunie au tronc, si l’on se penche un peu pour voir… ». Et Pierre-Olivier Rolin d’ajouter : « L’oeuvre d’Angel Beatove semble se construire comme une lente archéologie du temps. Son exploration remonte aussi bien à des formes d’expression qui évoquent des civilisations très anciennes qu’à des personnes dont il ne reste que des photographies jaunies. Comme si la peinture et la sculpture devenaient le moyen privilégié pour reconstruire une mémoire collective, constituée de formes archétypales et de couleurs terreuses.”

Caroline Pholien, quant à elle, vit et travaille à Liège depuis 2002. Artiste céramiste contemporaine, elle a fait ses études à La Cambre, à l’Institut Van der Kelen Logelain ainsi qu’à l’Ecole d’Avignon. Elle expose ses oeuvres de Paris à Lasnes en passant par Charleroi, Liège ou encore Bruxelles.

Bien ancré à Liège et dans le tissu culturel de la Cité ardente, l’Inventaire est sans nul doute l’un des lieux culturels qui comptent dans ce quartier Nord qui a trop longtemps souffert d’une réputation peu glorieuse, aux antipodes du renouveau, du bouillonnement culturel et du maillage associatif qui l’animent et le font vivre pleinement à nouveau depuis plusieurs années.

L’exposition pourra être visitée les jeudis et vendredis, de 16 à 19 heures.

Une visite sur la base d’un rendez-vous peut également être planifiée.

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :

https://www.facebook.com/Parcours-dArtistes-%C3%A0-Cointe

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Expositions

« Un mélange de traditions et de modernité »

À partir du deux avril prochain, embarquez depuis les Guillemins vers le Pays du Soleil-Levant. Une destination qui a su séduire de nombreux Liégeois tout en excitant l’imaginaire collectif.

Peu de pays peuvent s’enorgueillir d’une histoire et d’une culture aussi riches que celles du Japon. L’Empire du Soleil-Levant est à la fois résolument moderne et bercé par des traditions ancestrales. L’origami, mangas et Godzilla ont leurs amateurs, les geishas et les samouraïs excitent encore l’imaginaire collectif, les campagnes recèlent de véritables trésors, les villes sont en avance sur leur temps et la gastronomie nipponne est adoptée partout sur le globe.

Voici quelques années, Pascal Maquinay, professeur d’anglais à l’Université de Liège s’était expatrié au Japon pour enseigner tout un semestre. Une destination qui n’était pas inconnue à ce Liégeois qui s’était assez tôt passionné pour l’archipel asiatique. « Plus jeune, je lisais quelques mangas. Cela a peut-être commencé ainsi mais je me suis rapidement intéressé à la culture nippone de manière plus générale et j’ai surtout eu la chance de rencontrer des amis japonais lors de divers voyages », m’explique-t-il avant d’énumérer ce qui lui plaisait tant dans ce pays du bout du monde : « Un sentiment de sécurité incroyable, des gens d’une grande gentillesse, la meilleure nourriture du monde -selon moi en tout cas- et des décors à couper le souffle. »

Le mélange de traditions et de modernité est impossible à éluder lors d’un séjour dans cet archipel séculaire. « C’est une image qui frappe les visiteurs occidentaux quand ils débarquent ici. Voir, au détour d’une rue, un sanctuaire shintô avec des prêtres qui préparent leur rituel puis, un quart d’heure plus tard, se retrouver dans un centre d’arcade aux néons criards, c’est aussi ça le Japon. Pas partout, ceci dit », reconnait Pascal. Et niveau nourriture, ce fringant trentenaire avait visiblement trouvé de quoi prendre son pied. « J’ai un petit, et même un gros, faible pour le okonomiyaki et le tempura, mais la cuisine japonaise est ultra-variée et il y en a vraiment pour tous les palais », assure-t-il.

Après Toutankhamon et Napoléon, Europa Expo propose aux visiteurs des Guillemins d’embarquer en direction de cette nation à nulle autre pareille pour un éblouissant parcours immersif intitulé « I Love Japan ». Une expérience à découvrir dans la célèbre gare Calatrava de la Cité ardente et qui devrait sans nul doute ravir les passionnés de la culture japonaise et les curieux.

