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« Un peu comme notre bébé »

Avec Miniatur, Louise Taquin et Benjamin Van Santen se consacrent à la création de très petits habitats comme le Pigeonnier, le « plus petit Airbnb du monde » qui fait déjà un carton.

C’est sur les bancs de Saint-Luc, durant leurs études en design industriel, que Louise et Benjamin se sont rencontrés. Très vite, le courant passe entre cette Montoise et ce Bruxellois devenus « des Liégeois de cœur ». Durant leurs années de master, l’idée de bosser ensemble germe dans l’esprit de ce sympathique couple. « Nous n’avions pas forcément envie de travailler pour quelqu’un et voulions nous lancer ensemble », m’expliquent-ils de concert. Comme sujet de mémoire, Benjamin opte pour les « tiny houses », ces (très) petits habitats mobiles, généralement montés sur une remorque. « Nous avons fait mon mémoire à deux et en avons profité pour faire toutes les recherches nécessaires et trouver un maximum d’informations pour nous lancer. »

À peine sortis des études, Louise et Benjamin se lancent dans la construction et l’aménagement de leur propre « tiny house » qu’ils installent à Méry, non loin de Tilff. « Nous y avons vécu dix mois et nous avons adoré cette expérience mais alors que la  « tiny » était tout juste terminée, elle fut ravagée par les inondations de juillet », pestent-ils. Qu’à cela ne tienne, les deux partenaires décident de la reconstruire. Mais avant, ils sont happés par un autre projet tout à fait iconoclaste : transformer un pigeonnier en Airbnb. « Nicolas Dembour était passé à vélo avec un de nos amis devant notre « tiny house » et nous a demandé de transformer le pigeonnier de son jardin pour en faire une sorte de maison miniature. »

Un fameux défi que ce couple créatif accepte immédiatement de relever – et avec brio ! « Nous avons tout fait de A à Z, notamment le mobilier », me précisent-ils. « Le pigeonnier avait une forme particulière et le premier challenge fut d’y mettre le lit. » La douche et puis la toilette – des formats standards – suivirent avant que Louise et Benjamin ne conçoivent le reste de l’habitat de façon aussi pratique que stylée avec, notamment, la porte des WC qui se transforme en table à manger, une poubelle commune pour les « wawas » et la cuisine ou un meuble présent sur les deux étages. « Nous avons tout conçu et réalisé sur place, sous une tonnelle devant le pigeonnier. Ainsi, nous avons pu tester nos idées directement et voir ce qui fonctionnait », me dit Benjamin. « Nicolas nous avait laissé carte blanche. »

Fidèles à leurs convictions, ces deux Liégeois d’adoption – qui apprécient la convivialité, la gentillesse et la simplicité des résidents de la Cité ardente – ont utilisé un maximum de bois ainsi que des isolants et des huiles naturels, propres et respectueux de l’environnement avec un style minimaliste, simple mais pas simpliste. « Cette démarche écologique nous tient à cœur », m’assurent-ils. Adeptes d’une certaine décroissance, leur démarche mérite d’être saluée. « Nous nous sommes intéressés au phénomène « tiny » car c’est l’occasion de devenir propriétaire sans trop devoir débourser et que le challenge de l’optimisation de l’espace est stimulant », me confient-ils. « Cela peut être un bon compromis dans une étape de vie et cela permet aussi d’éviter ce processus d’accumulation alors qu’il ne sera peut-être bientôt plus possible de construire à la campagne. »

Une véritable révélation pour Louise et Benjamin qui reconnaissent que si le concept « tiny house » est un peu extrême, tendre vers des habitats plus restreints deviendra nécessaire au fil du temps. « Aménager et concevoir de petits espaces de vie comme des studios, de petits appartements en ville, est un beau défi dans lequel nous voulons nous spécialiser, comme l’indique le nom de notre société : Miniatur », ajoute Louise.

