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« Des chiens qui donnent beaucoup d’amour »

Depuis septembre dernier, Ilonka, Patricia et les bénévoles d’Happy Together viennent en aide aux chiens de Roumanie en leur trouvant de nouveaux foyers en Belgique. Rencontre avec deux héroïnes qui abattent un boulot formidable.

C’est chez Tutti Frutti, tea-room bien connu à Ans, que je rencontre Patricia Dessart et Ilonka Wesphal. Devant un ristretto et deux cappuccinos, ces deux héroïnes – non le mot n’est pas trop fort – particulièrement sensibles à la cause animale se montrent aussi chaleureuses que volubiles. Rapidement, Ilanka m’explique la situation exécrable et profondément choquante que vivent les canidés en Roumanie. « Dans les années ’80, lorsque Ceaucescu a conduit la Roumanie vers l’industrialisation, de nombreux occupants de ferme ont quitté la campagne pour venir s’installer en ville, abandonnant derrière eux leurs animaux de compagnie. Les chiens se sont retrouvés à l’état semi-sauvage et ont commencé à se multiplier de façon incontrôlée au point de devenir un véritable fléau puisque selon les derniers chiffres, ils seraient entre 500 000 et 3 000 000 à errer désormais sur le territoire », contextualise la Présidente de Happy Together. « Après un incident avec un enfant en 2014, la politique publique s’est axée sur la capture des chiens errants – c’est-à-dire tous les chiens qui se trouvent dans l’espace public – par des employés communaux ou des firmes privées et sont ensuite parqués dans des conditions déplorables – peu nourris, entassés les uns sur les autres – dans d’immenses fourrières. Les maitres ont quatorze jours pour réclamer leur compagnon à quatre pattes, après quoi ceux-ci sont euthanasiés de façon particulièrement barbare, parfois à la hache ou à la pioche. »

Un récit qui fait froid dans le dos et qui, je le reconnais aisément, m’émeut considérablement. « Il faut savoir qu’en Roumanie, les chiens n’ont aucune valeur aux yeux de leurs propriétaires et d’une large partie de la population », ajoute Patricia. « Ceux qui ont des maîtres sont vus uniquement comme leur propriété par ceux-ci, utilisés pour fournir un travail, comme surveiller les poules, attachés constamment à une chaîne, maltraités et sous-nourris. »

Une problématique qui interpelle. « L’Europe et diverses associations injectent de l’argent pour construire de vastes chenils – notamment le plus grand refuge du monde – mais la seule solution passe par la stérilisation », continue Ilonka. « Cependant, bien que chaque Roumain puisse en bénéficier gratuitement pour son animal, le succès des différentes campagnes est très relatif. »

Une vaste entreprise pour tenter d’améliorer la condition de ces adorables toutous

C’est en 2016 qu’Ilonka fut confrontée à cette terrible situation. Après avoir œuvré pour une association française, elle décide de lancer Happy Together en septembre 2021 avec Patricia Dessart et d’autres bénévoles. « Nous nous sommes rencontrées alors que j’étais simple adoptante », me précise Patricia. « Quand je suis arrivée à saturation dans ma capacité à accueillir ces petites boules de poils traumatisées par leurs années horribles en Roumanie, je me suis dit que le seul moyen d’aider était de parvenir à trouver des foyers à ces chiens. » L’association est ainsi lancée et a déjà permis à plus d’une centaine de toutous de trouver une nouvelle famille.

Les deux acolytes sont en contact permanent avec des « sauveuses » sur place. « Ce sont toujours des femmes qui sacrifient leur existence pour le bien-être animal et ont du mal à concevoir la philosophie de leurs compatriotes envers la race canine », souligne Ilonka. Ces femmes exceptionnelles recueillent les chiens errants, blessés, diminués, abandonnés dans leurs refuges. Elles les soignent, les renourrissent, les lavent et tentent de restaurer leur foi dans le genre humain. Elles fournissent ensuite à Patricia et Ilonka des photos et un descriptif précis de leurs nouveaux arrivants. À charge pour nos deux Liégeoises de trouver à ces gentils cabots une famille en Belgique, grâce au bouche-à-oreille mais, surtout, à la puissance des réseaux sociaux qu’elles maîtrisent parfaitement.

