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Un premier pas dans le monde du septième art ?

Des figurants liégeois sont recherchés pour le film Wil, de Tim Mielants. Une production des frères Dardenne.

« Pour le tournage du long-métrage WIL de Tim Mielants nous sommes à la recherche de figurants de 20 à 45 ans », annoncent Les Film du Fleuves – Frères Dardenne sur leur page Facebook. Le tournage aura lieu à Liège les premier, deux et trois juin. L’occasion idéale de découvrir l’envers du décor et de mettre un premier pied dans le monde du septième art.

Pour tous les renseignements complémentaires et les inscriptions, veuillez cliquer sur ce lien.

Thiebaut Colot

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« Un film à couper le souffle »

Comme chaque dimanche, Mag Liège vous livre ses conseils ciné pour clore le week-end en mode grand écran aux Grignoux.

Comme chaque dimanche, Mag Liège vous propose une sélection de longs métrages qui vous permettront de clore idéalement ce dernier week-end de mars. Une fois n’est pas coutume, c’est un film d’animation qui est mis à l’honneur avec Le Sommet des Dieux. Présenté à Cannes en sélection officielle, cette adaptation du manga culte dessiné par Taniguchi Jirõ et scénarisé par Yumemakura Baku est une totale réussite. En un seul opus d’un peu plus d’une heure et demie, Patrick Imbert parvient à rendre compte des cinq tomes de ce chef d’œuvre nippon !

Le pitch de ce film qui reçut le César du meilleur film d’animation en 2022 est particulièrement alléchant et repose sur cette question : George Mallory et Andrew Irvine sont-ils les premiers à avoir atteint le sommet de l’Everest en 1924 ? Seul le Kodak avec lequel les deux explorateurs devaient se photographier sur le sommet du monde pourrait livrer la vérité. Septante ans plus tard, un jeune reporter japonais prénommé Fukumachi pense reconnaître cet appareil entre les mains de Habu Jôji, un escaladeur disparu depuis de nombreuses années. Fukumachi va alors se lancer dans une enquête sous forme de quête, voyage ultime vers le Sommet des Dieux.

« Le Sommet des Dieux est un film d’animation totalement renversant. Avec sa réalisation millimétrée, ses plans incroyables, son design et ses dessins hivernaux et sa musique qui nous transporte, comment ne pas être touché par ce film aux valeurs profondes. À couper le souffle » assure Ecran Large. « Le Sommet des dieux tient un discours éminent et profond sur le désir des hommes de surpasser la nature. Un conte philosophique esthétique, réaliste, plein de suspense, qui intéressera par-delà les aficionados des sports alpins » , promet Bande à part. A voir absolument !

Dans un autre style : Trois fois rien. Une comédie sensible de Nadège Loiseau dans laquelle trois comparses vivent au jour le jour dans le bois de Vincennes jusqu’à ce qu’ils gagnent à la loterie. Un scénario qui permet à la réalisatrice française de filmer avec empathie ses trois héros dont le parcours est semé d’embûches. « Vivre, ce n’est pas attendre que passent les orages, c’est apprendre à danser sous la pluie ».

Autre style également mais totale réussite : Nobody has to know de l’excellent Bouli Lanners. Installé depuis longtemps dans la Cité Ardente, ce formidable acteur et réalisateur livre ici un film poignant. Tourné dans une Ecosse aux paysages grandioses, ce chef d’œuvre est un « grand film d’amour qui fend le cœur, à la pudeur et au lyrisme rentrés, impressionnant de maitrise », selon Les grignoux. Derrière et devant la caméra, Bouli Lanners a également parsemé son film de différents éléments de son histoire personnelle. Superbe !

Direction l’Irlande, juste à côté de l’Ecosse, avec Belfast de Kenneth Brannagh. Basé sur les souvenirs d’enfance de ce monstre sacré du cinéma anglo-saxon, Belfast nous fait remonter le temps avec Buddy, un gamin âgé de neuf ans en 1969, lorsque le conflit entre catholiques et protestants s’intensifie.

Nous retrouvons ensuite Vincent Lindon et Stéphane Brizé pour Un autre monde qui clôt la trilogie sur le monde du travail du réalisateur français. L’acteur aux multiples tics y incarne un cadre d’entreprise dans une critique sur les dérives de notre société ultra capitaliste.

Toujours à l’affiche : Madeleine Collins, un drame avec Virginie Efira dans le rôle principal. Dans ce film d’Antoine Barraud, la Belge y campe Judith, une maman qui mène une double vie entre la Suisse et la France. D’un côté de la frontière, elle élève une petite fille avec Abdel. De l’autre, elle a deux garçons avec Melvil. Alors que cet équilibre précaire se fissure peu à peu, Judith, prise au piège, opte pour la fuite en avant.