Thiebaut Colot

Informations complémentaires : www.europaexpo.be

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« Un terrible choc »

Les tragiques inondations de juillet 2021 ont marqué considérablement notre région. La photographe Danielle Rombaut a immortalisé sur pellicule les ravages causés par la nature.

Ancienne fonctionnaire fédérale, l’Anversoise Danielle Rombaut se passionne pour l’image. Dans le cadre de ses études en photographie et alors qu’elle cherche un sujet pour son projet de fin d’année, elle tombe sous le choc des ravages causés par les tragiques inondations de juillet dernier. « Je voulais me rendre sur place pour voir les terribles conséquences infligées par la nature aux courageux habitants de Pepinster, Trooz ou Chaudfontaine mais je ne voulais pas être considérée comme une voyeuse », m’explique-t-elle une matinée de pluie.

Danielle laisse passer quelques semaines et en septembre, alors qu’elle doit se rendre dans la région pour un autre projet, elle constate qu’elle n’est qu’à vingt minutes de Pepinster. Armée de son appareil photo qui ne la quitte jamais, elle décide de se rendre dans la vallée alors que les médias sont désormais bien moins présents. « Ce fut un terrible choc », reconnait-elle. « Je n’avais jamais assisté à cela, une telle désolation, des débris partout. Je n’imaginais pas cela possible dans un pays comme le nôtre. »

Sur place, elle capture des images saisissantes, qui racontent l’histoire d’une catastrophe sans précédent qui marqua toute une région. « Mais j’avais aussi besoin de parler avec les sinistrés », me confie-telle. Grâce à un groupe Facebook, elle entre en contact avec des habitants de Pepinster et de « La Brouck » et revient à plusieurs reprises. « Les gens m’invitaient chez eux pour me montrer l’étendue des dégâts et nos échanges nous faisaient du bien, à moi comme à eux, je crois. »

De ces séjours dans la vallée de la Vesdre, Danielle tire des clichés superbes et émouvants qui trouvent refuge dans La Galerie du Soir du Musée de la Photographie de Charleroi. « Cette exposition montre la catastrophe mais aussi, malheureusement, la beauté que la nature peut donner quand elle se déchaîne », constate la photographe anversoise. « C’est bouleversant et triste et ce contraste est un peu bizarre. » Et d’ajouter : « Les photos sont très naturelles. Elles ont enregistré autant que possible la réalité des habitants des communes visitées en tâchant de respecter leur vie privée avec une certaine forme de pudeur. »

Du vernissage, notre interlocutrice ressort soulagée, les sinistrés ayant bien compris sa démarche et le respect qu’elle leur témoigne. « Je me suis également développée pendant ce projet. J’ai dépassé ma crainte de parler aux gens et un monde s’est ouvert sous mes yeux. Cela faisait chaud au cœur de voir ces volontaires venir de partout pour prêter main-forte aux personnes touchées par la catastrophe, d’être le témoin de cette énergie », se souvient Danielle. « Et les échanges furent particulièrement émouvants. »

Nul doute que malgré les kilomètres à parcourir, nombreux seront ceux à vouloir aller découvrir cette exposition programmée jusqu’au quinze mai prochain.

Thiebaut Colot

N. B. : De jolies cartes postales avec des clichés de la photographe anversoise sont à vendre à la boutique du musée.

Plus d’informations sur www.daniellerombautfotographie.be et sur www.museephoto.be

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Art Expositions

Des corps et des âmes

Plus que quelques jours pour découvrir la superbe expo Des corps et des âmes à La Galerie by Culture Liège.

‘’La peinture est le reflet de l’âme saisie dans un instant d’égarement et figée pour l’éternité‘’, Jean Marc Rives.

C’est bien le reflet de l’âme humaine à travers différents canaux d’expression que vous proposent les 8 artistes exposés du 02 au 30 mars par La Galerie by Culture Liège. Cet instant d’égarement que vous partagent ces artistes vous fera voyager à travers l’âme et le corps de diverses manières.