Le processus d’adoption est rigoureux car l’objectif d’Happy Together est que chaque chien puisse trouver une situation confortable et pérenne. Les demandeurs potentiels doivent compléter un formulaire de demande d’adoption qui est analysé avec soin par les équipes de l’asbl. Si leur candidature est retenue, ils sont contactés par téléphone. Si cette étape-là est aussi « réussie », deux membres d’Happy Together organisent une visio-conférence ou un passage à domicile pour valider l’adoption. « Nous nous devons d’être très sévères concernant les profils. Contrairement à la SPA, si cela ne « matche » pas entre le propriétaire et son nouvel animal de compagnie, il n’y pas de retour possible car il est hors de question de renvoyer ces pauvres bêtes en Roumanie », se justifient Patricia et Ilonka. « Il faut trouver la bonne personne pour le bon chien, et inversement, et les nombreux échanges en amont nous permettent cela. » Cependant, cette formidable asbl ne se montre pas sectaire concernant l’âge, certains chiens plus âgés pouvant tout à fait être accueillis par des seniors.

Des moments émouvants et de vraies sources d’amour

Ces inextinguibles sources de bonheur sont toujours en ordre de vaccin et dotées de leur passeport vaccinal – une obligation pour traverser les frontières – avant d’être emmenées dans des camionnettes spécifiques au lieu de rendez-vous. « Les adoptants doivent être sur place pour l’arrivée, c’est impératif pour l’animal d’être immédiatement avec eux », spécifie Ilonka. « Ce sont souvent des moments particulièrement émouvants », ajoute Patricia. À la manière dont elles en parlent, je ne peux qu’imaginer ces scènes de joie lorsque ces adorables toutous découvrent pour la première fois la chaleur des bras de leurs nouveaux « parents ». Par la suite, les bénévoles d’Happy Together restent en contact avec les adoptants pour avoir des nouvelles de leurs petits protégés mais aussi délivrer certains conseils et assurer une guidance si cela s’avère nécessaire.

« Les chiens roumains sont très spécifiques », m’assure Ilonka. « Ils sont timides car ils ont eu l’habitude d’être traqués. Une fois en confiance, ce sont de véritables chiens de famille qui donnent beaucoup d’amour. » Nos deux héroïnes s’occupent aussi de trouver des familles à des chiens handicapés. Certains amputés d’une patte ou de deux, d’autres aveugles ou sourds, ce qui est monnaie courante, malheureusement, en Roumanie. « Ce sont toujours des chiens adorables et particulièrement débrouillards », sourit Patricia qui a recueilli Roby, amputé des deux pattes arrières. Cette infirmière au MontLégia me montre quelques vidéos de son protégé et force est de constater qu’elle a indubitablement raison : Roby respire la joie de vivre et semble évoluer tout à fait normalement malgré son handicap. « Pour ces chiens-là, cela nécessite une gestion différente, cela peut prendre un peu de temps de trouver le bon équilibre mais le résultat en vaut la peine », continue-t-elle.

Au fil de nos échanges, impossible de ne pas me demander ce qui pousse Patricia et Ilonka à consacrer la majeure partie de leur temps à cette inépuisable entreprise. « Quand nous sauvons un chien, dix autres arrivent. Cela peut être frustrant car nous voudrions faire plus mais il faut voir le côté positif. C’est ma raison de vivre. Si je reste les bras croisés, je participe aux mauvais traitements infligés aux chiens et cela me déchire le cœur », me confie Ilonka avec une sincérité désarmante. « Quel plaisir et quelle joie de trouver une famille d’accueil pour tous ces chiens nés au mauvais endroit. C’est magnifique de voir leur évolution, de les voir revenir vers la lumière et à la vie, de voir à nouveau cette jolie étincelle dans leur regard. » Magnifique comme l’action quotidienne de ces deux personnes formidables qui, vous l’aurez compris, m’ont totalement conquis.

