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Equinoxe Automnale

Il vous reste 15 jours pour visiter l’exposition « Equinoxe Automnale » à La Galerie by Culture Liège.

En ce mois de septembre, la lumière du soleil commence à jouer à cache-cache. Dans un dernier sursaut, avant de prendre son rythme hivernal, elle gratifie les feuilles qui ont revêtu leur tenue automnale d’un éclat magique. Elle sublime leurs tons de rouge, orange, brun, pourpre, mordoré…

Et, telles des divas sous les feux des spotlights, les jolies feuilles se livrent à une danse folle, chorégraphiée par le vent, un maître de ballet enthousiaste et fantasque avant de se laisser délicatement tomber sur le sol pour un dernier salut au soleil.

La lumière ou son absence ainsi que les couleurs sont des sources d’inspiration pour nos artistes exposants, venez découvrir comment ils les transcrivent dans leurs œuvres, les émotions qu’elles suscitent chez eux et qu’ils veulent partager avec vous durant tout ce mois.

ADM compare l’abstrait à une pièce de danse contemporaine. Elle aime relever les défis, se tester, parfois elle échoue mais elle relève et repart toujours dans sa recherche d’expression. Son inspiration, elle la puise dans les évènements de la vie et la nature, elle prend le temps d’aller à la rencontre de son « Art ».

Ses tableaux faits de couleurs, de collages et de lumières offrent un jeu d’ombres et de lumières, elle vous propose de plonger dans son monde et de partager vos émotions avec elle. Des créations ayant un lien entre elles et permettant de suivre le fil créateur d’ADM.

L’art thérapie de la couleur a permis à Baldr d’exprimer ses ressentis et émotions. Son art en a été transformé, il est devenu lumineux grâce aux couleurs qui peuvent être classifiées en 4 catégories. Il est aussi persuadé que l’infiniment petit et l’invisible sont bien réels même si l’oeil ne les perçoit pas. Il vous propose de partager une expérience visuelle et hypnotique grâce aux couleurs, leur effet bénéfique et leur influence sur le quotidien : une invitation à traverser le miroir.

Attention que son espace d’exposition dans la galerie sera une véritable expérience visuelle plongeant le visiteur dans un autre monde. Cette découverte unique dans une exposition d’art sera accessible à partir du vernissage du 03 septembre et jusqu’à la fin de l’exposition.

Animateur nature pendant plus de 20 ans et passionné par l’environnement, Jean-Luc Bosquin a découvert le travail de la terre qui lui a inspiré cette très jolie réflexion : « c’est un élément vivant qu’on façonne et qui à son tour guide les gestes pour aboutir à ce que j’appellerais une production partagée ».

Il réalise de petits personnages en terre Vagner qui sont traitées, après cuisson, avec des oxydes de fer rouges pour être ensuite associés avec des vieux éléments de métaux oxydés par le temps. Ils suscitent un questionnement sur la condition humaine.

Il a choisi la Galerie pour sa toute première exposition et il est impatient de connaître les réactions des visiteurs. Dany Laloux alias « Dada », dessinateur industriel de formation, peint depuis une quinzaine d’années et les formes géométriques et l’abstraction sont ses sujets de prédilection, il leur voue une véritable passion.

Son inspiration, il la trouve dans l’actualité, sans croquis préparatoire, il dépose de la peinture – uniquement de type acrylique parce qu’elle sèche vite et est facile à manipuler- sur la toile et concrétise les projets et les idées qu’il a en tête. 

Formé auprès d’artistes expérimentés, Jean-Marie Dumont alias « jmd », s’est familiarisé avec une large palette de techniques artistiques, il passe avec talent de l’aquarelle à la peinture acrylique, à la gravure en passant par la photographie… Il pratique la photo alternative ou cyanotype dont le résultat est surprenant.

Du talent, du papier à grains fins et une réaction chimique entre des sels féériques et les UV…et, la photo présente une teinte de bleu qui est connue sous le nom de ferrocyanure féérique ou bleu de Prusse.

Après des études artistiques à Saint-Luc (Liège), Krishna Thil alias « Kina » a, alors bifurqué, vers des cours d’éducatrice spécialisée. En parallèle, elle anime des ateliers d’art thérapie où la peinture et le dessin occupent une place centrale. Ses oeuvres relèvent de différentes techniques : la céramique, le papier mâché, des tableaux peints ou présentant des dessins.

Elle a d’ailleurs consacré beaucoup de temps à dessiner des singes. Elle continue d’explorer toutes les possibilités d’expression artistique.

Native du Kirghizstan, Liudmila Portniagina découvre la peinture à son arrivée en Belgique en 2010. Elle décide de suivre des cours de peinture abstraite à l’Atelier Graffiti à Liège, Elle se lance ensuite dans l’iconographie. Après une pause, elle reprend des cours d’arts plastiques en promotion sociale sous la direction de Bernadette Triki.

Elle se remet continuellement en question. Elle veut continuer à s’améliorer en explorant de nouvelles facettes et partager sa vision des choses avec vous.

A la recherche de nouveaux horizons et de centres d’intérêts qui la fassent sortir des sa zone de confort, Valérie Gangolf s’intéresse à l’expression artistique. Elle consulte des vidéos explicatives, lit des articles et se lance, en autodidacte, dans la peinture où elle s’autorise à quelque peu « lâcher prise » tout en laissant la place à sa sensibilité et à son émotivité pour se montrer telle qu’elle est et cultiver sa singularité. Elle veut partager, sans limites, avec le spectateur ce qui la fait vibrer.

La Galerie by Culture Liège / Galerie Opéra (1ier étage) / Place de la République Française à 4000 Liège / Exposition accessible jusqu’au 29/09/2022

Rédac

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Expédition Emotionnelle

Le temps du soleil et des voyages pointe le bout de son nez. Pendant que nous attendons avec impatience l’arrivée des vacances, « La Galerie by Culture Liège » a décidée de faire venir un peu d’exotisme à vous. Pour l’événement, ce sont 14 artistes de divers univers, et même de diverses nationalités qui sont au rendez-vous du 2 au 29 juin. Pour l’occasion, l’art traversera les frontières, avec des artistes venant directement de France. Ils feront escale dans notre belle cité ardente pour vous montrer leurs créations. Vous pourrez découvrir des oeuvres aux styles artistiques très variées, dont le point commun est la sensibilité qui en émane.


Les artistes de l’exposition

Commençons notre expédition par Nadine Ackermans. Sculptrice autodidacte, elle est guidée par son âme. Ses œuvres sont composées de pâte à bois sur armatures métalliques, elles sont uniques, pures, intemporelles et totalement émotionnelles. Elle a déjà participé à plusieurs expositions à travers le monde. Ses sculptures lui ont même valu le prix du public, au « Festival d’art contemporain 2013 » au Château de Lavaux-Ste-Anne.

Cette sensibilité se retrouve également chez la prochaine artiste, BKenzart. Captivée par les couleurs, elle prend un malin plaisir à assortir, assembler et confronter les teintes les plus contradictoires et les plus complémentaires. Sa sensibilité hors norme est parfaitement retranscrite dans chacune de ses peintures. Cette faculté l’a également poussée à se tourner vers de nombreuses œuvres caritatives.