Toujours à l’affiche également, Animals sur l’affaire Ihsane Jarfi qui avait secoué Liège en 2012. Ce Liégeois de 32 ans avait disparu le 12 avril après une soirée à l’Open Bar. Deux semaines plus tard, son corps nu avait été retrouvé dans un champ. Ihsane Jarfi avait été battu à mort. Son seul tort aux yeux de ses quatre agresseurs ? Etre gay. L’enquête déterminera qu’Ihsane a agonisé plus de quatre heures avant de rejoindre les étoiles.

Un odieux assassinat homophobe – trois des inculpés écopèrent, en 2014, d’une peine de prison à perpétuité, le dernier prévenu prit trente ans – qui démontrait à quel point l’intolérance et l’homophobie pouvaient causer de terribles et tragiques dégâts.

« Dans Animals, le réalisateur belge Nabil Ben Yadir met en scène l’assassinat homophobe d’Ihsane Jarfi et propose une réflexion captivante et sans concession sur la violence et la capacité de l’homme à commettre l’indicible », selon la présentation faite par les Grignoux.

Pour les amateurs d’énigmes et d’enquêtes, deux films bien différents. Murder Party de Nicolas Peskof – avec une ribambelle de bons acteurs – qui s’inspire de l’univers d’Agatha Christie pour une Murder Party. Les décors sont soignés, les costumes sont sympas et le film se laisse regarder.

Dans la ville de Simenon, impossible de passer sous silence l’arrivée d’un nouvel hommage au célèbre inspecteur du 36 dans les salles obscures. Sobrement intitulé Maigret, ce film réalisé par Patrice Leconte, verra le légendaire homme à la pipe, interprété par Gérard Depardieu à la suite du désistement de Daniel Auteuil, enquêter sur la mort mystérieuse d’une jeune fille.

Enfin, pour les amateurs de comics, le retour de l’homme à la chauve-souris. Un nouvel opus de Batman, résolument noir, avec Robert Pattison en tête d’affiche. Un blockbuster de 100 millions de dollars à découvrir également à La Sauvenière.

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Murder Party aux Grignoux

Un bon film pour clore le week-end ? Il n’y a que l’embarras du choix.

A l’affiche des Grignoux, plusieurs excellents longs métrages. Adèle Exarchopoulos brille dans Rien à foutre, le « portrait et sensible d’une jeune femme contemporaine ». L’actrice française confirme son immense talent et fait de ce film une franche réussite.

L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame à Paris a secoué la terre entière. On se souvient encore de l’afflux massif de dons devant aider à sa reconstruction. Jean-Jacques Annaud retrace dans un film spectaculaire les efforts des femmes et des hommes qui, sur place, ont œuvré à sauver des flammes ce trésor. Trop rare au cinéma, Samuel Abarth – exceptionnel dans Les petits meurtres d’Agatha Christie – rayonne sur grand écran.

Agatha Christie, justement, fut à nouveau adaptée récemment – un troisième opus est déjà prévu – par Kenneth Branagh avec Mort sur le Nil. Cette fois, c’est Nicolas Peskof – avec une ribambelle de bons acteurs – qui s’inspire de la plus célèbre des romancières anglaises pour une Murder Party. Les décors sont soignés, les costumes sont sympas et le film se laisse regarder.

Bien évidemment, impossible de passer sous silence l’arrivée d’un nouvel hommage au célèbre inspecteur du 36 dans les salles obscures. Sobrement intitulé Maigret, ce film réalisé par Patrice Leconte, verra le légendaire homme à la pipe, interprété par Gérard Depardieu à la suite du désistement de Daniel Auteuil, enquêter sur la mort mystérieuse d’une jeune fille.

Film de prétoire et d’enquête, Goliath devrait ravir les passionnés du genre. Frédéric Tellier retrouve l’excellent Pierre Niney pour un film qui pointe du doigt les dangers environnementaux qu’occasionne un puissant pesticide.

L’affaire Ihsane Jarfi avait secoué Liège en 2012. Ce Liégeois de 32 ans avait disparu le 12 avril après une soirée à l’Open Bar. Deux semaines plus tard, son corps nu avait été retrouvé dans un champ. Ihsane Jarfi avait été battu à mort. Son seul tort aux yeux de ses quatre agresseurs ? Etre gay. L’enquête déterminera qu’Ihsane a agonisé plus de quatre heures avant de rejoindre les étoiles.

Un odieux assassinat homophobe – trois des inculpés écopèrent, en 2014, d’une peine de prison à perpétuité, le dernier prévenu prit trente ans – qui démontrait à quel point l’intolérance et l’homophobie pouvaient causer de terribles et tragiques dégâts.

« Dans Animals, le réalisateur belge Nabil Ben Yadir met en scène l’assassinat homophobe d’Ihsane Jarfi et propose une réflexion captivante et sans concession sur la violence et la capacité de l’homme à commettre l’indicible », selon la présentation faite par les Grignoux.

