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Les jeudre’mix

Après les confinements successifs, les événements culturels, gastronomiques ou musicaux se succèdent, se ressemblent … ou ne se ressemblent pas. Parmi eux, les afterwork ont le vent en poupe. Entre amis ou entre collègues, ils constituent autant d’occasions de faire la fête dans des endroits originaux, atypiques voire, pour certains, totalement interdits au public le reste de l’année.

Sans dire qu’ils constituent un phénomène de mode, les afterwork, disais-je en introduction, ont le vent en poupe. Pas une semaine donc sans qu’une enseigne, une entreprise, un club d’affaires ou encore une institution publique organise son événement. Si, dans l’absolu, toute occasion de faire la fête est bonne à prendre, il n’en demeure pas moins que quantité ne rime pas toujours avec qualité. L’afterworker / l’afterworkeuse qui sommeille en vous évitera donc les événements où le vin est de piètre qualité, la bière tiède et la musique constituée d’un mix récupéré sur YouTube balancé sur une sono qui crachote.

Nouveaux venus dans le paysage liégeois, les Jeudre’Mix, après une première édition couronnée de succès en avril dernier, s’imposent d’ores et déjà comme les prochains événements liégeois incontournables à noter absolument dans vos agendas et, bien entendu, à ne rater sous aucun prétexte.

Derrière le concept, il y a la boutique Mix-it Store de Sébastien Fédrigo sise sur le boulevard de la Sauvenière à hauteur du numéro 113. Puisqu’il ne peut pas être au four et au moulin ou, disons plutôt, au mix, au bar et au réseautage, Sébastien a su s’entourer de plusieurs partenaires qui contribuent sans conteste au succès du concept. Ainsi, côté bar et petite restauration, on retrouve FoodArts et son équipe charmante et dynamique, à la sono, DJ Archibald (Antidote, Le Cadran) et, parce que Sébastien pense à tout, le Pentahotel Liège qui vous offrira un tarif préférentiel si vous décidez de la jouer fine et de dormir sur place … ou presque.

Cerise sur le gâteau, l’événement a pour cadre l’arrière-cour de la boutique qui n’est généralement accessible qu’aux résidents de l’immeuble.

Que dire de plus ? Rien à vrai dire si ce n’est qu’aux Jeudre’Mix, le vin est de qualité, la bière est à bonne température et la musique juste comme il faut. J’ajouterais bien que le verre de bienvenue est offert, que l’ambiance est chic et casual et que le public est à l’avenant mais je ne voudrais pas en faire des tonnes. C’est déjà le cas ? Bah, tant pis, ce qui est fait est fait.

Les Jeudre-Mix : 18 juin 2022 de 18 à 23h / Mix-it Store – Boulevard de la Sauvenière, 113 à Liège.

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :  
https://www.facebook.com/mixitstore/

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Business création Portraits

« Il faut pouvoir constamment s’adapter »

Malgré la conjoncture difficile, Tina Calla n’a pas eu froid aux yeux en lançant Nagal. Nous vous emmenons à la découverte de cette créatrice liégeoise de trousses à bijoux.

Pendant longtemps, Tina Calla a travaillé comme déléguée médicale et Account Manager en milieu hospitalier. « J’adorais mon job, j’étais à ma place », m’assure-t-elle d’emblée. En 2010, Tina accouche de son deuxième garçon, Raphaël. « Un enfant différent », précise-t-elle avec pudeur. Face à l’évolution de sa situation familiale, cette passionnée de mode, de lecture, de gastronomie et de voyages doit faire des choix et renonce à son activité professionnelle. « Pour Raphaël, c’est un combat de tous les instants qui me fait découvrir plein de mondes différents. »

Un jour, dans la bijouterie Coloris à Liège, Tina observe que la marmotte dans laquelle sont présentés les bijoux pourrait être bien utile pour ranger les siens. Seul hic, ces marmottes ne sont pas à vendre. Cette Liégeoise se renseigne pour en acquérir mais n’en trouve pas. Désireuse de trouver une solution pour travailler de chez elle, elle décide alors de créer sa propre trousse à bijoux. Grâce à Fanny de chez TexLab, Tina, qui n’a pas les compétences techniques pour réaliser seule son projet, apprend à dessiner le prototype auquel elle aspire pour que son fabricant comprenne ce qu’elle désire. La première pierre de Nagal était posée.