Toujours dans le biais de l’émotion et de la sensibilité, on retrouve Harrison Bougenière alias H.B Création. Autodidacte dans l’âme, il a commencé la peinture lors du confinement. Cet art est un moyen alternatif d’exprimer ses émotions. Pour lui, l’art doit être en effervescence et constamment remettre en cause les règles établies.

Le prochain artiste a également rejoint le monde de l’art et des expositions il y a peu. Pierre Gonda alias « Les collages de Pierre » en est à sa troisième exposition, cela ne l’empêche pourtant pas d’avoir plusieurs cordes à son arc. Chaque œuvre est une partie de lui. Il aime jongler avec les couleurs. Ses collages sont accompagnés d’acrylique et parfois de cuir.

Continuons avec Marie-Claire Grotenclaes. Passionnée par l’art depuis toujours, c’est à partir de sa retraite qu’elle y consacre vraiment du temps. Elle affectionne différents styles de peinture bucolique et le romantique. La plupart de ses œuvres sont composées d’acrylique, d’acrylique fluide et d’huile.

L’artiste suivante est Catherine Ickx alias Catickx. Institutrice de formation, elle a troqué la plume pour le pinceau. Elle est guidée par son inspiration et peint ce qu’elle ressent. Ses toiles sont éclaboussées de couleurs et libres d’interprétation. Elles insufflent un air printanier partout où elles se trouvent.

Contrairement à l’artiste précédente, c’est le chant que Dorina Popescu a troqué pour l’art plastique. À ses débuts, elle utilisait de la terre glaise, de la mosaïque et des tissus. Ses œuvres sont composées de déchets de la vie moderne et de produits ramassés dans la nature. De cet assemblage naît l’acte créatif.

La prochaine artiste est Couleur d’esprit. Elle est née avec un crayon dans la main comme aiment le raconter ses parents. L’art est pour elle un merveilleux moyen d’expression. Pour cette nouvelle exposition, les céphalopodes sont le fil conducteur, elle nous emmène dans un univers de création de huit directions, huit gestes, huit explorations, huit regards. Les huit symbolisant l’infini, l’éternité, le mouvement continu.

Jema Rodriguez Diaz est une autodidacte qui a d’abord imaginé ses premiers dessins au pastel, à l’aquarelle et à l’encre de Chine. Par la suite, elle a innové avec des peintures acryliques sur toile et sur bois. C’est une véritable explosion de couleurs. Ses dernières créations sont sculptées sur du béton Ytong (béton cellulaire).

L’art est une passion qui ne disparaît jamais, Anne Biermans Salée alias Sabi en a bien conscience. Après avoir cessé de peindre pendant 20 ans, elle a ressenti le besoin de recommencer il y a 5 ans. C’est à ce moment-là qu’elle a découvert le travail de la terre. Le plaisir de sentir la terre se transformer sous ses mains lui procure de la joie et du bonheur telle une thérapie. Elle a également suivi un stage de sculpture avec modèle vivant, ce qui lui a ouvert de nombreuses possibilités.

Poursuivons cette exposition avec Christelle Verschuere alias Matière Brute, créatrice en art textile. Depuis quelques années, elle a décidé de passer le cap et de créer ses propres sacs et accessoires. L’amour pour l’art du textile lui vient de sa grand-mère, couturière. Débordante d’imagination, elle redonne une seconde-vie à des matériaux.

Gérald Alldis est peintre autodidacte. Sa philosophie de vie, c’est : « Mettez de la couleur dans votre vie ». Il représente majoritairement des animaux très colorés sur fond noir. Son médium de prédilection est l’acrylique, mais il affectionne d’autres techniques et supports, tels que le stylo, le pastel et d’autres thèmes comme les nues et le Street Art.

La prochaine artiste Sandrine Brugeras est passionnée par l’art depuis sa plus tendre enfance, elle a décidé en 2009 de créer son atelier et de devenir peintre professionnelle. Sa distinction vient du fait qu’elle travaille les encres à alcool, un procédé peu connu et travaillé en Europe. Les œuvres qu’elle crée sont abstraites et colorées, elles sont extraites du monde onirique.

Pour conclure cette exposition, nous retrouvons Magali Imaho, artiste peintre. L’art a toujours été le moteur de ses actions. Coloriste avant tout, ses traits et sa personnalité artistique sont bien affirmés. Elle permet à ses spectateurs d’immédiatement ressentir une immense énergie.

Venez découvrir tous ces artistes qui transmettent, leur sensibilité grâce à l’art.

Sophie Hauseux

Contacts

Lien pour vous inscrire au vernissage du samedi 04 juin de 10h à 18h – Drink disponible lors de l’événement à partir de 13h. Entrée gratuite et libre – Aucune restriction sanitaire

https://vernissage-expo-expedition-emotionnelle.eventbrite.fr

Où ?
La Galerie by Culture Liège – Galerie d’art Liège
Au 1er étage de la Galerie Opéra
Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ?
Du jeudi 02 au mercredi 29 juin 2022 Vernissage le samedi 04 juin 2022 de 10h à 18h
Drink disponible durant l’événement à partir de 13h

Horaires d’ouverture
Du lundi au vendredi de 13h à 18h Le jeudi de 13h à 16h
Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artiste de l’exposition)

Contacter la galerie :

• Tél. : 0465/72.92.92
• E-mail : contact@cultureliege.be

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« 16e Festival des arts à Cointe »

Une exposition témoin collective et son vernissage, une rencontre littéraire gratuite, un concert de jazz, une balade architecturale avec Brigitte Halmès, un atelier de collage avec Maja Polackova et une balade littéraire avec Guy Delhasse : tel est le programme du 16ième Festival des Arts à Cointe qui aura lieu du vendredi 03 au lundi 06 juin prochains !

© Festival des arts à Cointe

C’est sous la pétillante direction de Béatrice Libert que le parcours d’artistes bien connu des Liégeoises et des Liégeois revient une nouvelle fois nous enchanter et embellir, si cela est encore possible, le beau quartier de Cointe. Pour cette édition, la seizième donc, 25 lieux artistiques, plus de 40 intervenants, des milliers de visiteurs et beaucoup d’émotions à partager avec petits et grands sont d’ores et déjà au programme.

Vendredi en soirée et dans la Crypte de la Basilique, c’est Bernard Tirtiaux qui dialoguera avec Béatrice Libert et Yves Namur, nous promettant déjà une excellente rencontre littéraire. Né à Fleurus en avril 1951, Bernard Tirtiaux est le troisième d’une famille de cinq enfants. Petit, il aime travailler de ses mains.

Vendredi 3 juin à 20h30
Crypte de la Basilique, Rue St-Maur 93
Rencontre littéraire avec Bernard
TIRTIAUX qui dialoguera avec Béatrice
Libert et Yves Namur

Vers l’âge de quinze ans, alors qu’il poursuit ses études secondaires à Maredsous, il se prend de passion pour le vitrail. À tel point qu’il en fera son métier après un passage de quatre ans par Leuven où il étudie le droit, mais aussi le dessin, la gravure, la peinture et le théâtre. Il poursuit sa formation de verrier à la Cambre, puis en France pour s’établir ensuite à Martinrou, à proximité de Fleurus, en Belgique. Rompu aux techniques anciennes, il a réalisé à ce jour plus de 500 verrières originales.