Thiebaut Colot

Plus d’informations sur www.facebook.com/assohappytogether et sur www.happytogether.forumactif.com

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Citoyenneté Divers News

Pour le vélo, y a encore du boulot !

Gracq a publié les résultats de son grand sondage sur la pratique du vélo. Il y a encore du boulot en région liégeoise !

Au travers d’un grand sondage auquel plus de 13500 personnes ont participé, Gracq livre un constat relativement sévère sur la pratique du vélo en Wallonie.

En effet, les résultats démontrent que seules deux communes sont considérées comme « plutôt favorable » au vélo tandis que nonante-huit sont jugées « moyennement favorables » à « très défavorables ». Les deux communes qui se démarquent positivement sont Ottignies-LLN et, curieusement, Marche-en-Famenne. 31% des votants estiment que les conditions pour rouler à vélo dans leur commune sont mauvaises, 20% les jugent très mauvaises et 26% médiocres.

Alors que le vélo revient en force depuis quelques années, les votants aspirent pour 85% à un réseau cyclable continu et sécurisé et pour 58% à un réseau cyclable entretenu. La sécurité, le stationnement de leur engin, les itinéraires proposés sont autant de facteurs que les participants au sondage ont pointé du doigt.

Et Liège dans tout ça ? Avec 1355 votes validés, Liège obtient une piètre note de 2,67 qui traduit un climat défavorable à la pratique du vélo. La Cité ardente se classe à la septante-et-unième place sur les cent communes évaluées. Sur les neuf villes de plus de cinquante mille habitants, Liège se classe sixième devant Mouscron, Verviers et Seraing – deux communes de la province de Liège.

Bref, pour le vélo à Liège, il y a encore du boulot !

Plus d’informations sur Baromètre cyclable wallon 2021 : des résultats plutôt mitigés | GRACQ

Thiebaut Colot

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Citoyenneté Sport

« Les valeurs croates »

C’est une annonce qui a fait du bruit sur les réseaux sociaux mais aussi dans une certaine presse et qui met déjà en ébullition le microcosme du basket liégeois: l’annonce de la création prochaine d’un club de basket croate à Liège. Un projet porté par la star de la télé-réalité Nikola Lozina – qui compte des millions d’abonnés sur les réseaux – qui voudrait reproduire sur les parquets ce qu’il a réussi sur les pelouses avec le Croatia Wandre.

« Il faut savoir qu’il y a déjà eu un club croate, le « Mladost Liège », créé en 85 en corpo avec, notamment, à la manœuvre, le papa des fils Brajkovic et chapeauté par le curé de la communauté croate, et qui évoluait à l’époque à Saint-Servais » nous rappelle Mario Lozina, l’oncle de Nikola et le papa d’Adrien, pivot bien connu en région liégeoise et redouté par tous ses adversaires. « L’objectif serait de faire renaître cette expérience en créant un nouveau matricule ou en reprenant un matricule déjà existant. »

Avec une volonté affichée, celle de faire rejaillir l’identité croate et les valeurs qu’elle véhicule, sur le terrain et en dehors. « Une envie pour les immigrés croates qui ont trouvé en Belgique une terre d’accueil formidable pour s’y établir, s’y épanouir et prospérer » souligne le charmant quinquagénaire dont le rôle dans le futur organigramme – si le projet voit le jour – reste encore à définir. « Les objectifs sportifs seraient avant tout de prendre du plaisir sur le terrain, de proposer du show, du beau spectacle lors des matchs, d’avoir du monde dans les gradins et de pouvoir faire la fête comme la communauté croate sait si bien la faire. »