Les artistes de l’exposition :

Commençons ce voyage spirituel avec Claudine Mertens et ses figurations abstraites. Sa technique mixte d’encre de chine, de gouache, de pastels gras, de pierres noires et d’acrylique lui permet de scruter traits, contours, rides et imperfections d’un corps ou d’un visage afin d’accéder aux pensées les plus profondes de l’être humain. C’est à travers ces détails que Claudine Mertens ouvre les portes de l’âme humaine avec sa peinture. Les yeux sont, selon elle, la clé de ces portes puisqu’ils traduisent toute la fragilité humaine.

Ce reflet de l’âme à travers le corps se poursuit chez Martine France Moreau, sculpteuse dans l’âme qui comme l’a si bien dit le magazine Maison & Jardin ; « laisse son inconscient s’exprimer à travers des pièces abstraites aux formes arrondies qui nous communiquent une douceur intense ». Ses œuvres inspirées de ses voyages et rencontres en Afrique ou encore en Amérique du Sud reflètent hommes et femmes, leurs vies, leurs sentiments qu’ils soient heureux ou douloureux. Si ses œuvres en céramique ou bronze sont si impressionnantes du fait de leurs détails, c’est grâce à sa formation à l’école des Arts de Braine, en section Art du feu qui lui a permis de maitriser à la perfection le raku et l’enfumage. Ces techniques si bien maîtrisées permettent aux spectateurs de plonger aisément dans l’univers de l’artiste marqué par le réel provenant de ses voyages mais aussi la fiction de ses représentations.

Cette passion de la sculpture est partagée par Monique Hayez chez qui on retrouve également l’aspect imaginaire donnant naissance à des œuvres sculptées par le pouvoir de la fantaisie et des mains. Pour elle : « J’aime la terre, j’aime le pouvoir des mains. ». Cette artiste vous invite, en toute humilité, à découvrir sa première exposition lors de laquelle vous serez plongés dans son univers.

La représentation du corps est également présente chez Christian Hanon, artiste autodidacte qui centre la plupart de ses toiles autour de questions sociales provenant d’Afrique. C’est ainsi que naissent ses œuvres intitulées « la prieuse », « Suppliques à Brigit » ou encore « La chenille » qui lui permettent de refléter l’âme humaine à travers des problématiques sociales et de parler du métissage. Aujourd’hui, il nous propose ses peintures à l’acrylique reflétant l’âme à travers le corps humain.

Ce voyage spirituel continue avec Claudine Levêque qui nous amène en Russie avec sa collection « les âmes rouges », inspirée de son voyage et du ressenti de l’énergie vitale de cette terre : rouge brulé des icônes, rouge passion, fureur de vivre, cris et chuchotements, ors d’un empire, puissance d’un espace aussi vaste qu’un continent. C’est avec son mélange de techniques qui transgresse les codes que l’artiste veut nous faire ressentir cette énergie. Rêves, fiertés, luttes et espérances sont les émotions partagées à travers l’univers abstrait de Claudine Levêque. C’est ainsi que le reflet de l’âme russe est retranscrit dans ses œuvres. A l’occasion de l’exposition de Claudine Levêque, Armand Henrion, auteur d’une dizaine de romans surtout publiés par la maison Memory, dédicacera ses œuvres lors des deux foires aux livres de mars.

Nous poursuivons le voyage en revenant chez nous, en Belgique, avec Mireille Neuberg et ses balades photographiques de novembre 2020 à juillet 2021 intitulées « De dérive en dérive ». Cette artiste nous emmène dans un après-confinement, tel qu’elle l’a vécu, à travers les rues de Bruxelles et d’ailleurs. Elle nous fait part de son ressenti ainsi que de celui d’autrui en photographiant corps et âmes qui errent et dérivent en manque de monde, de bruit, de rencontres et d’émotions joyeuses. C’est en saisissant les silhouettes des passants et leurs environnements qu’elle nous fait part de l’âme humaine, qu’elle dit être en peine, pendant cette période compliquée dont nous voudrions tous être débarrassés. La photographie de rue étant pour elle une immense scène de vie ouverte à tous, il est logique qu’elle décide de refléter l’âme à travers ces paysages urbains et océaniques. Nous permettant ainsi de dériver dans ces rues et de capter toutes les émotions que lieux, contextes, lumières, formes, ombres et contrastes nous transmettent.