Parallèlement, il sculpte des pièces monumentales au départ de théâtre dont quatre ont été montées et deux publiées. En 1993 est publié son premier roman, Le passeur de lumière, autour de l’artisan verrier du Moyen âge à qui on doit les couleurs des vitraux. Suivront Les sept couleurs du vent, Le puisatier des abîmes, Aubertin d’Avalon et Pitié pour le mal. Mordu de théâtre et de chanson, il a travaillé comme comédien, metteur en scène et scénographe au sein de nombreux théâtres de la Communauté française de Belgique. Il a bâti de ses mains son propre espace théâtral (deux salles de 100 et 260 places) dans la ferme de Martinrou où il demeure. Il y propose ses créations et y accueille des spectacles.

Samedi e n s o i r é e , l a littérature cédera sa place au jazz à la Crypte de la Basilique où le Jean-Luc Pappi trio se produira à partir de 20h30. Pianiste de jazz et compositeur, Jean-Luc Pappi, est né le 22 août 1964 à Bruxelles (Berchem-Saint-Agathe).

De formation classique au départ, Premier Prix de piano et de musique de chambre au Conservatoire Royal de Bruxelles, il s’oriente rapidement vers le jazz et la composition.


Samedi 4 juin à 20h30
Crypte de la Basilique, rue St-Maur 93 : Concert de Jazz
Jean-Luc PAZPPI Trio

C’est enfin le lundi à 11h qu’aura lieu la balade culturelle et littéraire guidée de main de maître par Guy Delhasse qu’on ne présente plus. Vagabond de l’écriture depuis 1975. Chroniqueur au quotidien Le Jour, chroniqueur de chansons à Une Autre Chanson, La Revue Générale. Dès 2000, Guy Dekhasse trouve son bonheur dans le polar, mais il aime aussi écrire son métier : « Quatre saisons d’un éducateur spécialisé » en 2 tomes. Fouilleur de littérature, il est surnommé le keeper de la littérature liégeoise, propose conférence, exposition et promenade littéraire sur ce thème.

A vos agendas !

Benoît
Beenkens

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« UN ART DE PRINTEMPS » à la Galerie By CULTURE LIEGE

Dans le film « Paris je t’aime », une phrase nous a particulièrement interpellé pour cette nouvelle exposition « Parfois, la vie exige un changement. Une transition. Comme les saisons. » Le 20 mars nous avons dit au revoir à l’hiver pour accueillir le printemps. Alors, quoi de mieux que d’accueillir des artistes, qui eux aussi, ont décidé de prendre un autre tournant. Parfois, une illumination, un confinement, des origines, un combat…
Laissez-vous emporter par nos artistes à La Galerie by Culture Liège du 03 au 30 mai 2022.
Une occasion de faire des rencontres inoubliables, touchantes et envoûtantes.

© Harrison Bougenière

Présentation des artistes

Laissez nous vous présenter notre premier artiste de l’exposition. William Wila, un Liégeois qui n’a pas fini de vous surprendre avec ses créatures, ses sculptures organiques et lumineuses. Laissez-le envouter vos nuits sombres.

Cet artiste travaille sur un design organique, qui a pour philosophie de rapprocher l’homme de la nature et de créer des relations harmonieuses entre l’humain, la nature et l’objet.

© William Wila

Faisons place à un artiste, commençant à peindre il y a seulement 2 ans, Harrison Bougenière. D u r a n t le confinement, cet artiste c’est trouvé une passion pour la peinture abstraite, son moyen d’expression alternatif, une approche différente pour exprimer ses émotions. Retrouvez ses tableaux abstraits, mais découvrez aussi ce qu’il se cache derrière, l’émotion.

Pour lui, l’art doit être en mouvement et en effervescence.

© Harrison Bougenière

Lors d’une visite de l’exposition du Photoclub Image, Hugues Raven, ressent un déclic pour une passion : la photographie. Étant aussi membre du club pendant une dizaine d’année, sa passion grandit au coeur des expositions, réseaux sociaux, revues. Jusqu’à ce qu’il se lance dans la photographie, son style c’est le flou, le flou bougé.

Ses sujets sont nombreux, le sport, la ville ainsi que les voyages.

© Raven Hugues

De son coté, Michel Van Otten, s’est découvert cette passion après son passage dans une école d’art. Autodidacte, il est influencé par la BD, l’illustration et les choses qui l’entourent. Son but est de donner vie au visage, et pour ça il a le meilleur atout, la couleur. Laissant son imagination déborder, il obtient un résultat captivant. Créer est devenu son échappatoire.

Une vraie démarche thérapeutique, une astuce pour s’évader de sa propre réalité.

© Michel Van Otten

Parlons d’Il était une fois Sélène, d’origine Hongroise elle commence la photo par pur hasard il y a six ans de manière autodidacte. Cet art représente pour elle un exutoire, qui permet aussi de raconter des histoires. Ses photographies sont sombres avec des ambiances étranges.

Le noir et blanc est aussi très présent ainsi que les vieux bâtiments abandonnés.

© Il était une fois
Sélène

Nous avons Lyvia G. Mercs tentée par la broderie (Kalocsa, Matyà) lors d’un voyage en Hongrie, son pays d’origine et dont ce style est très répandu. Elle passera par des débuts de créations difficiles, mais déterminée, elle arrivera à des réalisations plus prometteuses inspirées de Chagall, Picasso…

En 1983, elle remporte le prix de l’Office Du Tourisme à Huy.

© Lyvia G. MERCS

Passons ensuite à Joëlle Reichling, pour elle « voyage » est un mot intéressant pour cette artiste, qui laisse cheminer ses pinceaux au gré de ses inspirations. Depuis janvier 2020, les pinceaux voyageurs lui font oublier la difficulté de le réaliser en vrai à cause de la crise sanitaire, elle se rattrape par la découverte d’un festival de couleur, illuminant la blancheur d’une toile… Utilisant parfois des matières supplémentaires comme le mortier, l’acrylique fluide…

© Joëlle Reichling

Voici une autre histoire, Djamila Gassoian, née en Arménie, elle déménage ensuite en Belgique. Elle commencera par exprimer sa culture et son histoire sous sa langue maternelle. En 1997 elle découvre la peinture dans un collectif visant à protéger les femmes. En 2003, elle s’inscrit à Saint Luc, là où elle apprendra la peinture, le dessin et l’histoire de l’art. Aujourd’hui son travail existe avec des couleurs, parfois l’âme de ses œuvres pleure mais le corps est serein et vice-versa.

© Djamila Gassoian

Après 23 ans dans le milieu du travail, Muriel Pas alias Livity by Muriel se retrouve en pleine réflexion, elle retombe sur des oeuvres réalisées pendant ses études de graphisme. Faisant une formation pendant 1 an, elle commence ensuite à créer des cadres 3D, atypiques avec divers objets, pic-collages… Toujours à la recherche de nouvelles choses, elle a commencé également la poterie, ce qui lui fait ressentir la vie.

© Muriel Pas

Au tour de J o h a n n a M a ï m a Kazadi alias P V R P L E . Selon ce qu’elle nous dit : « Je suis passionnée par l e surréalisme pop art. Il représente la liberté d’expression et la liberté d’être sois, différent et/ou intrigant à tous les niveaux. », ces créations partagent sa vision du monde ainsi que ses émotions. Inspirée par Janet Sobel, Pollock, Dripping… Son art s’inspire de beaucoup de mouvements et différentes techniques…

C’est une personne qui projette ses émotions sur la peinture, ce qui est très thérapeutique à ses yeux.