Dans Les jeunes amants, Carine Tardieu propose « une romance à contre-courant des idées reçues, pleine de tendresse ». Avec, notamment, Fanny Ardant, Melvil Poupaud et la remarquable Cécile de France.

On retrouve Gérard Depardieu dans Robuste« Un très beau film, fragile et intime, sur la rencontre de deux êtres que tout oppose, a priori. Un conte sur l’acceptation de soi porté par les parfaits Gérard Depardieu et Déborah Lukumuena en anges déchus mélancoliques », selon les Grignoux.

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On se fait une toile ?

Les conseils ciné de Mag Liège pour ce dimanche avec notamment le fim de Nabil Ben Yadir sur l’assassinat homophobe d’Ihsane Jarfi qui avait secoué Liège en 2012.

L’affaire Ihsane Jarfi avait secoué Liège en 2012. Ce Liégeois de 32 ans avait disparu le 12 avril après une soirée à l’Open Bar. Deux semaines plus tard, son corps nu avait été retrouvé dans un champ. Ihsane Jarfi avait été battu à mort. Son seul tort aux yeux de ses quatre agresseurs ? Etre gay. L’enquête déterminera qu’Ihsane a agonisé plus de quatre heures avant de rejoindre les étoiles.

Un odieux assassinat homophobe – trois des inculpés écopèrent, en 2014, d’une peine de prison à perpétuité, le dernier prévenu prit trente ans – qui démontrait à quel point l’intolérance et l’homophobie pouvaient causer de terribles et tragiques dégâts.

« Dans Animals, le réalisateur belge Nabil Ben Yadir met en scène l’assassinat homophobe d’Ihsane Jarfi et propose une réflexion captivante et sans concession sur la violence et la capacité de l’homme à commettre l’indicible », selon la présentation faite par les Grignoux.

Autre drame à l’affiche avec Virginie Efira dans le rôle principal : Madeleine Collins. Dans ce film d’Antoine Barraud, la Belge y campe Judith, une maman qui mène une double vie entre la Suisse et la France. D’un côté de la frontière, elle élève une petite fille avec Abdel. De l’autre, elle a deux garçons avec Melvil. Alors que cet équilibre précaire se fissure peu à peu, Judith, prise au piège, opte pour la fuite en avant.

Plus légère, la comédie déjantée Zaï Zaï Zaï, l’histoire de Fabrice, un comédien qui réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité lorsqu’il fait ses courses. Un postulat de départ qui va conduire Fabrice dans une cavale sans merci en direction de la Lorèze alors qu’il est devenu l’ennemi public numéro 1.

La BD culte de Fabcaro est ici adaptée avec brio par François Desagnat avec Jean-Paul Rouve dans le rôle principal. Une comédie burlesque et loufoque qui ne manque toutefois pas de pointer du doigt les dérives médiatiques de notre société.

Bien évidemment, impossible de passer sous silence l’arrivée d’un nouvel hommage au célèbre inspecteur du 36 dans les salles obscures. Sobrement intitulé Maigret, ce film réalisé par Patrice Leconte, verra le légendaire homme à la pipe, interprété par Gérard Depardieu à la suite du désistement de Daniel Auteuil, enquêter sur la mort mystérieuse d’une jeune fille.

Enfin, pour les amateurs de comics, le retour de l’homme à la chauve-souris. Un nouvel opus de Batman, résolument noir, avec Robert Pattison en tête d’affiche. Un blockbuster de 100 millions de dollars à découvrir également à La Sauvenière.

Thiebaut Colot

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Zaï Zaï Zaï Zaï : cavale loufoque et savoureuse

L’adaptation réussie de la BD culte de Fabcaro.

Zaï Zaï Zaï Zaï, c’est l’histoire de Fabrice, un comédien qui réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité lorsqu’il fait ses courses. Un postulat de départ qui va conduire Fabrice dans une cavale sans merci en direction de la Lorèze alors qu’il est devenu l’ennemi public numéro 1.

La BD culte de Fabcaro est ici adaptée avec brio par François Desagnat avec Jean-Paul Rouve dans le rôle principal. Une comédie burlesque et loufoque qui ne manque toutefois pas de pointer du doigt les dérives médiatiques de notre société.

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« Don’t Look Up » : une véritable satire de notre société sur fond de catastrophe écologique

Alors que l’industrie cinématographique est en profonde mutation, « Don’t Look Up : déni cosmique » réalise un carton d’audience sur Netflix. Une satire de notre société sous forme de métaphore de la crise du réchauffement climatique qui pousse à la réflexion.