Une façon de reproduire ce que le Croatia Wandre est parvenu à faire en football où l’engouement autour du club est spectaculaire, les supporters nombreux et l’ambiance indescriptible. « Il y a même des Tifos » souligne Mario qui souhaite que son neveu Nikola – qui vit désormais à Dubaï – s’implique réellement dans le projet. « Sa notoriété serait un accélérateur évidemment et cela va bien au-delà du sportif, son image pouvant servir le club. » Et d’ajouter: « À l’époque, les footeux allaient voir les basketteurs et inversément et ce serait génial de revivre cela, de faire des ponts entre les deux disciplines. »

Sur le terrain, l’équipe alignée aurait fière allure avec quelques joueurs affichant un certain pedigree. « Il y a déjà un futur noyau de huit joueurs qui tient la route » nous informe l’ancien coach de Saint-Louis. Quant au lieu où ce futur club prendrait ses quartiers, rien n’est encore arrêté même si deux pistes sérieuses tiennent la route. « Si nous voulons concerner un maximum de personnes et susciter de l’engouement, il faut que cela soit à Liège » nous précise toutefois Mario.

Un superbe projet, à la fois sportif et social, permettant de renforcer les liens de l’importante communauté croate à Liège tout en véhiculant les valeurs chères à cette diaspora.

Thiebaut Colot

Crédit photos : PP Photography Amateur. 1. Adrien Lozina, futur pivot du Croatia. 2. Adrien et Mario Lozina et Martin Francoeur dont la science du shoot en fait presque un Croate.

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Citoyenneté Horeca

« Un vent d’espoir souffle sur Liège »

L’élection du Liégeois de l’année catégorie Horeca est aussi une initiative qui permet de mettre en avant un secteur guère épargné depuis deux ans et de montrer que Liège a encore de très beaux jours devant elle.

Dans le concours du Liégeois de l’année organisé par Sudpresse, Steve Van Waeyenberg et Jean-Luc Vasseur, qui ont relancé l’emblématique Danish, sont en bonne compagnie avec le célèbre chef Thomas Troupin qui a ouvert Toma et Valentino Vruna et Laurent Vieilletoille de Maccheroni Famiglia pour la catégorie Horeca. « Nous sommes particulièrement honorés que la Danish ait été choisie pour participer à l’élection du Liégeois de l’Année 2021 dans la catégorie HORECA. Nous avons beaucoup investi dans la restauration de cette enseigne liégeoise. Nous vous sommes particulièrement reconnaissants pour toutes les marques de sympathie reçues lors de la relance de la Danish, démontrant à quel point les Liégeois y sont attachés », souligne Jean-Luc Vasseur sur les réseaux sociaux. « Cette élection est aussi celle des personnes qui ont lutté pendant la crise sanitaire. Une crise sanitaire, hélas, toujours bien présente qui a, maintenant, débouché sur une crise économique. Du fond du cœur, je tiens à remercier toutes les personnes du secteur HORECA qui se sont battues pendant cette période difficile et qui ont réussi à se faire entendre! »

Une vue d’ensemble chère à ce personnage emblématique de la vie liégeoise. « La société Royale Commerce Liégeois ASBL se doit de mettre en avant ces personnes qui sont montées au créneau pour défendre les intérêts de l’ensemble d’un secteur à l’échelle régionale. Des hommes et des femmes de ce gabarit seront plus que bienvenus dans notre association, ils contribueraient, sans aucun doute, à renforcer le poids de nos interventions. Nos félicitations à Valérie, Alexis, …, …., et tellement d’autres! », continue-t-il. « Alors s’il y a des étoiles dans notre secteur Horeca, elles se comptent par centaines si pas par milliers. Je pense aussi à tous ceux qui n’ont pas survécu à cette crise, eux aussi, ont droit à une pensée, les patrons ainsi que le personnel ont énormément souffert. Un vent d’espoir souffle sur notre ville, cet honneur, l’honneur d’être juste nominé, je le dédie à l’ensemble du secteur. »