© Johanna Maïma Kazadi

Voici une artiste qui utilise plusieurs matériaux comme la mosaïque de verre, le vitrail sur plomb, la peinture sur verre à la grisaille, le vitrail Tiffany… M a r i e – Laur e nce Leguet-Sikaly alias MALAU revisite les arts séculaires, elle crée des objets originaux, elle réalise de nombreux tableaux et sculptures en vitrail.

Elle crée aussi des bijoux en verre. Ses oeuvres sont liées à son expérience, ses lectures, ses réflexions…

© Marie Laurence – Leguet-
Sikaly

Le dernier et non des moindres artistes de cette exposition, JC NICOLAI alias Nicolay- Ialokinne, directeur exécutif de la fondation privée Nicolai Art Humanisme. Son objectif est de manière philanthropique d’aider les enfants les plus démunis. Ses tableaux sont pour la plupart des créations imaginaires qui tiennent compte d’une représentation de la beauté de la nature. Son style est souvent décrit comme une “tempête de couleurs”. Il exprime une vision extrêmement puissante, frontale, violente du monde et des “civilisations humaines”.

© JC Nicolai.

Oublions l’hiver et venez découvrir ces artistes annonciateurs de changement !

Massin Lore

Où ? Au 1er étage de la Galerie Opéra

Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ? Du mercredi 03 au mercredi 30 mai 2022

Horaires d’ouverture Du lundi au vendredi de 13h à 18h.

Le jeudi de 13h à 16h

Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artistes de l’exposition)

0465/72.92.92 | www.cultureliege.be | Facebook: @galeriedartliege | Instagram: galerie_dart_liege

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Exposition: Eblouissements

L’Inventaire est une galerie d’art contemporain fondée en 2017 par Angel Beatove et située dans le quartier Nord de Liège, à deux pas de la Place des Déportés et de l’Esplanade Saint-Léonard.

A raison de trois expositions par an, l’Inventaire propose de découvrir les travaux les plus récents d’Angel Beatove et présente d’autres artistes dont la démarche donne à réfléchir sur l’humain.

C’est ainsi que, depuis le 22 avril dernier, l’Inventaire présente, jusqu’au vendredi 17 juin prochain, l’exposition «Eblouissements» à laquelle participent Caroline Pholien et Angel Beatove.

Angel Beatove est un artiste plasticien contemporain. Originaire de Saragosse en Espagne, il construit son oeuvre sous forme de séries thématiques procédant d’un questionnement sur l’humain et sa relation au monde. Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, il expose aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. S’il privilégie la peinture en tant que mode d’expression plastique, il n’hésite pas à recourir à d’autres procédés techniques tels que la photographie ou le collage, qu’il combine à son médium favori, l’acrylique.

Marcel Schroeder a ainsi dit de lui : « Réservoir d’images et d’émotions, Angel Beatove y puise force et sensibilité. Il y découvre aussi le sens de son oeuvre en marche. Si on évoque les facettes, la diversité de son art, je songe à la ramure vue du haut. Elle est réunie au tronc, si l’on se penche un peu pour voir… ». Et Pierre-Olivier Rolin d’ajouter : « L’oeuvre d’Angel Beatove semble se construire comme une lente archéologie du temps. Son exploration remonte aussi bien à des formes d’expression qui évoquent des civilisations très anciennes qu’à des personnes dont il ne reste que des photographies jaunies. Comme si la peinture et la sculpture devenaient le moyen privilégié pour reconstruire une mémoire collective, constituée de formes archétypales et de couleurs terreuses.”

Caroline Pholien, quant à elle, vit et travaille à Liège depuis 2002. Artiste céramiste contemporaine, elle a fait ses études à La Cambre, à l’Institut Van der Kelen Logelain ainsi qu’à l’Ecole d’Avignon. Elle expose ses oeuvres de Paris à Lasnes en passant par Charleroi, Liège ou encore Bruxelles.

Bien ancré à Liège et dans le tissu culturel de la Cité ardente, l’Inventaire est sans nul doute l’un des lieux culturels qui comptent dans ce quartier Nord qui a trop longtemps souffert d’une réputation peu glorieuse, aux antipodes du renouveau, du bouillonnement culturel et du maillage associatif qui l’animent et le font vivre pleinement à nouveau depuis plusieurs années.

L’exposition pourra être visitée les jeudis et vendredis, de 16 à 19 heures.

Une visite sur la base d’un rendez-vous peut également être planifiée.

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :

https://www.facebook.com/Parcours-dArtistes-%C3%A0-Cointe

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Art Spectacles

« La nouvelle saison de l’OPRL »

Gergely Madaras conviera Faust, Marguerite et Méphisto au concert d’ouverture de la prochaine saison de l’OPRL. Cap ensuite sur les États-Unis avec la création du nouveau Concerto pour trombone de Bryce Dessner. Pour Noël, l’Orchestre s’imprègnera de la ferveur irrésistible du gospel américain, avant de se plonger dans le monde de l’enfance et de l’exotisme avec Ma Mère l’Oye et d’inviter l’Orchestre National de Lyon pour un portrait au vitriol de Staline signé Chostakovitch.

Pour leur concert d’ouverture le 16 septembre prochain, l’OPRL et Gergely Madaras se plongeront dans la monumentale Faust-Symphonie de Liszt (1857) où s’affrontent les forces orchestrales du Bien et du Mal, à travers trois portraits alternés de Faust, Marguerite et Méphisto. Star internationale du violoncelle, Gautier Capuçon mettra ses sonorités envoûtantes au service de Walton, l’un des plus grands compositeurs anglais du XXe siècle, qui livre dans son Concerto une oeuvre à la fois méditative, profonde et attachante.

Compositeur inspiré par le minimalisme, le folk ou le postromantisme, l’Américain Bryce Dessner, également guitariste du groupe The National, proposera la création belge de son Concerto pour trombone à l’OPRL le 18 novembre 2022. Pionnier de la musique symphonique aux États-Unis, Charles Ives mêle dans sa Deuxième Symphonie (1902) des citations de la tradition romantique européenne (Beethoven, Brahms…) à des chants populaires américains.

Chant des captifs africains arrachés à leurs terres par les négriers, symbole de l’esclavage et hymne à la liberté, le gospel accompagne la vie quotidienne des Afro-Américains et illumine le rituel de leurs églises baptistes et pentecôtistes. Pour son concert de Noël programmé le 16 décembre, l’OPRL proposera un florilège de ces chants joyeux et envoûtants, transcrits pour orchestre et choeur, en compagnie du magnifique ZO ! Gospel Choir, venu tout droit d’Amsterdam.

Au départ de cinq pièces pour piano écrites pour les enfants d’un ami sculpteur, Ravel compose le ballet pour orchestre Ma Mère l’Oye (1912), une des plus belles pages de la musique française où

il associe ses thèmes de prédilection : le monde de l’enfance, de l’exotisme et des jardins féeriques. Pièce maîtresse du compositeur liégeois, la Symphonie concertante de Jongen (dont on fête les 150 ans en 2023) a été qualifiée par Eugène Ysaÿe d’oeuvre pour deux orchestres, tant la partie d’orgue y est spectaculaire et étoffée. Un nouveau concert à ne pas manquer en février 2023.