L’industrie cinématographique, au sens large, est en profonde mutation. D’une part, les grands studios ancestraux rechignent à prendre des risques, se contentant trop souvent de produire des suites à des succès existants, des blockbusters pétaradants ou des films de super-héros, déclinant ces franchises à l’infini. D’autre part, l’émergence de plateformes ultra puissantes comme Netflix, OCS, Disney+ ou Prime Vidéo (Amazon) a rebattu les cartes. Fini le désormais traditionnel canevas : sortie en salle, sortie en VOD, diffusion à la TV. Parfois, certaines productions sortent simultanément en VOD et sur grand écran. Pour d’autres œuvres, elles sont directement produites par les géants que sont Netflix et ses concurrents pour être disponibles sur leurs plateformes sans passer par la case cinéma.

Ces dernières années, ces nouveauxleaders de l’industrie du divertissement audio-visuel ont produit à tour de bras des séries mais aussi des films avec des castings de rêves et des budgets faramineux, récoltant au passage de nombreuses récompenses dans les traditionnels galas de la corporation.

Cette nouvelle ligne directrice s’est encore accélérée depuis l’apparition du Covid19 qui a entraîné la fermeture des salles obscures pendant de nombreux mois et contribué à encore davantage modifier les habitudes de consommation de la population.

Récemment, Netflix sortait « Don’t Look Up : déni cosmique », une nouvelle production ambitieuse portée par Leonardo Di Caprio et Jennifer Lawrence avec une distribution tout simplement incroyable : Meryl Streep, Cate Blanchett, Jonah Hill, Timothée Chalamet, Ariana Grande, Kid Cudi ou encore Chris Evans et Tomer Sisley, excusez du peu !

Le pitch ? Une comète de près de dix kilomètres de long fonce droit sur la terre, promettant l’anéantissement de celle-ci et de toute forme de vie terrestre. Mais les scientifiques qui l’ont découverte vont se heurter à l’inaction du gouvernement et à l’incrédulité – ou à la volonté de faire la sourde oreille – de la population, rendant la situation aussi ubuesque que catastrophique mais également tristement drolatique.  

Production de 75 millions de dollars, « Don’t Look Up : déni cosmique » a rencontré immédiatement un succès colossal. Avec plus de 320 millions d’heure de streaming quinze jours après sa sortie, il est déjà le deuxième film le plus vu de la (courte) histoire de Netflix, juste derrière « Red Notice « ! Un plébiscite qui donne foi en l’avenir.

En effet, sur fond de « film catastrophe », ce long-métrage d’Adam McKay, à qui l’on doit déjà « Vice » ou « The Big Short : le casse du siècle », est une formidable satire de notre monde et de ses travers. Cette comédie, n’hésitant pas à verser dans la parodie et la caricature, est une métaphore assumée de la crise du réchauffement climatique donnant à voir les travers de notre époque : désinformation, culte de la célébrité et de l’instantanéité, cupidité, incompétence de nos dirigeants, trafic d’influence au plus haut niveau de l’état, démagogie des politiques, volonté permanente de créer du buzz. Si les préoccupations climatiques sont au centre de ce film, la critique grinçante qu’il fait de notre société contemporaine ne peut qu’interpeller tout un chacun, notamment au travers d’une galerie de personnages qui ne sont pas sans rappeler des personnalités existantes ou un mix de plusieurs d’entre elles.

Si l’humour est bien présent dans ce film, il est presque libérateur tant certaines situations sont grotesques mais, hélas, terriblement proches de ce que nous pouvons constater jour après jour dans ce grand barnum qu’est notre planète terre en 2022. Une œuvre qui ne peut que nous inciter à une profonde réflexion sur les valeurs qui dirigent nos existences et sur la futilité de celles-ci. Un « déni cosmique » qui invite à se confronter à nos propres contradictions. Mission réussie ?

Thiebaut Colot

Crédit photo : Neflix

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« Connaissons-nous vraiment Georges Simenon ? »

C’est une question qui sera abordée lors de la prochaine conférence de l’Alliance française.

Georges Simenon est sans aucun doute l’un des Liégeois les plus connus à l’étranger. Plus de trente ans après sa mort, il reste l’un des auteurs en langue française les plus traduits dans le monde entier – derrière les illustres Jules Verne et Alexandre Dumas – et les tirages cumulés de ses livres dépassent les 550 millions d’exemplaires ! Né à Liège en 1903, ce maître du roman policier est régulièrement adapté au cinéma et à la télévision. En février sortira en salle un nouvel hommage au célèbre inspecteur du 36. Sobrement intitulé « Maigret », ce film réalisé par Patrice Leconte, verra le légendaire homme à la pipe, interprété par Gérard Depardieu à la suite du désistement de Daniel Auteuil, enquêter sur la mort mystérieuse d’une jeune fille.