Mû par un intérêt général, Jean-Luc Vasseur œuvre afin de rendre à Liège son éclat. « La Danish Liégeoise est une institution pour la plupart des Liégeois, nous avons voulu la sauver, lui rendre ses lettres de noblesse … Prouver aux entrepreneurs qu’il était possible d’investir à Liège aujourd’hui et, que les fruits de ces investissements se récolteront dès demain et s’avéreront d’un potentiel élevé au niveau de leur rentabilité. Liège se transforme, Liège sera la plus belle des cités ardentes, LA CITÉ ARDENTE ! La Danish est un joyau qui nous a été remis, nous en prendrons soin et, le moment venu, nous la transmettrons, à notre tour, à une personne amoureuse de Liège, portée par sa passion et son savoir-faire dans le secteur de l’HORECA. Liège est belle ! Liège, la ville est ma maîtresse » conclut-il.

Et c’est un fait, que nous relayons chaque jour sur Mag Liège, Liège, non seulement la ville mais aussi toute sa région, se distingue par son dynamisme. Que cela soit dans le domaine des arts et du spectacle, dans celui du sport, de l’évènementiel ou de la gastronomie, au niveau économique et citoyen, les Liégeois s’illustrent et donnent un élan nouveau à cette ancestrale principauté. Vive Liège !

Pour voter, rendez-vous sur Les Etoiles de l’Année – Liège (lesetoilesdelannee.be)

Thiebaut Colot

Crédit photo : DR

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Citoyenneté Divers Sport

« Je prends un plaisir fou »

Le Run in Liège, où comment sport, santé, convivialité et plaisir font bon ménage. Témoignage.

Il est parfois difficile de se motiver à enfiler ses running shoes dans les frimas des premiers mois de l’année, de se chauffer pour reprendre la course à pied afin de coller aux bonnes résolutions de la Saint-Sylvestre ou de garder le cap en vue d’un objectif précis fixé depuis de longues semaines. Heureusement, Run In Liège existe ! Le RiL est « né d’une envie de créer un groupe dont les souhaits allient course à pied, convivialité, performances et santé ». Il est destiné à toutes et tous : sportifs accomplis et joggeuses du dimanche, traileurs de l’impossible et spécialistes des courtes distances, passionnés de course à pied ou nouveaux arrivés dans le game du running, compétitrice acharnées et coureurs de loisir.

Cette excellente initiative rencontre un franc succès et offre à ses membres des sorties sympathiques et des entraînements en groupe. De quoi se (re)mettre à la course à pied, garder la forme ou préparer une échéance précise dans la bonne humeur. « Tout seul on va plus vite, à deux on va plus loin », en somme. Avec six sorties accompagnées par semaine sur différents sites, chacun peut y trouver son compte, à son rythme et celui de ses envies et de son niveau. Et, pour insuffler encore un peu de plaisir à une initiative qui n’en manque pas et parce qu’après l’effort vient toujours le réconfort, de petits apéros sont régulièrement organisés après certains entraînements.

De nombreux Liégeois ont déjà été séduits par Run In Liège. C’est le cas de Michelle Burhenne, fringante quinquagénaire résidant à Louveigné. « Lorsque j’ai commencé à courir avec le groupe, j’ai directement été séduite par l’ambiance qui y règne. Chacun participe aux entrainements selon son niveau, ses possibilités, ses envies ou son objectif mais toujours dans la bonne humeur », me confie-t-elle. « Pour celui qui le souhaite, les entrainements permettent aussi de se préparer à des objectifs bien précis – marathon, semi, ultra trail, etc. – tout en bénéficiant des conseils et du soutien des plus expérimentés. » Et d’ajouter : « J’ai pu m’en rendre compte lors de la préparation pour le marathon de Rome (ndlr : voir notre édition de février). Lorsqu’un de nous se fixe un objectif, le groupe est derrière lui pour l’aider, l’encourager, le motiver et, si c’est possible, le jour J, nous nous relayons pour le soutenir. »