© OPRL

Amputé du bras droit sur le front russe en 1914-1918, le pianiste Paul Wittgenstein poursuit néanmoins sa carrière après la guerre, commandant des œuvres pour la main gauche à Prokofiev, Richard Strauss, Korngold, Britten, mais aussi Ravel qui lui écrit en 1932 un concerto d’un seul tenant, marqué par l’esprit du jazz. Créée en décembre 1953, quelques mois après la mort de Staline, la Dixième Symphonie de Chostakovitch permet au compositeur de régler définitivement ses comptes avec la tyrannie du dictateur soviétique. Deux chefs-d’œuvre qui permettront à l’OPRL d’accueillir les formidables musiciens de l’Orchestre National de Lyon le 20 avril 2023 à 20h.

Benoît Beenkens

Plus d’informations :

www.oprl.be

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Art Portraits

« J’ai même déjà peint dans mon lit »

Sortie de l’Académie des Beaux-Arts en 2003, Caro Boulanger peint depuis près de dix ans des Vénus callipyges ultra colorées.

Très jeune, Caroline Boulanger se passionne pour le dessin. « J’étais toujours super contente quand je recevais des pastels ou des crayons de couleur », se souvient-elle. « Dès que j’ai su écrire, j’ai apposé mon nom partout dans la maison de mes parents. » À l’adolescence, elle rejoint Saint-Luc avant de poursuivre sa formation à l’Académie des Beaux-Arts. « Saint-Luc ouvre l’esprit artistique des élèves et leur apprend toute la technique – parfois de façon assez dure et rigide – nécessaire. L’Académie permet d’oser, de s’exonérer des règles – je me souviens qu’il fallait « jeter la peinture » – et de sortir du cadre », spécifie cette animatrice artistique dans les écoles.

Souvent, les proches de Caro – son nom d’artiste – soulignaient ses formes. C’est ainsi qu’elle décide de peindre des nus, principalement féminins, sorte de Vénus callipyges ultra colorées. « Je cherchais un sujet pour étaler la couleur – c’est ça qui me plaît – et c’est comme cela que je l’ai trouvé », sourit-elle. Les héroïnes de Caro n’ont jamais de visage. « Chacun peut ainsi s’identifier et j’essaie d’exprimer que la nudité est jolie, que les rondeurs sont positives et qu’il y a du beau partout. » Ses tableaux sont des explosions colorées et un vrai remède à la morosité ambiante.

Notre interlocutrice, grande amatrice de Street Art, ne peint pas tous les jours mais quand elle en ressent l’envie ou le besoin. « Ça me prend comme ça. J’ai même déjà peint dans mon lit. Mais cela revient cher en draps de lit », rigole-t-elle. « Peindre est une passion, comme d’autres aiment la cuisine ou le jardinage. Quand je peins, je suis détendue, je ne vois pas le temps passer. »

Difficile aussi pour Caro de décider quand une toile est terminée. « J’arrête quand je vois que cela me plaît mais je passe rarement plus de deux jours sur une toile. À vrai dire, c’est un processus assez naturel et fun, je ne me pose pas trop de questions », lance-t-elle.

Grâce à Facebook, cette artiste liégeoise résidant dans une petite impasse a pu faire connaître son travail, échanger avec des passionnés et faire admirer ses œuvres, notamment récemment à l’Espace Gothier. « C’est toujours agréable de pouvoir discuter et d’avoir des retours positifs », ajoute Caro qui ne serait pas contre davantage exposer mais toujours à sa manière : sans se prendre trop au sérieux.

Thiebaut Colot

Plus d’informations : www.facebook.com/caro.boulanger.75

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Art Portraits

« Peindre est un réel besoin »

Arrivé par hasard à la peinture, Jean-Michel Dubuc est l’auteur d’une production aussi singulière qu’attrayante. Rencontre avec un autodidacte passionné.

C’est juste à côté de l’ancienne clinique Saint-Joseph, dans un bâtiment mis à disposition d’artistes par l’ASBL RhizHome, que Jean-Michel Dubuc me reçoit. Il m’entraîne au fond de la bâtisse, dans son atelier. « Cette cellule est assez monacale mais cela me permet de me consacrer exclusivement à ma peinture, sans aucune source de distraction », me précise ce Cointois que rien ne prédestinait à une trajectoire artistique. Ancien joueur de handball, professeur d’éducation physique, Jean-Michel a toutefois toujours apprécié la décoration et la photographie. « J’ai commencé par faire des pochoirs, de petites peintures et, assez vite, je me suis pris au jeu », me confie-t-il.

Une passion qui n’a fait que grandir au point d’occuper une place centrale dans l’existence de ce fringant quinquagénaire. « Si je pouvais ne faire que peindre tous les jours, ce serait fantastique », m’avoue cet autodidacte. « C’est comme une thérapie. Cela me déstresse, me permet de me libérer complètement, sans aucune restriction. » Et d’ajouter : « Quand je suis avec mes « outils », je ne vois pas le temps passer, je suis complètement immergé et je peux rester plusieurs heures sans boire ou manger. »

Le travail de Jean-Michel est axé sur la couleur avec un accent mis sur la spontanéité. « Ce que je produis est souvent le résultat d’un premier jet, je n’affectionne pas forcément revenir à un tableau car le « mood » n’est plus le même. Il y a parfois comme une forme d’urgence », me confie ce passionné qui peint à plat et souvent sur des plaques d’aluminium. « Avec la peinture, c’est comme si je déconstruisais d’abord le support avant de le reconstruire et d’inventer une autre histoire. Je choisis les couleurs de fond et puis j’en ajoute d’autres sans jamais savoir quel sera le résultat final. »

Les œuvres de Jean-Michel – volontairement sans titre, « chacun peut ainsi y voir ce qu’il veut », me précise-t-il – sont singulières et attirent l’œil au premier regard avant de nécessiter une immersion plus profonde pour en déceler les détails et les histoires qu’elles racontent. « Cela pourrait être qualifié d’art abstrait, d’expressionnisme abstrait ou peut-être d’action painting car c’est assez physique et que j’essaie de réfléchir le moins possible », tente cet artiste, profondément humble et sincère, dans l’exercice toujours compliqué de la propre description de son travail. « Peindre est en tout cas un réel besoin. »

Comme le concéderont aisément tous les artistes, le parcours est souvent semé d’embûches et de moments de doute. « Mes quatre enfants sont mes premiers spectateurs et ne sont pas toujours tendres », rigole Jean-Michel. « Je peins d’abord pour moi, avec l’envie de créer de nouvelles choses, de véhiculer des émotions mais c’est aussi important d’avoir des retours. Pour cela, alors que le Covid a chamboulé la tenue des expositions, les réseaux sociaux sont très intéressants. »

Conquis par Soulages ou Rothko, se nourrissant aussi de ce qu’il découvre sur internet, celui qui a débuté voici un lustre environ, se plaît à sortir des carcans, utiliser ses couleurs et partager ses émotions. Une mission qu’il réussit avec talent.

Thiebaut Colot

www.facebook.com/jeanmichel.dubuc.1

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Art Expositions

Des corps et des âmes

Plus que quelques jours pour découvrir la superbe expo Des corps et des âmes à La Galerie by Culture Liège.

‘’La peinture est le reflet de l’âme saisie dans un instant d’égarement et figée pour l’éternité‘’, Jean Marc Rives.