Toujours dans cet esprit d’interactions entre l’Homme et son environnement Véronique Delaisse partage, pour la première fois, ses œuvres liant intimement Homme et nature. C’est à travers les esquisses de paysages que naît le lien intime, la rémanence, la subtilité de nos états d’âmes. Ses matériaux et supports allant du papier de soie au bloc de bois, nous emmènent dans un monde de sensations et d’interactions qui ne peut qu’éveiller nos sens.

On termine cette exposition avec Olivier Vertcour dont le nom d’artiste est Montnami. Celui-ci nous propose des gravures imprimées à la main selon la technique de linogravure, fortement marquées par l’inspiration graphiques et architecturale. Graphiste et amateur d’architecture, Montnami décide en 2020 de rassembler ses deux passions en une : la linogravure ; et nous propose ainsi des images dynamiques en noir et blanc reflétant son histoire et sa personnalité.

N’hésitez pas à venir découvrir ces artistes et leurs univers !

Francesca Milone

Où ?

La Galerie by Culture Liège – Galerie d’art Liège
Au 1er étage de la Galerie Opéra
Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ?
Du mercredi 02 au mercredi 30 mars 2022

Horaires d’ouverture :

Du lundi au vendredi de 13h à 18h
Le jeudi de 13h à 16h
Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artiste de l’exposition)

Plus d’infos ?

Tél. : 0465/72.92.92
E-mail : contact@cultureliege.beSite internet: www.cultureliege.be
Facebook: @galeriedartliege 
Instagram: galerie_dart_liege

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Expositions

La Mama Roma : une bouffée de nostalgie

Replongez-vous dans les folles années de la Mama Roma.

C’est un lieu mythique de la vie nocturne liégeoise qui manque terriblement : la Mama Roma. Pendant près de quarante ans, ce bar-cabaret fondé dans les années ’70 par Henri et Peter fut un des endroits les plus exceptionnels de notre Cité ardente. Temple de la fête pour tous qui n’était pas sans rappeler les légendaires établissements parisiens, la Mama – comme l’appelaient alors les initiés – a rythmé les week-ends de nombreux Liégeois.

Dix ans après la fermeture de cet endroit inclassable, la Maison Arc-en-Ciel de Liège lui dédie une exposition. Grâce à un florilège de photographies, vidéos, extraits musicaux et costumes iconiques, il sera possible de se (re)plonger dans la longue et savoureuse histoire du plus « crazy » des clubs liégeois. Une véritable bouffée de nostalgie dans une époque malheureusement trop aseptisée.

 L’exposition est accessible librement les lundis, mercredis et vendredis, entre 13 heures et 17 heures, jusqu’à la fin du mois de mars 2022.

Thiebaut Colot

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Expositions

Inside Magritte : La Boverie prolonge le plaisir

L’exceptionnelle exposition immersive sur l’immense peintre bruxellois est prolongée jusqu’au 18 avril.

« Pouvez-vous imaginer une pomme ? Un homme en costume ? Un verre d’eau ? Maintenant, faites grandir la première jusqu’à ce qu’elle cache le visage du second et posez le troisième sur un parapluie ouvert. Surréaliste, non ? », introduit La Boverie. « C’est bien dans l’esprit du plus surréaliste des peintres belges que vous emmène l’exposition Inside Magritte. Explorez les tableaux de René Magritte grâce aux nouvelles technologies dans une expérience immersive. Découvrez des œuvres emblématiques comme vous ne les avez jamais vues et laissez-vous transporter d’image en image au fil de l’animation. Faites-vous surprendre par vos émotions alors que s’affichent devant vous les chefs-d’œuvre surréalistes, du sol au plafond. »

Cette expérience immersive incroyable est prolongée jusqu’au 18 avril pour le plus grand bonheur de celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de la découvrir. L’exposition consacrée au peintre carolo Charles Szymkowicz est elle aussi prolongée jusque mi-avril.