Avec leur superbe pigeonnier, ce couple a attiré l’attention et capté une belle couverture médiatique. « Nous étions les premiers surpris de voir différents médias s’intéresser à cette réalisation mais ce fut une bonne expérience qui nous a aussi apporté de précieux contacts », reconnaissent-ils. « Nous retournons encore régulièrement voir le pigeonnier de Nicolas, c’est un peu notre bébé dont nous avons du mal à nous détacher. »

Outre les organes de presse et les chaînes de télévision, « le plus petit Airbnb du monde » a suscité l’intérêt des voyageurs qui n’ont pas tardé à réserver leurs nuitées, venant aussi bien de Gand que d’Allemagne ou des Pays-Bas. Un franc succès pour ces deux entrepreneurs qui – j’en prends le pari – n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Benoit Do Quang

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Architecture Divers Insolite

A la découverte de la Cité Miroir

Depuis sa réhabilitation, la Cité Miroir est l’un des fleurons du patrimoine culturel liégeois. Mais depuis quand ce splendide bâtiment n’est-il plus une piscine publique et quelle est son histoire ?

À côté du Sauvenière et du Reflektor et face à la place Xavier Neujean, la Cité Miroir est en bonne compagnie. Ses expos permanentes et temporaires rencontrent toujours un vif succès et ce bâtiment d’exception demeure l’un des fleurons de la ville. Quel spectacle, au dernier étage, de déambuler dans l’ancienne piscine, le soleil se réverbérant sur les mosaïques. Mais d’ailleurs, depuis quand la Cité Miroir n’est plus une piscine ? C’est l’une des questions – parmi tant d’autres – dont vous pourrez apprendre la réponse ces mercredi 2 et samedi 5 mars à 14 heures lors d’une visite permettant de découvrir l’histoire de ce lieu emblématique et d’en découvrir toutes les facettes.

Thiebaut Colot

Informations complémentaires sur www.citemiroir.be

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La plus haute salle d’escalade d’Europe à la basilique de Cointe !

L’ivresse des cimes. La basilique de Cointe va devenir la plus haute salle d’escalade d’Europe pour un projet sensationnel qui renforcera à coup sûr l’attrait touristique de la Cité ardente.

« C’est avec une grande fierté que nous avons appris que la Fondation « Basilique de la Paix » avait sélectionné notre projet pour la réhabilitation de la Basilique de Cointe à Liège », annonce sur les réseaux sociaux le Groupe Gehlen qui porte cette initiative avec la société The Wall – Escalade en collaboration avec Créative Architecture.

Ce projet baptisé « Basilique Expérience » est un concept totalement innovant. « Il s’agit avant tout de créer un lieu ouvert à tous, qui proposera une multitude d’activités, avec l’escalade comme fil conducteur », poursuit le Groupe Gehlen. Concrètement, au cœur de la basilique, avec quarante mètres de hauteur sous plafond, se trouvera une salle d’escalade qui combinera les trois disciplines olympiques – la voie, le bloc et la vitesse – et sera la plus haute d’Europe. Un restaurant panoramique, surmonté d’une coupole vitrée pour offrir une vue d’exception sur le Cité Ardente fera également son apparition, tout comme un cinéma de quartier de quelques salles, un espace polyvalent et des logements atypiques pour une expérience nocturne unique et insolite.

Ce chantier titanesque qui devrait offrir un joli coup d’éclairage à Liège se fera dans le respect de l’édifice originel et de sa fonction initiale. « À la demande de la Fondation, le Chœur sera préservé comme espace mémoriel, et la Crypte et la Sacristie resteront destinées au culte religieux », précise sur les réseaux le Groupe dont le siège social se situe à Malmédy. « Notre objectif était de proposer une réaffectation qui respecte l’historique du site et ses caractéristiques architecturales, mais également un projet respectueux de la vie du quartier et de ses riverains. » Et d’ajouter que «  « Basilique Expérience » se veut avant tout un projet fédérateur, capable de rassembler un maximum de personnes autour de ce lieu emblématique, et qui renforcera certainement encore l’attrait touristique de la Cité Ardente. »

Thiebaut Colot

Crédit photo : Groupe Gehlen