C’est bien le reflet de l’âme humaine à travers différents canaux d’expression que vous proposent les 8 artistes exposés du 02 au 30 mars par La Galerie by Culture Liège. Cet instant d’égarement que vous partagent ces artistes vous fera voyager à travers l’âme et le corps de diverses manières.

Les artistes de l’exposition :

Commençons ce voyage spirituel avec Claudine Mertens et ses figurations abstraites. Sa technique mixte d’encre de chine, de gouache, de pastels gras, de pierres noires et d’acrylique lui permet de scruter traits, contours, rides et imperfections d’un corps ou d’un visage afin d’accéder aux pensées les plus profondes de l’être humain. C’est à travers ces détails que Claudine Mertens ouvre les portes de l’âme humaine avec sa peinture. Les yeux sont, selon elle, la clé de ces portes puisqu’ils traduisent toute la fragilité humaine.

Ce reflet de l’âme à travers le corps se poursuit chez Martine France Moreau, sculpteuse dans l’âme qui comme l’a si bien dit le magazine Maison & Jardin ; « laisse son inconscient s’exprimer à travers des pièces abstraites aux formes arrondies qui nous communiquent une douceur intense ». Ses œuvres inspirées de ses voyages et rencontres en Afrique ou encore en Amérique du Sud reflètent hommes et femmes, leurs vies, leurs sentiments qu’ils soient heureux ou douloureux. Si ses œuvres en céramique ou bronze sont si impressionnantes du fait de leurs détails, c’est grâce à sa formation à l’école des Arts de Braine, en section Art du feu qui lui a permis de maitriser à la perfection le raku et l’enfumage. Ces techniques si bien maîtrisées permettent aux spectateurs de plonger aisément dans l’univers de l’artiste marqué par le réel provenant de ses voyages mais aussi la fiction de ses représentations.

Cette passion de la sculpture est partagée par Monique Hayez chez qui on retrouve également l’aspect imaginaire donnant naissance à des œuvres sculptées par le pouvoir de la fantaisie et des mains. Pour elle : « J’aime la terre, j’aime le pouvoir des mains. ». Cette artiste vous invite, en toute humilité, à découvrir sa première exposition lors de laquelle vous serez plongés dans son univers.

La représentation du corps est également présente chez Christian Hanon, artiste autodidacte qui centre la plupart de ses toiles autour de questions sociales provenant d’Afrique. C’est ainsi que naissent ses œuvres intitulées « la prieuse », « Suppliques à Brigit » ou encore « La chenille » qui lui permettent de refléter l’âme humaine à travers des problématiques sociales et de parler du métissage. Aujourd’hui, il nous propose ses peintures à l’acrylique reflétant l’âme à travers le corps humain.

Ce voyage spirituel continue avec Claudine Levêque qui nous amène en Russie avec sa collection « les âmes rouges », inspirée de son voyage et du ressenti de l’énergie vitale de cette terre : rouge brulé des icônes, rouge passion, fureur de vivre, cris et chuchotements, ors d’un empire, puissance d’un espace aussi vaste qu’un continent. C’est avec son mélange de techniques qui transgresse les codes que l’artiste veut nous faire ressentir cette énergie. Rêves, fiertés, luttes et espérances sont les émotions partagées à travers l’univers abstrait de Claudine Levêque. C’est ainsi que le reflet de l’âme russe est retranscrit dans ses œuvres. A l’occasion de l’exposition de Claudine Levêque, Armand Henrion, auteur d’une dizaine de romans surtout publiés par la maison Memory, dédicacera ses œuvres lors des deux foires aux livres de mars.

Nous poursuivons le voyage en revenant chez nous, en Belgique, avec Mireille Neuberg et ses balades photographiques de novembre 2020 à juillet 2021 intitulées « De dérive en dérive ». Cette artiste nous emmène dans un après-confinement, tel qu’elle l’a vécu, à travers les rues de Bruxelles et d’ailleurs. Elle nous fait part de son ressenti ainsi que de celui d’autrui en photographiant corps et âmes qui errent et dérivent en manque de monde, de bruit, de rencontres et d’émotions joyeuses. C’est en saisissant les silhouettes des passants et leurs environnements qu’elle nous fait part de l’âme humaine, qu’elle dit être en peine, pendant cette période compliquée dont nous voudrions tous être débarrassés. La photographie de rue étant pour elle une immense scène de vie ouverte à tous, il est logique qu’elle décide de refléter l’âme à travers ces paysages urbains et océaniques. Nous permettant ainsi de dériver dans ces rues et de capter toutes les émotions que lieux, contextes, lumières, formes, ombres et contrastes nous transmettent.

Toujours dans cet esprit d’interactions entre l’Homme et son environnement Véronique Delaisse partage, pour la première fois, ses œuvres liant intimement Homme et nature. C’est à travers les esquisses de paysages que naît le lien intime, la rémanence, la subtilité de nos états d’âmes. Ses matériaux et supports allant du papier de soie au bloc de bois, nous emmènent dans un monde de sensations et d’interactions qui ne peut qu’éveiller nos sens.

On termine cette exposition avec Olivier Vertcour dont le nom d’artiste est Montnami. Celui-ci nous propose des gravures imprimées à la main selon la technique de linogravure, fortement marquées par l’inspiration graphiques et architecturale. Graphiste et amateur d’architecture, Montnami décide en 2020 de rassembler ses deux passions en une : la linogravure ; et nous propose ainsi des images dynamiques en noir et blanc reflétant son histoire et sa personnalité.

N’hésitez pas à venir découvrir ces artistes et leurs univers !

Francesca Milone

Où ?

La Galerie by Culture Liège – Galerie d’art Liège
Au 1er étage de la Galerie Opéra
Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ?
Du mercredi 02 au mercredi 30 mars 2022

Horaires d’ouverture :

Du lundi au vendredi de 13h à 18h
Le jeudi de 13h à 16h
Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artiste de l’exposition)

Plus d’infos ?

Tél. : 0465/72.92.92
E-mail : contact@cultureliege.beSite internet: www.cultureliege.be
Facebook: @galeriedartliege 
Instagram: galerie_dart_liege

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Art Portraits

« Une aventure fabuleuse qui a débuté par un accident »

C’est par accident que Véronique Dumont a développé sa passion pour l’art et des créations aussi originales que singulières qui sont retrouvées aux Etats-Unis ou en Australie.