Thiebaut Colot

Plus d’infos : EXPO Inside Magritte – Exposition émotion (expo-insidemagritte.com)

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Expositions

Dernière chance pour Charles Szymkowicz

Dans quelques jours, l’exposition consacrée à Charles Szymkowicz à La Boverie prendra fin. Nous ne pouvons que vous conseiller de profiter de cette semaine pour vous rendre dans le superbe musée liégeois afin d’admirer le travail de ce peintre belge originaire du Pays Noir.

Salué comme un grand peintre (néo)expressionniste européen, ce Carolo de souche a exposé dans certaines des plus importantes capitales européennes. L’exposition « Charles Szymkowicz, le monde et l’intime » propose, à travers une sélection d’œuvres minutieusement opérée, deux grands axes de travail de ce peintre belge qui, dans un dialogue fertile, raconte son rapport au monde et à l’intime. « Des portraits d’êtres proches et d’artistes qui lui sont chers – qu’il s’agisse de peintres, de sculpteurs, de compositeurs, de poètes, d’écrivains ou de philosophes – font face aux émotions que lui commande notre monde tourmenté. Dans cet échange riche et bilatéral, l’artiste présente les deux faces parmi les différentes urgences de ses inspirations humanistes », précise La Boverie sur le catalogue d’exposition. « Marcher coûte que coûte vers la réalisation de soi-même et se présenter au monde à visage découvert est la route que l’artiste a choisi de suivre à l’égal des grands maîtres. »

Une démarche et une excellence artistique qui valent assurément le déplacement alors que l’exposition prendra fin ce six mars.

Thiebaut Colot

Entrée gratuite

Informations complémentaires : www.laboverie.com

Crédit photo : DR

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Expositions

« Le dessin délie les langues »

Dans le magnifique écrin de l’Abbaye de Stavelot, une excellente exposition consacrée au dessin de presse invite à la réflexion.

C’est dans la superbe Abbaye de Stavelot, reconnaissable entre mille avec ses murs rouges et son alliage de modernité et d’éléments classés, qu’a pris place depuis juin dernier l’exposition « Dessiner en Paix ». Une mise en avant du dessin de presse et de la caricature qui invite à la réflexion après l’affaire des caricatures danoises de 2005 et le tragique attentat contre Charlie Hebdo de 2015. Quelles sont les limites du dessin de presse et, plus globalement, de la liberté d’expression en Belgique et partout dans le monde ?

La première partie de l’expo, dans les salles aux hauts plafonds du rez-de-chaussée, est consacrée à la liberté d’expression partout dans le monde. À travers un parcours aussi ludique qu’instructif qui propose d’excellentes planches et de judicieux explicatifs, des thèmes aussi variés que la censure, l’urgence écologique, les droits des femmes et des minorités, les migrations, la religion, la pédophilie sont abordés. L’humour et l’ironie sont maniés avec brio par Plantu, Rayma, Boligan, Marec ou encore notre Pierre Kroll national et rendent cette visite aussi amusante qu’enrichissante.

Direction ensuite les combles de ce monument classé pour une deuxième partie dédiée aux dessins de presse et à la caricature en Belgique depuis 1830. Là encore, dans une atmosphère intimiste, de véritables pépites sont à découvrir et nous en apprennent davantage sur l’évolution de la presse en Belgique tout en retraçant les différents « scandales » qui ont jalonné l’histoire de ce Plat Pays qui est le vôtre et le mien.

Une agréable manière de se divertir et de se cultiver, de susciter la réflexion et le débat – notamment pour agrémenter une conversation en déambulant dans le tellement charmant centre historique de Stavelot – pour une après-midi réussie que même mon compagnon à quatre pattes a appréciée.

Informations complémentaires : www.abbayedestavelot.be

Thiebaut Colot

N. B. : le titre est une citation de Plantu, artiste et dessinateur français né en 1951 et venu le 3 février à Stavelot pour une conférence-débat sur le thème de l’exposition.

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Art Expositions

Pierre Devreux, corolles d’hiver

Une belle exposition est consacrée au peintre bruxellois à La Boverie.