Le jour de la Saint-Valentin, pour les passionnés de l’œuvre de cet immense écrivain et pour les curieux, il sera possible de mieux connaître notre illustre compatriote. L’Alliance française de Liège – créée en février 2012 et reconnue par la Fondation Alliance française internationale et qui a pour but de promouvoir la langue française et les cultures francophones à Liège et dans l’Euregio Meuse-Rhin – organise en effet une conférence sur Simenon dont l’invité sera Michel Carly. Cet universitaire belge est écrivain, scénariste, biographe et spécialiste de Georges Simenon. Il est d’ailleurs consultant Simenon aux Éditions Omnibus à Paris. Sur la scène de la Salle de la Grande Main du Théâtre de Liège, il révèlera des aspects méconnus du grand écrivain liégeois sur le thème : « Simenon le mal compris ».

Quand ? Le lundi 14 février à 18 heures

Réservation obligatoire via la billetterie en ligne du Théâtre de Liège

Thiebaut Colot

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Du beau monde à La Sauvenière pour la Saint-Valentin

Le jour de Saint-Valentin est aussi l’occasion de s’octroyer un bon film à la Sauvenière.

Dans ce magnifique cinéma du centre-ville dont la programmation pointue mais variée ravit les amateurs du septième art, il sera possible de se faire une toile ce lundi 14 février, jour de la fête des amoureux.

Avec une superbe distribution, l’inénarrable Edouard Baer a réalisé Adieu Paris, une comédie qui vaut le détour. « Édouard Baer réunit autour d’une table huit grandes gueules du cinéma francophone parmi lesquelles François Damiens et Benoît Poelvoorde. Une comédie foutraque et enlevée qui s’amuse à jouer avec la renommée de ses acteurs », résume en guise d’apéritif le site des Grignoux.

Quoi de mieux qu’un film sur l’amour et l’amitié pour célébrer cette Saint-Valentin ? Poser la question c’est un peu y répondre et, pour cela, filez voir L’Amour c’est mieux que la Vie, le dernier long-métrage de Claude Lelouch dont nous faisions l’apologie récemment (chronique à lire ici).

Ambiance romantique pour le dernier Paul Thomas Anderson, Pizza réglisse, un titre qui donne faim. Un film sous forme de « romance vintage, étonnamment douce, en même temps qu’une lettre d’amour au Hollywood des années 1970 », d’après les Grignoux.

Changement de décor pour C’mon C’mon de Mike Mills avec l’excellent Joaquin Phoenix qui « interprète un journaliste mélancolique qui retrouve goût à la vie au contact de son neveu », toujours selon l’institution de la place Xavier Neujean.

Joyeuse Saint-Valentin !

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Serez-vous dans le prochain film de Joey Starr ?

« La saveur de la mort », un film dans lequel joue Joey Starr prendra pour quelques jours ses quartiers à Herstal. Des figurantes liégeoises sont demandées pour une nuit de tournage.

Herstal accueillera prochainement l’équipe de tournage du film « La saveur de la mort » de Jean-Luc Herbulot avec Joey Starr, Asia Argento, Ruben Ochiandiano et Riccardo Scamarcio. Ce long-métrage suit un tueur à gages en proie à une crise existentielle et décidé à quitter la profession et à mettre les voiles avec sa chérie. Un plan qui risque d’être perturbé par son ancien patron et un mystérieux jeune homme.

Pour la nuit de tournage du 18 février, le casting de cette production tricolore cherche des figurantes liégeoises âgées de 18 à 28 ans. Au menu ? Une scène « soft » de trafic de femmes. Un défrayement est prévu. Serez-vous prochainement sur grand écran ?

Pour postuler, c’est ici.

Thiebaut Colot

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Le ciné belge, une fierté noir-jaune-rouge

Depuis de nombreuses années, le cinéma belge est réputé à l’étranger et de nombreuses productions furent primées dans différents festivals. Le Centre culturel de Waremme organise une conférence sur le septième art belge francophone pour le revisiter de fond en comble.

Plusieurs réalisateurs belges sont considérés comme de véritables orfèvres. Jaco Van Dormael, les frères Dardenne, Joachim Lafosse sont régulièrement plébiscités par la critique à l’international et ont déjà glané plusieurs prix. De même, les actrices et acteurs belges s’exportent (très) bien et tournent avec les grands noms de l’industrie cinématographique. Benoit Poelvoorde, Cécile de France, François Damiens, Marie Gillain, Emilie Dequenne ou encore Olivier Gourmet ont contribué à faire rayonner le septième art belge en dehors de nos contrées, séduisant notamment le réputé difficile public français.

Le Centre culturel de Waremme organise ce 8 février à 14 heures une conférence sur le cinéma belge francophone. L’occasion de revenir sur l’histoire et la bonne santé d’un cinéma noir-jaune-rouge dont la renommée dépasse largement nos frontières.

Infos et réservations : CONFÉRENCE – LE CINÉMA BELGE FRANCOPHONE – Passage9 – Centre culturel de Waremme

Thiebaut Colot

Crédit photo : Passage 9

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La plus haute salle d’escalade d’Europe à la basilique de Cointe !