Lorsque Véronique Dumont m’ouvre la porte de son domicile, elle arbore un large sourire et un pull rose flashy et m’invite illico presto à découvrir son atelier qu’elle nomme avec une joie non-dissimulée « son terrain de jeu ». Dès nos premiers échanges, la joie de partager son travail et sa passion saute aux yeux. « Tout a débuté par un accident », commence-t-elle. « Quelques temps après un stage d’initiation en 2012 chez Arqontanporin qui avait provoqué en moi une sorte de déclic, j’étais partie en vacances en Provence en emmenant avec moi mes tubes d’acrylique. »

C’est à ce moment-là que le bouchon d’un tube de peinture tomba sur sa palette. En le récupérant d’un mouvement circulaire, Véronique constata que cela donnait un résultat intéressant. Elle décida de le prendre en photo et développa ensuite son concept en « imprimant » le résultat obtenu sur des parois de plexiglass à Dijon pour un rendu aussi surprenant que magique. Au fil des années, Véronique fit évoluer son art, utilisant désormais davantage de la résine liquide dans laquelle elle infuse des pigments de couleur pour capturer des réactions instantanées, tout en y ajoutant parfois des perles d’eau. « C’est ma bouffée d’oxygène », continue cette juriste. « C’est un phénomène très éphémère que j’essaie de figer sur photo. Cela crée un moment magique et une sorte d’émerveillement chez moi. »

Chaque jour, Véronique passe dans son lumineux atelier pour créer ses œuvres originales qu’elle fige sur la carte mémoire de son appareil photo – elle a plus de 27 000 images – et retravaille ensuite avec un logiciel spécifique pour éliminer les petites imperfections. « N’ayant pas une formation artistique, j’ai tout appris sur le tas et j’ai longtemps souffert du syndrome de l’imposteur », reconnait-elle, confiant également avoir reçu une « claque » lors d’un concours pour artistes émergents à l’Académie des Beaux-Arts de Liège. « On m’y avait notamment reproché de présenter un travail qui ne véhicule pas de message ». Et d’ajouter : « C’est exact, ma volonté étant davantage de transmettre des émotions positives, de proposer un voyage dans l’imaginaire et de faire rêver les amateurs et les curieux. »

Par la puissance des réseaux sociaux que lui fit découvrir sa fille aînée, celle qui occupa auparavant un poste aux ressources humaines au Makro put faire découvrir son travail au plus grand nombre et se sentir enfin légitime. « J’essaie de publier chaque jour une de mes créations et j’instaure un dialogue avec ceux qui suivent ma page », m’explique Véronique qui compte tout de même plus de 4000 abonnés sur Facebook. C’est grâce aux réseaux sociaux que les créations de Véronique se sont retrouvées en Australie – « chez deux fans qui m’ont contactée pour me dire qu’elles appréciaient mon travail et voulaient acquérir certaines oeuvres » précise-t-elle – et au Texas.

« Une dame de 94 ans suivait mon travail sur Facebook et est venue visiter mon atelier avec son petit-fils et son épouse qui vivent à Houston et qui m’ont commandé trois créations », me raconte Véronique. « Nous avons beaucoup communiqué via internet, cela m’a sortie  de ma zone de confort et ce fut un vrai défi de parvenir à proposer à ce couple ce qu’il souhaitait précisément. Ce fut également une aventure fabuleuse. »

Passionnée, cette maman de trois enfants, reçoit régulièrement des visiteurs, venant parfois de loin, dans son atelier pour leur présenter son travail et échanger. « Cet aspect-là est vraiment une autre source de joie », me confie celle qui n’hésite pas à faire des démonstrations. « En toute humilité, si je peux mettre des étoiles dans les yeux de mes visiteurs, alors je suis heureuse. »

Prochainement, Véronique devrait exposer à Villennes-sur-Seine, non loin de Paris. « Jamais je n’aurais pensé devenir une « artiste », même si j’ai encore parfois du mal à m’affirmer », me dit-elle. Résolument les pieds sur terre, elle ne peut s’empêcher toutefois de laisser son esprit vagabonder, elle dont le rêve serait de s’associer avec un architecte d’intérieur pour décorer un hôtel. « Je pense à la 3D ou à des prototypes de luminaires. Mon univers n’est pas figé et est en perpétuelle évolution. »

D’ici-là, Véronique – dont une œuvre est désormais exposée aux Thermes de Spa – continuera de fréquenter assidûment son atelier pour s’adonner à sa passion – « mon équilibre aussi entre ma vie personnelle et professionnelle », spécifie-t-elle – pour son plus grand bonheur et celui des nombreux amateurs de ses créations.

Thiebaut Colot

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Art Littérature Portraits

« Tous les enfants dessinent, moi je n’ai jamais arrêté »

Avec Le grand voyage d’Alice déjà récompensé du Prix Médecins Sans Frontières, Gaspard Talmasse a réalisé une bande dessinée bouleversante. Rencontre avec un auteur et dessinateur de talent.

« Tous les enfants dessinent, il y en a juste qui ne s’arrêtent jamais », sourit immédiatement Gaspard Talmasse après avoir ôté son couvre-chef et déposé son carnet de croquis dont il ne se sépare pratiquement jamais. « Je griffonne constamment, parfois j’agrandis certains dessins. Cela m’aide à capter des atmosphères, des émotions. C’est une habitude ancrée en moi depuis très longtemps. »

Très tôt, ce Verviétois se montre doué avec ses crayons. « À l’école, socialement, celui qui dessine est perçu comme cool et j’ai vite occupé cette place », continue-t-il. Ayant grandi dans un terreau fertile – « mes parents dessinaient par plaisir et connaissaient un peu René Hoffmann que j’admirais, mes grands-parents appréciaient l’Art, j’ai un cousin qui vit à Paris et dessine », énumère-t-il – et toujours soutenu et encouragé par ses proches, Gaspard décide assez jeune de devenir auteur de bandes dessinées. « Cela sonnait comme une évidence pour moi », m’assure-t-il.

Après des secondaires en Arts plastiques à Sainte-Claire, mon sympathique interlocuteur part étudier à Saint-Luc et commence à travailler comme free-lance et à la commande comme illustrateur. C’est aussi à ce moment-là qu’il découvre le dessin animé qui « lui parle à fond ». Et une opportunité s’ouvre alors à Gaspard lorsque, grâce à un ancien prof, il est engagé par le studio Waooh ! pour travailler sur le projet de Patrice Leconte, Le Magasin des suicides. « J’étais dans l’équipe qui dessinait puis coloriait les décors. Ce fut une super expérience qui m’a vraiment professionnalisé et a lancé ma carrière », se remémore-t-il. « J’ai pu y rencontrer des pointures pendant un an. Ce fut génial. »

Une expérience qu’il renouvellera ensuite pour le dessin animé Petz et puis ensuite comme formateur pour Avril et le monde truqué. « Mais je commençais aussi à vouloir développer mes propres projets », me précise-t-il. Et c’est cette fois de l’autre côté de l’Atlantique, à Québec, que Gaspard trouve un terrain d’expression propice à son épanouissement en réalisant avec Isha Bottin son premier livre illustré pour enfants Ma Famille 3+1=7. « À Montréal pour le lancement, j’ai rencontré une autre autrice, Dominique Demers, avec qui j’ai réalisé un nouveau livre pour les plus petits : Pilou tous les soirs du monde », continue-t-il. « Je gardais cependant mes envies de BD dans un coin de ma tête. »

Le grand voyage d’Alice : un chef d’œuvre

Suite à sa rencontre avec son épouse originaire du Rwanda, Gaspard s’intéresse à l’Histoire tragique de ce pays et, surtout, à celle de sa moitié qu’il décide, après avoir mûri le projet pendant cinq ans, de transposer en planches et cases. « C’était un projet compliqué, sensible mais mon épouse a tout de suite accepté que je m’empare de son histoire », me précise-t-il. Et c’est ainsi qu’après un travail acharné naquit Le grand voyage d’Alice, publié en novembre 2001 par La Boîte à Bulles, une maison d’édition française. « Un super éditeur qui croyait vraiment au livre », se félicite cet excellent auteur.