Pierre Devreux est un artiste-peintre né en 1955 à Bruxelles et à qui La Boverie consacre une exposition jusqu’au 6 mars 2022. « Polymorphe et synthétique, suggestive et énergique, l’œuvre de Pierre Devreux plonge ses racines au cœur de nous-même et nous met au défi de trouver la source – celle d’où émerge l’élan de vie qui rapproche les Hommes », détaille ainsi le magnifique musée liégeois sur son site internet. « Inspiré par ses maîtres d’art, il déploie son talent en une énergie explosive tandis que ses pinceaux captent l’essence des choses dans un langage fait de couleurs et de formes multiples. »

Contrairement à d’autres artistes, Pierre Devreux peint vite. « Cette urgence est nourricière car il sait que la vie n’attend pas. Il expérimente et ose la diversité de genre : natures mortes, portraits, abstraction « figurative », marines, paysage… Rien ne manque à l’appel », peut-on encore apprendre dans le descriptif de l’exposition disponible sur le site internet de La Boverie. « Les techniques stimulent également sa curiosité. Si bien qu’il en expérimente une grande diversité : des collages, des peintures à l’acrylique, des photographies composites, de grands ou de petits formats comme des techniques mixtes ou du fusain. »

Une exposition qui vaut le détour tant le travail du Bruxellois interpelle et séduit. « En explorateur, infatigable et résolu, il défriche les territoires qui le questionnent et avance sans peur vers l’inconnu. Le labeur et la témérité en bandoulière, il vise haut. Très haut. Avec pour seul objectif celui de rendre ce qui l’agite et peut-être aussi, trouver dans l’opaque de la question une infime lumière, conçue comme un fil à suivre », lit-on également sur le site internet de La Boverie. « Tout parle dans l’œuvre et chaque objet est signifiant. Sa spontanéité saisissante enivre le spectateur et s’apparente à une expression du vivant, à la marque de notre humanité. Il formule sa poétique artistique et donne témoignage de la route complexe et tortueuse qu’il emprunte. Car elle est tortueuse ! Elle en passe par un douloureux enfantement qu’il vit jusque dans sa chair. Les souffrances physiques qu’il endure dans son corps le contraignent à transcender sa réalité pour n’en conserver que l’essence : cette formidable envie de vivre ! Ses toiles parlent d’elles-mêmes et témoignent de l’énergie vitale qu’il insuffle. »

Thiebaut Colot

Crédit photo: La Boverie

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Expositions

Le « Warhol japonais » exposé à Liège

La nouvelle Buronzu Gallery propose une exposition de Takashi Murakami, l’un des artistes contemporains les plus influents.

Voici quelques mois, une nouvelle galerie d’art a ouvert au 10 rue Lulay des Fèbvres à Liège : la Buronzu Gallery. « Installée en plein cœur de la Cité Ardente, la Buronzu Gallery propose un espace de 100 m² entièrement dédié à l’art contemporain avec des notes de pop art et de street art.  À l’initiative de deux passionnés, Derek Emonts et Michaël Verwulgen, ce lieu d’exception ravira les amateurs d’art de tout horizon », peut-on lire sur le site internet de ce nouvel espace artistique.

Pour l’ouverture de la galerie, ce fut une expo de Sozyone, l’artiste liégeois à qui l’on doit – notamment – « L’homme de la Meuse », une grande fresque en deux tableaux sur le quai de la Boverie, qui a ravi les habitants de la Cité ardente. Pour débuter cette nouvelle année, ce n’est rien de moins que le « Warhol japonais », Takashi Murakami, qui est exposé à la Buronzu Gallery. Au travers d’une trentaine d’œuvres, il sera possible de découvrir l’univers de cet esthète mondialement reconnu et considéré comme l’un des artistes contemporains les plus influents, fondateur du mouvement Superflat inspiré de la pop-culture japonaise et de l’esthétique kitsch du kawai. « Takashi Murakami tente de brouiller la frontière entre l’art populaire et « le grand art ». Ses œuvres sont imprégnées par des personnages à la fois monstrueux et charmants, inspirés par les mythes japonais », précise la Buronzu Gallery sur son site internet. Une occasion à ne pas manquer et qui devrait séduire autant les passionnés que les profanes !