Un esprit de groupe salutaire dans un sport individuel et qui rajoute du sens à l’expérience Run in Liège où le plaisir doit rester au centre des préoccupations, la compétition n’étant qu’un facteur annexe. « Certains viennent uniquement pour se relaxer, bouger, prendre soin de leur forme et cela contribue à un mélange super convivial. Je n’ai vraiment pas l’impression de pratiquer un sport individuel mais, au contraire, je retrouve l’ambiance et l’esprit d’équipe que j’ai connus au basket », souligne celle qui a évolué pendant une dizaine d’année en première division nationale avec Flémalle, Bellaire et Sainte Walburge. « Et, ce qui ne gâche rien, les afters valent bien certaines troisièmes mi-temps (rires). »

Désormais, RiL fait partie de l’existence de Michelle comme de celles de ses nombreux autres adhérents. « Je prends un plaisir fou, que ce soit lors des balades-papotes ou lors des entrainements plus poussés en vue des différents challenges que nous adorons nous lancer », m’assure-t-elle. « Le prochain objectif pour une vingtaine de membres et moi-même sera le marathon de Paris en avril. » Le rendez-vous est pris !

Informations complémentaires sur Run in Liège (runinliege.be)

Thiebaut Colot

Crédit photos : Run in Liège

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Citoyenneté Divers Evénements

Politik: du 16 au 20 novembre à Liège

« Politique »: un mot qui a de moins en moins la cote auprès du grand public. Accablés de tous les maux, tenus pour responsables de tous les échecs de la société, les femmes et hommes politiques semblent investis d’une mission bien ingrate. Et pourtant, si l’on s’en tient à la définition première du mot, à son étymologie ( la gestion de la cité), nous sommes tous concernés, qu’on le veuille ou non par la politique. Comme l’affirme cette citation célèbre « si tu ne t’intéresses pas à la politique, la politique s’intéressera quand même à toi ». Dès lors, deux possibilités s’offrent à nous: subir ou agir. C’était donc sans doute le moment parfait pour créer un événement intitulé « Politik ». Un festival? Non, des rencontres, des projections cinématographiques, des débats, le tout clôturé par la traditionnelle foire du livre politique. Bref, l’occasion de réfléchir, loin des clichés et des préjugés, loin du traitement médiatique souvent biaisé.

A l’origine du projet, Paul-Emile Mottard, ancien Député Provincial (notamment à la Culture et au Tourisme) et actuel président du PAC (Présence et Action Culturelles) Liège, inspiré par un événement semblable auquel il a participé en France, il y a quelques années, a souhaité créer les premières Rencontres Internationales du Film Politique, une organisation inédite en Belgique. Son complice pour l’occasion, Directeur Artistique de Politik, ancien « Monsieur Cinéma » de la RTBF et fondateur du Wallimage, Philippe Reynaerts a concocté un programme cinématographique à la fois pertinent, intéressant et engagé.

Du 16 au 20 novembre, à la Cité Miroir et au Cinéma Sauvenière, le programme sera riche. En avant-première, mardi 16, en ouverture de ces rencontres, « L’Ennemi » de Stephan Streker, avec Jérémie Renier, une fiction inspirée d’un fait divers qui a secoué notre pays qui s’achèvera par une rencontre avec le réalisateur. Premier débat, le lendemain, mercredi 17, « Se battre ou débattre: le courage de la démocratie » organisé en collaboration avec Les Territoires de la Mémoire, un sujet particulièrement d’actualité en ces temps troublés. La soirée s’achèvera avec deux films au choix « St Nicolas est socialiste » ou « La Feministre », un documentaire qui suit Margot Wallström, ministre suédoise des Affaires étrangères.. Jeudi 18, l’après-midi sera consacrée, à la Cité Miroir, aux courts-métrages. En fin de journée, « Les femmes, quel pouvoir? », un débat 100% féminin et ensuite « Miss Marx », un drame historique biographique. Vendredi 19, un documentaire de 2021  » Les Présidents et la Télévision » de Hélène Maucourant et Mathieu Schwartz sera projeté à 14h à la Cité Miroir, tandis qu’à 20h30 aura lieu la projection du documentaire « Now » de Jim Rakete. En relation avec « Now » le débat du samedi 20 portera sur la question de l’environnement en tentant de répondre à la question suivante: « la démocratie peut-elle sauver la terre? ». Enfin, la soirée de clôture sera consacrée à « la Wallonie de Thierry Michel », réalisateur belge engagé.