L’ivresse des cimes. La basilique de Cointe va devenir la plus haute salle d’escalade d’Europe pour un projet sensationnel qui renforcera à coup sûr l’attrait touristique de la Cité ardente.

« C’est avec une grande fierté que nous avons appris que la Fondation « Basilique de la Paix » avait sélectionné notre projet pour la réhabilitation de la Basilique de Cointe à Liège », annonce sur les réseaux sociaux le Groupe Gehlen qui porte cette initiative avec la société The Wall – Escalade en collaboration avec Créative Architecture.

Ce projet baptisé « Basilique Expérience » est un concept totalement innovant. « Il s’agit avant tout de créer un lieu ouvert à tous, qui proposera une multitude d’activités, avec l’escalade comme fil conducteur », poursuit le Groupe Gehlen. Concrètement, au cœur de la basilique, avec quarante mètres de hauteur sous plafond, se trouvera une salle d’escalade qui combinera les trois disciplines olympiques – la voie, le bloc et la vitesse – et sera la plus haute d’Europe. Un restaurant panoramique, surmonté d’une coupole vitrée pour offrir une vue d’exception sur le Cité Ardente fera également son apparition, tout comme un cinéma de quartier de quelques salles, un espace polyvalent et des logements atypiques pour une expérience nocturne unique et insolite.

Ce chantier titanesque qui devrait offrir un joli coup d’éclairage à Liège se fera dans le respect de l’édifice originel et de sa fonction initiale. « À la demande de la Fondation, le Chœur sera préservé comme espace mémoriel, et la Crypte et la Sacristie resteront destinées au culte religieux », précise sur les réseaux le Groupe dont le siège social se situe à Malmédy. « Notre objectif était de proposer une réaffectation qui respecte l’historique du site et ses caractéristiques architecturales, mais également un projet respectueux de la vie du quartier et de ses riverains. » Et d’ajouter que «  « Basilique Expérience » se veut avant tout un projet fédérateur, capable de rassembler un maximum de personnes autour de ce lieu emblématique, et qui renforcera certainement encore l’attrait touristique de la Cité Ardente. »

Thiebaut Colot

Crédit photo : Groupe Gehlen

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« L’Amour c’est mieux que la Vie »

Claude Lelouch revient au cinéma avec « L’Amour c’est mieux que la Vie ». Un cinquantième film qui célèbre l’amour et l’amitié et qui se révèle aussi divertissant que touchant.

« Je ne serais pas arrivé là si ma mère ne m’avait pas caché dans des salles de cinéma sous l’Occupation, alors que nous étions recherchés par la Gestapo. Le cinéma m’a sauvé la vie au sens propre comme au figuré. Nous déménagions sans cesse pendant la guerre. Il fallait partir dès que nous étions repérés. Dans toutes les villes où nous passions, à Nice, à Grenoble, à Voiron, à Paris, à Aix-les-Bains, ma mère me déposait dans une salle en début d’après-midi pour avoir quelques heures tranquilles, afin de se procurer des faux papiers, trouver des solutions pour gagner un peu d’argent ou des adresses où se cacher. Elle allait voir l’ouvreuse et lui glissait un pourboire pour qu’elle jette un œil sur moi. J’avais 5 ou 6 ans, je m’asseyais au premier rang et je regardais le même film en boucle, totalement fasciné, jusqu’à ce qu’elle vienne me chercher. J’étais au paradis »confiait Claude Lelouch au prestigieux quotidien Le Monde fin janvier« Je suis tombé amoureux du cinéma en cette époque troublée dont je ne percevais pas les drames. Je n’avais ni poupée ni train électrique, le premier jouet que l’on m’a offert a été le cinéma. J’étais un petit garçon insupportable qui ne tenait pas en place, et la seule façon de me calmer était de me mettre devant un écran. Le cinéma, c’était aussi le seul moment où je ne voyais pas ma mère pleurer. Toutes les nuits, en revanche, dans les lits que nous partagions chez des connaissances ou des amis d’amis, je l’entendais sangloter. »

C’est donc depuis tout petit que le célèbre réalisateur français a lié une relation forte avec le cinéma. Une passion dont il fera son métier avec autant de talent que d’hyperactivité – cinquante films en plus de cinquante ans de carrière – pour une foultitude de succès populaires et critiques. C’est à ce cinéaste français chantre de l’amour que l’on doit notamment « Un homme et une femme » (Oscar du meilleur film étranger), « L’aventure c’est l’aventure », « Les Uns et les autres » (nommé au César du Meilleur film), « Itinéraire d’un enfant gâté », « Tout ça… pour ça ! », « Roman de gare », « Une plus une » ou encore « Salaud, on t’aime » où il mettait en scène Johnny Hallyday. Une carrière aussi prolifique que réussie pour faire mentir Les Cahiers du Cinéma qui avait écrit ceci à la sortie de son premier long-métrage, « Le propre de l’homme » : « Claude Lelouch, retenez bien ce nom, vous n’en entendrez plus jamais parler. »