Au départ imaginée en velours, la trousse à bijoux sera finalement confectionnée en « atlas » (une matière vegan, imitation cuir) par un fabriquant belge possédant un atelier en Tunisie depuis les années cinquante. « Il y a là un vrai savoir-faire de maroquinerie. Tout est fait à la main et les ouvriers sont payés à leur juste valeur. Cette rétribution éthique est particulièrement importante pour moi », m’assure Tina. Si la pandémie mondiale a considérablement complexifié le processus de création et de production, Nagal – le nom de la société de ma sympathique interlocutrice trouvé dans les accords Toltèques et qui reflète tout le cheminement personnel pour en arriver là – sortait ses premières trousses en novembre 2020. « Je suis la meilleure ambassadrice de mon produit », rigole Tina qui propose un modèle standard et un autre de voyage. « Je l’utilise tout le temps et cela me facilite la vie. »

Comme dans tout processus créatif et démarche entrepreneuriale, les doutes sont nombreux. « J’ai toujours été une super commerciale pour autrui mais je remarque que c’est plus difficile pour moi-même », nous avoue cette élégante femme de quarante-neuf ans. « La jeune génération ne se pose peut-être pas autant de questions mais je dois reconnaître que voir le regard interrogateur de mon interlocuteur peut me faire douter. Et puis, le positionnement est parfois difficile à établir car tout bouge tellement vite désormais. Il faut pouvoir s’adapter constamment. »

Heureusement, Tina peut s’appuyer sur un excellent produit, ses trousses étant à la fois superbes et pratiques et sa collection s’étant enrichie depuis des trousses à maquillages en cuir 100% recyclé et nylon ainsi que prochainement de pochettes pour gsm en cuir italien. « Je suis vraiment contente d’offrir de la nouveauté même si l’actualité mondiale fait exploser les prix », constate-t-elle. Et si l’aventure n’en est finalement qu’à ses débuts, cette maman de deux enfants soutenue par sa famille et ses amies ne s’empêche toutefois pas de voir à plus long terme. « Dans l’idéal, j’aimerais personnaliser la marque. Que les clients souhaitent acheter du Nagal », se projette-t-elle. « Et puis, sortir de mon réseau, de mes frontières, ce qui paradoxalement est parfois la difficulté de l’e-commerce. »

Avec Nagal, cette créatrice de trousses à bijoux a trouvé un terrain d’expression propice à sa créativité. « J’y retrouve le plaisir de bosser, celui de l’autonomie et de goûter à l’indépendance, une certaine discipline, la prise de risques et la satisfaction de créer quelque chose de A à Z », détaille Tina. « Par contre, la solitude est parfois pesante. Les doutes peuvent vite s’installer pour moi qui ai toujours travaillé en équipe. Dans le futur, j’espère trouver quelqu’un avec qui collaborer, quelqu’un qui porterait le projet avec moi et apporterait ses idées. »

Et si Tina croise les doigts pour que Nagal soit une vraie « success story », elle garde dans un coin de sa tête la volonté de manufacturer ses trousses dans un atelier protégé. « C’était ma volonté initiale mais les coûts de production étaient trop conséquents. Mais je ne baisse pas les bras. Raphaël pourrait y travailler ou venir m’épauler », conclut-elle de manière à boucler la boucle.

Thiebaut Colot

Plus d’informations sur www.nagal-eshop.com , https://www.facebook.com/nagalaccessories et https://www.instagram.com/nagal_accessories/

Les produits Nagal sont également en vente chez Accessoire Grège à Embourg et chez Youpla à Liège.

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Business Divers Publi reportages

« Mieux aborder les défis de la société d’aujourd’hui »

« Mag Liège » vous emmène à la découverte de deux jeunes « techno-entrepreneurs » incubés au VentureLab pour y développer Zeiko, un outil qui pourrait révolutionner le traitement et la diffusion de l’information.

L’inspiration survient bien souvent dans des lieux inattendus. Pour Rémi Raimondi, ce fut lors d’un jogging dans les bois. Foulées souples, casque vissé sur les oreilles avec en fond sonore un podcast sur l’entreprenariat, il lui vient l’idée de créer un nouveau logiciel éditeur de documents. « Durant mes études, j’étais frustré par le traitement de texte utilisé lorsque je devais rédiger mes rapports de stage. C’était souvent très long et tant le message que les idées principales se retrouvaient considérablement dilués », m’explique-t-il en visio-conférence. Illico presto, il appelle son ami Nicolas Mahiat rencontré lors des cours préparatoires à l’ULiège et les deux étudiants – désormais diplômés – en Ingénieur civil robotique décident de concevoir un traitement de texte nouvelle génération.

Leur postulat de départ est aussi simple que la tâche complexe. Avec les logiciels existants, les idées majeures et concepts clés se retrouvent noyés dans la masse d’informations. Rémi et Nicolas imaginent alors une nouvelle voie, sous forme 3D, qui permet de rapidement prendre connaissance des informations générales et d’ensuite aller plus précisément dans celles-ci, à l’instar de la manière dont le cerveau humain organise et hiérarchise l’information.