Thiebaut Colot

Crédit photo : Buronzu Gallery

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Expositions

« Beaucoup de Flamands se sont déplacés pour cette exposition »

Malgré l’apparition du Covid et les mesures sanitaires restrictives, l’exposition des Guillemins consacrée à l’illustre Napoléon a rencontré un franc succès.

Pendant neuf mois, dans le superbe écrin de la gare des Guillemins, s’est tenue l’exposition « Napoléon, au-delà du mythe ». « Une aventure culturelle immersive sur près de 3000 m². De l’homme à la légende, à travers d’impressionnantes mises en scène, ce sont les grandes étapes qui ont façonné une personnalité hors du commun qui continue, deux siècles après son décès, de peser sur notre quotidien », renseignait le dossier de présentation fourni par Europa Expo dont l’expertise en matière de production et d’organisation d’expositions de grande envergure est mondialement reconnue.

Deux cents ans après la mort du plus célèbre des Corses, via des centaines de pièces originales et significatives et grâce à une scénographie objective et critique veillant à éviter le piège d’Epinal, des milliers de personnes ont pu découvrir ou redécouvrir le premier Empereur des Français. Plusieurs thèmes étaient abordés parmi lesquels la personnalité de celui qui termina sa vie à Sainte-Hélène, son sacre, ses exploits militaires, sa relation avec la Belgique ainsi que le mythe qui l’entoure et l’héritage qu’il a laissé.

Une nouvelle franche réussite même si, malheureusement, la pandémie mondiale a considérablement perturbé cette superbe exposition. « Nous avons enregistré soixante mille visiteurs, c’est moitié moins que ce qui était prévu en terme de fréquentation », nous explique-t-on au service presse. « C’est bien entendu lié au Covid même si nous avons eu la bonne surprise de constater que beaucoup de Flamands se sont déplacés pour venir voir cette exposition. »

Désormais fermée, « Napoléon, au-delà du mythe » laissera sa place à une autre expo d’envergure qui sera accessible dès le premier avril. « Et ce n’est pas une blague », rigole notre interlocuteur. Quant au sujet choisi, un peu de patience, il sera révélé dans une quinzaine de jours.

Thiebaut Colot

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Expositions

Portraits urbains : la photographie à l’honneur

« Ce que la photo reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois », a écrit Roland Barthes. Art multiformes s’il en est, la photographie permet tout : la poésie, la couleur, la pureté, la vérité, la fiction… Il serait naïf de n’y voir que la possibilité de reproduction d’un instant, même s’il s’agit peut-être là de son essence. En octobre, à « La Galerie by Culture Liège », ils seront 8 à décliner leur vision du 8e Art. Un voyage qui ne laissera personne indifférent tant les points de vue sont diversifiés et passionnants.

Carine Zanella Rovereto (Copyright)

Carine Zanella vous proposera de partager son regard sur la ville, sur la vie. Une poésie du quotidien, d’instants apparemment anodins à travers lesquels une autre réalité se donne à voir. Lorsque nous lui avons demandé de parler d’elle, voici ce qu’elle nous a envoyé :

« Chacun suit son chemin.

Chacun découvre un jour un rêve, une passion. Qu’importe le parcours professionnel ou personnel.

Un club de photo à l’adolescence, des cours de photos au lycée, quelques développements dans une chambre noire et puis… la vie.

Qui enfuit ou qui s’enfuit.

Et puis, quand le milieu et le moment sont propices, la graine peut de nouveau éclore. »

On ne sait pas pour vous, mais, nous, ça nous donne juste envie de découvrir son travail et de la rencontrer lors du vernissage.