Celui qui a reçu la Palme d’or pour « Un homme et une femme », le film qui fera véritablement décoller sa carrière, a dirigé les plus grands acteurs et les plus flamboyantes actrices et peut s’enorgueillir d’une œuvre qui passera à la postérité. À quatre-vingt-quatre ans, le cinéaste français songe à la retraite mais sort un dernier bijou joliment intitulé « L’Amour c’est mieux que la Vie ». Dans ce style léger et grave qui a fait sa renommée, Claude Lelouch filme Sandrine Bonnaire, Gérard Darmon et Ary Arbittan pour célébrer l’amour et l’amitié. Une histoire qui fait mouche, des acteurs impeccables, une ribambelle de comédiennes et comédiens talentueux – Béatrice Dalle, Clémentine Célarié, Elsa Zilberstein, Philippe Lellouche, Kev Adams -, des scènes touchantes mais drôles aussi, des dialogues savoureux – « si le premier venu n’est pas le dernier des cons, pourquoi pas ? » – et une jolie photographie font de ce film une réussite qu’apprécieront les fans du déjà mythique réalisateur ainsi que les amoureux du cinéma et… de la vie.

Un film programmé notamment au Pathé de Verviers, au Kinépolis de Liège, à l’Imagix de Huy et aux Grignoux.

Thiebaut Colot

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Itinéraire d’un passionné

« Monté » à Paris pour devenir acteur, Sacha Vanbockestal est un irréductible passionné. Itinéraire d’un jeune Liégeois en quête d’infini.

À l’ère du numérique, c’est par écrans interposés que je m’entretiens avec Sacha Vanbockestal, ce Parisien d’adoption, parti dans la capitale française en 2018 pour faire de sa passion son métier. « Depuis tout petit, j’adore le cinéma, jouer et être sur scène. Déjà à l’école primaire, je participais à des ateliers théâtre », se rappelle ce récent trentenaire. A dix-huit ans, ce sportif émérite tente d’entrer au Conservatoire de Liège mais échoue au test d’entrée. Pensant devoir mettre ses envies de scène au placard, il suit diverses études – communication, langues, instituteur primaire – sans jamais s’y épanouir. À vingt-trois ans, il plaque les études et bosse pendant deux ans comme magasinier au CHU. « C’était bien, j’avais un salaire, la sécurité. Mais il me manquait la passion. »

« Tout ce qui n’est pas passion est sur un fond d’ennui », écrivait Henri de Montherlant. Et l’ennui, bien peu pour Sacha qui, à l’aube de ses vingt-sept printemps, prend une décision drastique : devenir acteur. Pour cela, le Liégeois doit s’exporter à Paris. « J’ai eu la chance d’être fort soutenu par mes proches. Bien entendu, ma maman (ndlr : Marie-Kristine Vanbockestal, Administratrice du Forem) avait quelques craintes concernant la sécurité de l’emploi mais elle m’a encouragé dans mon choix, comme l’a fait mon papa qui connaît davantage le milieu artistique pour avoir travaillé pendant plus de trente au Philarmonique de Liège », continue-t-il. Et voilà comment un « petit » Liégeois se lance à l’assaut de la métropole francilienne.

Dans la capitale de l’Amour, Sacha élit domicile à Malakoff, au sud de Paname et non loin du Studio Pygmalion où il suivra une formation d’acting pendant trois ans, achevée en décembre dernier. « Je n’y avais pas un horaire scolaire. J’avais cours quatre jours par semaine pendant quatre heures. D’abord le soir la première année et ensuite en journée », me détaille Sacha dont la passion transpire de chacune de ses interventions. « Cette formation et par-là même l’apprentissage du métier d’acteur n’était absolument pas robotique ou mécanique. C’était très pratique et peu théorique avec un accent mis très singulièrement sur les émotions. »

Les émotions au centre du game

Le mot est lâché : émotion(s). Car c’est en eux-mêmes que les acteurs puisent l’inspiration pour progresser, se développer et parvenir à jouer des textes aussi bien tragiques que comiques. « Nous avions par exemple un parcours émotionnel qui permettait de réveiller et révéler nos émotions », partage Sacha. « Ce travail très libre mais terriblement exigeant m’a permis de me révéler à moi-même afin d’amener ma personnalité sur le plateau. » Une mise à nu et un « lâcher-prise » indispensable pour atteindre la quintessence de son jeu. « Un comédien amène son vécu, ses émotions et interprète un texte à sa manière. C’est ainsi et seulement ainsi que la magie peut opérer. Cette sincérité va permettre de plonger davantage les spectateurs dans la scène et d’avoir un vrai moment de partage avec eux », raconte ce néo-Parigot.