« Remplacer Word et PDF »

L’idée fait son chemin et, rapidement, le Flémallois et le Verviétois présentent leur projet au VentureLab et sont retenus pour être incubés. L’aventure s’accélère encore dès que les deux comparses obtiennent leur diplôme et se jettent à corps perdus dans le développement de Zeiko, ce logiciel qui pourrait révolutionner la manière de rédiger des mémos et autres synthèses. La cible ? Les étudiants, d’abord, qui peuvent avoir une vue d’ensemble rapide de leur matière et puis creuser certains sujets. Les entreprises, ensuite et surtout, qui pourraient ainsi considérablement améliorer leur communication interne ainsi que la satisfaction client. Leur objectif ? Très ambitieux ! « Dans l’absolu, nous voulons remplacer Word et PDF pour révolutionner la transmission d’informations. Mais, plus globalement, nous voulons développer un outil pour aider à mieux aborder les défis de la société d’aujourd’hui », avancent Nicolas et Rémi.

La volonté de donner du sens à leur carrière et d’adopter une vision humaniste de l’entreprenariat transpire du discours de ces deux jeunes diplômés. « C’est un outil que nous élaborons et non un logiciel. Son développement sera d’ailleurs continu et nous voulons créer une communauté forte qui sera consultée sur le produit », précise Rémi. « Nous avions implicitement toujours voulu construire quelque chose ensemble et n’avions pas forcément envie de rejoindre une grosse boîte sans pouvoir innover », ajoute Nicolas.

Mens sana in corpore sano

Au VentureLab, ces deux jeunes hommes pleins d’avenir reçoivent accompagnement et conseils – notamment dans les secteurs du marketing ou de la vente – et bénéficient d’un coach attitré qui les challenge régulièrement. « Nous avons un background technique grâce à nos études mais manquons de connaissances dans certains domaines plus spécifiques et cette structure nous offre de précieux contacts pour pallier cela », reconnaissent-ils. Récemment, les fondateurs de Zeiko furent désignés pour aller représenter cet écosystème de soutien aux étudiants-entrepreneurs auprès de Willy Borsus, Vice-Président de la Wallonie, Ministre de l’Économie, de la Recherche et de l’Innovation, du Numérique, de l’Agriculture, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, et avoir avec lui une discussion enrichissante sur ce que représente l’entreprenariat des jeunes en Wallonie.

Loin du cliché des geeks effrayés par le soleil et l’activité physique et enfermés dans leur garage à bouffer du code en avalant du Red Bull, Nico et Rémi mènent une vie saine où le sport – le basket pour l’un, le judo pour l’autre – occupe une place essentielle. « Mais nous tapons quand même régulièrement du code dix heures par jour », rigolent-ils avant de préciser préférer l’appellation « techno-entrepreneurs », plus conforme à leur réalité.

Dans un secteur hyper concurrentiel, la capacité de croissance est presque aussi importante – si ce n’est plus ! – qu’une idée originale. C’est pourquoi ces deux Liégeois se retroussent les manches chaque jour pour parvenir à éditer Zeiko pour la prochaine rentrée scolaire. Ces deux passionnés vont désormais passer à la vitesse supérieure pour lever des fonds avec, notamment, une campagne de crowfunding sur Kickstarter et des rencontres auprès d’investisseurs potentiels. Très prochainement, du 28 au 31 mars, Rémi et Nicolas profiteront du Sommet des Entrepreneurs du VentureLab pour pitcher leur projet à de nombreux autres entrepreneurs et financiers et installeront le jeudi 31 mars un stand où venir tester leur création. L’occasion de découvrir en avant-première un outil qui pourrait bien révolutionner le marché car ne l’oublions pas : impossible n’est pas liégeois.

Thiebaut Colot

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Business conférence Divers

Le retour du « roadshow » d’Odoo

Après deux ans d’absence et d’adaptations, Odoo a décidé de renouer avec ses traditionnels « roadshows » dont un se tiendra à l’hôtel Van der Valk Sélys de Liège ce mercredi 16 février.

Odoo est une suite d’applications open source couvrant tous les besoins des entreprises, du CRM à l’inventaire en passant par la comptabilité et l’e-commerce. Ce « progiciel » compte pas moins de sept millions d’utilisateurs dans le monde. Comme chaque année, Odoo sort sa nouvelle version et renoue avec sa tradition des « roadshows ». Kézako ? Il s’agit d’événements qui ont pour but de rassembler des chefs d’entreprise, des chefs d’équipe, des professionnels de l’informatique et des prestataires de services venant des quatre coins de la planète afin de former une communauté dédiée à l’apprentissage des solutions de gestion d’entreprise.

Ce mercredi 16 février à partir de 18 heures, c’est dans le prestigieux cadre du Van der Valk Sélys de Liège que se tiendra ce « roadshow ». L’occasion de joindre l’utile – networking, découvertes des nouveautés Odoo – à l’agréable – drink et amuses-bouches au menu.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Hôtel Van der Valk