Pour plus d’infos sur l’événement et son programme complet: http://www.politik-liege.be

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Citoyenneté

Le Plan « Grands froids » est activé

Comme chaque année à l’approche de l’hiver et jusqu’au 31 mars 2022, le Plan Grands Froids est activé à Liège pour que chaque sans-abri puisse trouver un endroit au chaud. Tant en journée qu’en soirée ou la nuit, tout est mis en œuvre pour que les personnes sans-abris puissent se reposer, se nourrir, dormir ou simplement se poser au chaud, dans de bonnes conditions d’accueil.

La volonté est d’assurer un accueil digne et l’ensemble des opérateurs publics et privés actifs sur le territoire liégeois et sérésien travaille de concert pour atteindre cet objectif. 

Le Relais Social du Pays de Liège assure la coordination du dispositif en parfaite concertation avec la Ville de Liège et son CPAS, et l’ensemble des opérateurs impliqués.  

En ce qui concerne le volume d’hébergements collectifs, il sera cette année équivalent à la situation « d’avant Covid ». Dans un contexte financier à enveloppe fermée, le Collège a veillé à assurer le plus grand nombre de lits possible, tout en tenant compte des contraintes sanitaires.

Concrètement, un abri supplétif de 25 places est ouvert dès le 15 novembre dans l’ancien internat de Don Bosco. Il vient renforcer les places disponibles à l’Abri de nuit de Liège, rue sur la Fontaine (30 lits) et à l’abri de nuit « Thermos » (26 lits). 5 lits seront également disponibles en maisons d’accueil et 14 lits à l’Abri de nuit de Seraing. La capacité d’hébergement est ainsi de 100 lits.

Notons par ailleurs qu’une gradation est prévue dans l’activité, lors des périodes de « Froids extrêmes », permettant l’activation de 15 lits supplémentaires.

Pour assurer la bonne gestion des différents dispositifs du Plan Grands Froids, le CPAS a par ailleurs engagé 6 éducateurs supplémentaires pour l’abri supplétif. 3,5 travailleurs sociaux viennent renforcer « Un toit pour la nuit » à Seraing, Opération Thermos, Accueil Botanique et la Croix Rouge.

Le Bourgmestre et les différents opérateurs assurent une analyse continue de la situation. Rappelons qu’en cas de froid intense, le Bourgmestre prend les mesures qui s’imposent pour ne laisser personne en rue.

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Citoyenneté Divers Musique

Les sons en voyage scolaire !

Dans les cours de récré, on joue au ballon, à la corde à sauter, à se raconter des histoires. Mais désormais, à Soumagne, Beyne-Heusay, Fléron, Blégny et Olne, c’est en musique que se déroulent les pauses. Imaginée par le Centre Culturel de Soumagne et les Jeunesses Musicales de la Province de Liège en réponse à un appel à projet de la Loterie nationale sur le thème de la lutte contre la pauvreté et pour l’insertion sociale par la culture, la Caravane des Sons est un nouvel outil pour vivre une expérience culturelle et artistique.