C’est également de cette manière que Sacha tire tout le plaisir de sa profession. « Pouvoir réinventer des personnages, réinterpréter des textes, user de différentes émotions, c’est génial ! » s’enthousiasme celui qui a une nette préférence pour les œuvres contemporaines sans toutefois être réticent à des formes plus classiques ou normées. En discutant à bâtons rompus avec lui, je ne peux qu’être séduit par la sincérité de ses propos, son engagement fort et cette passion qu’il sème avec gourmandise.

Lors de ces trois dernières années, ce sympathique Liégeois a eu l’occasion de participer à des pubs, une dizaine de courts métrages et une expérience immersive sur le thème de la « Casa de Papel ». Il vient de terminer son plus gros projet, un « court » – comme on dit dans le métier – d’une vingtaine de minutes dont il tient l’un des rôles principaux et qui sera prochainement présenté à des festivals. Ce film, intitulé « La Roche aux Sabots » en référence à des roches de six mètres que des amateurs du monde entier viennent escalader, raconte l’histoire de trois potes qui pique-niquent en forêt et se mettent à la recherche d’une jeune fille avec qui l’un d’entre eux a un « match » Tinder. « Ce fut la première fois que je suis parti hors de Paris pour plusieurs jours de tournage et cela fut une bonne avancée pour moi dans la compréhension de mon métier », me précise celui qui a récemment réussi son examen de chauffeur VTC.

Un milieu impitoyable et hyper concurrentiel

Ce n’est pas une légende, le milieu du cinéma est hyper concurrentiel. « Rien qu’à Paris, il y a douze mille comédiennes et comédiens ! » s’exclame Sach’. Et ce monde peut se révéler impitoyable quand les échecs aux castings se multiplient. « Ce qu’il faut garder en tête, c’est que même si tu es le meilleur à l’audition, tu peux ne pas obtenir le rôle convoité parce que tu n’as pas le bon profil, le bon physique, ou que le contact avec le réalisateur fut moins concluant », m’explique-t-il. « Il y a énormément d’intangibles et il faut savoir relativiser quand tu n’es pas choisi, ne pas perdre confiance et ne jamais lâcher. »

Cette motivation incroyable, cette ardeur dans le travail, cette persévérance, cette soif d’apprendre et de tracer sa route, je la perçois distinctement chez mon interlocuteur. « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront».  Une maxime de René Char qui colle parfaitement au parcours et aux aspirations de Sacha. Car le métier qu’il s’est choisi est ardu et le chemin parsemé d’embûches. « C’est une profession dans laquelle tu es livré à toi-même », reconnait-il. « Même quand tu as un agent, tu dois bosser de ton côté pour faire ton trou et progresser ».

Et si la voie qu’a empruntée ce Liégeois lui a demandé quelques sacrifices, c’est encore et toujours la passion qui l’emporte à l’heure où, sa formation achevée, il va réellement se jeter dans le grand bain et courir les castings. « Cependant, il ne faut pas seulement attendre que les opportunités se présentent à toi, il faut aussi les provoquer et cela passe par la nécessité de créer ses propres projets », m’assure-t-il. Et pour faire de ce principe une réalité, Sacha a réalisé un (très) court-métrage (à découvrir ici) avec un Bruxellois rencontré sur les bancs du Studio Pygmalion. Une première création proposée au Nikon Film Festival de Paris dont le thème, cette année, est le rêve.

« Liège m’a vu grandir »

Dans cette production, les deux compères campent deux personnages qu’ils aimeraient pouvoir faire évoluer dans d’autres formats par la suite avec la volonté affichée de mettre en avant l’humour belge mais sans la caricature qu’en font nos voisins d’outre-Quiévrain. « Ce sera l’occasion de tester nos personnages », me résume Sacha qui compte bien continuer à écrire et développer ses propres projets à l’avenir.

Exilé à Paname, il n’en oublie pas son terroir d’origine. « J’adore Liège, elle m’a vu grandir et je souhaite la mettre en avant dans le futur », m’avoue-t-il. « Mais à Paris, j’ai l’impression qu’il y a toujours quelque chose de nouveau, que je ne parviendrais jamais à en faire le tour et à tout découvrir. Le dix-huitième, par exemple, est vivant, populaire et artistique mais j’aime aussi beaucoup Strasbourg – Saint-Denis, Oberkampf ou le Marais. »

Alors que la discussion pourrait s’éterniser encore des heures, vibrionnante de passion, je remarque que le temps a filé à toute vitesse. Il est l’heure de prendre congé et de mettre un point final à cet article et non à la carrière de Sacha qui, je n’en doute pas un seul instant, fera rapidement parler de lui, sur les petits et grands écrans. Et pour se quitter avec élégance, quoi de mieux que de convoquer un géant du septième art, Jean-Luc Godart : « Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma, on parle de tout, on arrive à tout. »

Thiebaut Colot