Karim « Baito » Mariette Okinawa (copyright)

Karim « Baito » Mariette a, quant à lui, été fortement marqué par un voyage au Japon qu’il partage avec nous, un ailleurs plein de surprises qui réside parfois dans les détails les plus infimes.  « J’aime aller chercher le détail que les passants ignorent, ce petit quelque chose qui va rendre la photo intéressante, unique. Cela peut être une ambiance, un moment ou encore un élément anodin aux yeux de tous, mais tellement précieux sur la photo », explique-t-il. Ce voyage au pays du soleil levant nous invite à découvrir une culture, des traditions et une atmosphère qui se vit plus qu’elle se raconte.

copyright Marc de Wergifosse

Un brin provocateur, Marc de Wergifosse vous propose un univers où ombres et lumières participent à la mise en valeur d’éléments choisis. La femme y occupe une place particulière, entre mystère, contrastes et tentation. Décors urbains (souvent désaffectés), arts de rue et lumière parfois apocalyptiques se mêlent pour le partage d’un regard artistique inédit, voire inquisiteur. Particularité de son travail, les œuvres sont uniques, tirées en un seul exemplaire et garanties par le sceau de l’artiste.

Olivier de Pooter Promenade (Copyright)

Olivier de Pooter s’est plongé dans l’Art alors qu’il était adolescent. Poésie, peinture, écriture ne l’ont plus quitté depuis. Artiste autodidacte, il est doté d’une grande sensibilité qui le pousse à se questionner sur le rapport entre l’artiste et son public : « Présenter une démarche artistique est quelque chose de tellement difficile, car chaque être humain perçoit comme il le ressent ce que l’artiste essaye de transposer. Ce que l’on discerne à travers son regard est propre à chacun… ». Entre photographie et peinture, ses œuvres ont quelque chose de cinématographique, comme le storyboard de notre vie. Son souhait : vous faire partager son univers artistique. Laissez-vous embarquer !

René Roeser Flying Zebra (Copyright)

René Roeser est, lui, un artiste surréaliste, dans la plus pure tradition de ce genre, particulièrement belge. Ses photos combinent sans complexe des éléments du quotidien afin de donner naissance à une autre réalité, onirique, insolite, poétique. Se détachant sur un fond gris et vide, les objets mis en scène interpellent le subconscient, proposant un nouveau sens. Après un post-traitement, les images sont imprimées en édition limitée à cinq exemplaires sur les supports suivants : Hahnemühle ou Canson FineArt Paper pour conserver un aspect pictural. Encadrées dans un style classique, ses œuvres sont disponibles en différents formats (60×60 ou 50×70) et peuvent être expédiées avec un certificat d’authenticité.

Sonia Chapelle – Soprano – A nos héros du quotidien (Copyright)

Sonia Chapelle a été piquée par le virus de la photographie en 2012, lorsqu’elle a acheté son premier Reflex. Passionnée de musique, elle arpente les concerts et les festivals pour capturer de beaux moments sur scène. Amoureuse de son art, elle profite de ses voyages et de ses rencontres pour fixer les souvenirs et partager ses émotions avec nous.

Copyright Véronique Alain, Esoken

Française née à Paris, Liégeoise d’adoption depuis 2010, Véronique Alain, alias Esoken, est passionnée par le dessin depuis son enfance. Après des cours de peinture et de dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, elle se tourne ensuite vers la photographie. Particulièrement intéressée par la lumière et la couleur, elle saisit la poésie d’un moment et vous l’offre via ses photographies. Petite particularité, Esoken est également férue de slam, de poésie et de haïkus.

Xavier Claes Tourments copyright

Enfin, Xavier Claes, également technicien de cinéma, a beaucoup travaillé sur le cadrage en s’intéressant particulièrement au patrimoine et à l’architecture. Curieux d’explorer de nouveaux domaines, il développe également des projets à la croisée de la photographie, de la mode, du reportage et de la mise en scène. Il travaille plusieurs années sur le cirque contemporain au sein de l’École supérieure des arts du cirque. Il y a quelques années, il s’intéresse au portrait et nous propose des portraits de femmes issus d’une série appelée « Tourments ». Blessures, silences, espoirs, du noir et blanc brut, charnel, vivant.

L’expo est à découvrir du 2 au 28 octobre, à « La Galerie by Culture Liège », au premier étage de la Galerie Opéra, place de la République Française, 35/64.