Sélectionné pour différents prix – Prix Scam, Les Galons de la BD, Prix BD des lecteurs.com notamment – dont les verdicts ne sont pas encore connus, Le Voyage d’Alice a d’ores et déjà reçu le Prix Médecins Sans Frontières et un excellent accueil, tant auprès du public que des critiques. « Je me retrouve en bonne compagnie, c’est hyper valorisant », ajoute Gaspard avec une modestie non-feinte.

Un succès qui en appelle d’autres. « J’ai déjà reçu des propositions, notamment d’un éditeur pour un projet sur un humanitaire qui part en Afrique. Le scénario est déjà prêt et cette proposition est hyper séduisante mais je ne veux pas non plus trop m’enfermer dans un genre », m’apprend celui qui a commencé dès l’enfance par dessiner des gags mais n’envisage en revanche pas forcément d’écrire des histoires pour d’autres.

Ne se réclamant d’aucune école mais reconnaissant apprécier différentes influences, ce trentenaire mesure sa chance de pratiquer le métier qu’il aime. « Plein d’univers m’inspirent : le vécu du quotidien, les voyages, les gens dans les cafés, la ville et la nature », m’explique-t-il en coloriant son carnet. « Peut-être que par ma passion du dessin et ma profession, j’ai un degré d’observation plus prononcé, je fais davantage attention aux détails. »

Dans un milieu concurrentiel et « hyper libéral » selon Gaspard, la clé est « de ne jamais abandonner et de beaucoup bosser pour progresser ». « Il faut toujours faire le choix de ses envies et de ses convictions mais ce n’est pas évident de goupiller tous les aspects », me dit-il. « Il faut aussi vouloir être lu et pour cela, il faut pouvoir rendre son travail accessible au plus grand nombre. C’est important d’avoir cette lisibilité et c’est aussi pour cela que c’est bien d’être un lecteur. »

Occupé à réaliser une grande fresque avec Françoise Voisin dans une usine désaffectée – « J’ai la chance de pouvoir un peu choisir mes projets annexes » – et avant de se relancer dans un nouvel ouvrage, Gaspard va sans doute vivre la plus belle de toutes les aventures. « Un enfant est en route et son arrivée est prévue début juin », me glisse-t-il sur le ton de la confidence. Et ça, ce sera Le grand voyage d’Alice et Gaspard…

Thiebaut Colot

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Art Divers

« Il n’y a aucun problème »

Une installation lumineuse de Rodrigo Garcia questionne les visiteurs du Théâtre de Liège.

Ceux qui se seront rendus ces jours-ci au Théâtre de Liège pour le festival Pays de danse n’auront pu manquer l’installation lumineuse de l’auteur et metteur en scène Rodrigo García qui pour but de confronter les spectateurs à un questionnement : l’absence de problème engendre-t-il tôt ou tard la visite inopinée d’un gros problème ?

« Une fois que cette dichotomie a été vissée sur un mur de la salle Amós Salvador, en lettres de néon pour montrer les liens de sang qui l’unissent à d’autres endroits connus (bar/club/sex-shop), je me suis demandé, dans mon empressement à chercher des problèmes, pourquoi ne pas la transférer à des corps humains dans une action avec des inconnus ? » explique l’Argentin sur le site du Théâtre de Liège. Alors, avez-vous un problème ?

Thiebaut Colot

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Art Divers Evénements

Expérience immersive exceptionnelle à la Boogle House

Un évènement à ne pas manquer !

Boogle House est un lieu assez unique. Au centre de Herve, dans cette magnifique région qu’est l’Ardenne Bleue, une ancienne demeure pleine de charme est consacrée à un sport séculaire : la pétanque. Le jeu de boules qui figure au patrimoine culturel immatériel de France trouve son origine dans la Gaule ancienne et compte désormais des millions d’amateurs un peu partout dans le monde et, forcément, en région liégeoise.

A Herve, la pétanque a trouvé un écrin formidable et une déclinaison aussi audacieuse que réussie avec la création de terrains synthétiques qui permettent de s’adonner à cette activité ludique et conviviale par tous les temps. Dans la superbe Boogle House, la joie de pratiquer cette activité emblématique de la Provence et du sud de la France est rehaussée par la possibilité de se restaurer avec d’excellents produits wallons tout en partageant un verre en famille, entre collègue ou entre amis.

Ce jeudi à partir de 18 heures, la Boogle House sera le théâtre d’un afterwork sidérant. En collaboration avec Fabrizio Borrini, les participants auront l’occasion de vivre une expérience totalement immersive en assistant en direct à la personnalisation d’un terrain par cet artiste liégeois. Et pour parfaire cette expérience sensorielle, les truffes noires de Bernard Meffre, trufficulteur français, seront mises à l’honneur. Un drink de bienvenue sera offert aux nouveaux arrivants qui pourront ensuite profiter des breuvages locaux et planches apéritives du terroir.

Un programme qui augure d’une soirée exceptionnelle à ne surtout pas manquer.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Boogle House

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Art Expositions

Pierre Devreux, corolles d’hiver

Une belle exposition est consacrée au peintre bruxellois à La Boverie.

Pierre Devreux est un artiste-peintre né en 1955 à Bruxelles et à qui La Boverie consacre une exposition jusqu’au 6 mars 2022. « Polymorphe et synthétique, suggestive et énergique, l’œuvre de Pierre Devreux plonge ses racines au cœur de nous-même et nous met au défi de trouver la source – celle d’où émerge l’élan de vie qui rapproche les Hommes », détaille ainsi le magnifique musée liégeois sur son site internet. « Inspiré par ses maîtres d’art, il déploie son talent en une énergie explosive tandis que ses pinceaux captent l’essence des choses dans un langage fait de couleurs et de formes multiples. »

Contrairement à d’autres artistes, Pierre Devreux peint vite. « Cette urgence est nourricière car il sait que la vie n’attend pas. Il expérimente et ose la diversité de genre : natures mortes, portraits, abstraction « figurative », marines, paysage… Rien ne manque à l’appel », peut-on encore apprendre dans le descriptif de l’exposition disponible sur le site internet de La Boverie. « Les techniques stimulent également sa curiosité. Si bien qu’il en expérimente une grande diversité : des collages, des peintures à l’acrylique, des photographies composites, de grands ou de petits formats comme des techniques mixtes ou du fusain. »

Une exposition qui vaut le détour tant le travail du Bruxellois interpelle et séduit. « En explorateur, infatigable et résolu, il défriche les territoires qui le questionnent et avance sans peur vers l’inconnu. Le labeur et la témérité en bandoulière, il vise haut. Très haut. Avec pour seul objectif celui de rendre ce qui l’agite et peut-être aussi, trouver dans l’opaque de la question une infime lumière, conçue comme un fil à suivre », lit-on également sur le site internet de La Boverie. « Tout parle dans l’œuvre et chaque objet est signifiant. Sa spontanéité saisissante enivre le spectateur et s’apparente à une expression du vivant, à la marque de notre humanité. Il formule sa poétique artistique et donne témoignage de la route complexe et tortueuse qu’il emprunte. Car elle est tortueuse ! Elle en passe par un douloureux enfantement qu’il vit jusque dans sa chair. Les souffrances physiques qu’il endure dans son corps le contraignent à transcender sa réalité pour n’en conserver que l’essence : cette formidable envie de vivre ! Ses toiles parlent d’elles-mêmes et témoignent de l’énergie vitale qu’il insuffle. »

Thiebaut Colot

Crédit photo: La Boverie