Tout a commencé en 2016 avec la création du Wégimont Festival, collaboration fructueuse entre les Jeunesses Musicales et le Centre Culturel de Soumagne, avec le soutien de la Province de Liège. Et comme les belles histoires n’ont pas de fin, c’est naturellement que les équipes ont pensé à ce projet de Caravane des Sons. Au sein d’une « caravane food truck » transformée en boîte à musique géante, les enfants peuvent composer leurs morceaux grâce à des applications installées sur 4 tablettes à l’intérieur de cet engin quelque peu magique… Ensuite, ils choisissent de diffuser leur création dans la cour de récré ou seulement dans les casques branchés aux tablettes. Mais ce n’est pas tout ! La caravane, aménagée et pensée avec le soutien d’Arsenic 2, se transforme en scène ou encore en coin lecture. En fait, Quatre configurations sont proposées :

  • Un espace de travail, de discussion, d’atelier ou d’enregistrement (4-5 personnes)
  • Un espace numérique de 4 tablettes interactives permettant : l’expérimentation et la création sonore ainsi que l’écoute et le visionnement de contenus musicaux
  • Un espace de diffusion vers l’extérieur (musiques pré-enregistrées sur les tablettes ou diffusées via un périphérique sur la sono externe)
  • Un espace scénique pouvant accueillir des artistes amateurs ou professionnels (du solo au trio)

En tout, ce sont 9 écoles qui auront la chance de tester la caravane des sons tout au long de cette année scolaire (dont 3 ont accueilli la caravane en mai et juin 2021). Fidèles à leur leitmotiv, les Jeunesses Musicales proposent des animations en lien avec le projet mais c’est également une occasion supplémentaire de développer la transversalité de plus en plus chère au secteur culturel, entre institutions ou associations mais aussi au sein des publics. « A travers les écoles, nous touchons tous les enfants, quel que soit leur milieu social, culturel ou familial », expliquent les créateurs du projet.

Une récréation en musique : avouez que, vous aussi, vous en aviez rêvé !

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Citoyenneté Evénements Nature

Nettoyer la ville avec l’équipe du Pentahotel

Situé Boulevard de la Sauvenière, le Pentahotel ne se contente pas d’être un hôtel. Fermement convaincue de la nécessité d’agir pour la planète et de devenir un acteur citoyen au coeur de la Cité Ardente, la Direction du Pentahotel met en place, plusieurs fois par an, des journées citoyennes.

Le 22 septembre à 15h30, l’équipe vous attend pour un nettoyage du quartier en famille! Inscrite dans le cadre de la grande opération nationale de nettoyage organisée par l’asbl Be WaPP, l’après-midi se terminera par une soirée festive à l’hôtel, dès 17h30, où le chef vous aura concocté de quoi vous sustenter et vous désaltérer. Les plus jeunes seront particulièrement gâtés puisque l’équipe du Pentahotel a prévu un château gonflable, des bonbons et des jeux!

Plus qu’un hôtel

Au-delà des services offerts par un hôtel, le Pentahotel tient à s’inscrire de façon citoyenne au coeur des villes et régions où les hôtels sont implantés. Tout a démarré avec les » lady’s nights » qui rassemblaient des clientes et l’équipe lors de soirées thématiques. Au fil du temps, les rendez-vous sont devenus citoyens: St Nicolas avec les restos du coeur, les journées de nettoyage, actions en collaboration avec les associations qui s’occupent des sans-abris…

Be WaPP

« Be WaPP est une association sans but lucratif créée par Fost Plus, Fevia Wallonie et Comeos. Elle est le fruit d’un accord de partenariat entre la Wallonie et les entreprises qui mettent des produits emballés sur le marché belge. Cet accord de partenariat vise à prévenir et à réduire les incivilités ayant un impact négatif sur la propreté publique et le cadre de vie en Wallonie, notamment les abandons de déchets dans l’espace public. L’asbl est financée par Fost Plus. « , peut-on lire sur le site Internet de l’association ( https://www.bewapp.be/). Synergie avec d’autres acteurs, sensibilisation, prévention, actions citoyennes, l’objectif est clair: réduire les dépôts sauvages et améliorer la propreté en Wallonie. Le « Grand Nettoyage » des 23 ,24 ,25 et 26 septembre prochains compte déjà 17 647 participants, citoyens, associations et entreprises ainsi que 34 082 élèves!

Pour vous inscrire à l’après-midi liégeoise organisée par le Pentahotel, vous pouvez contacter Valérie via sales.liege@pentahotels.com