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Vacances

Vacances ici et là!

Mots magiques, un sésame de tous les possibles et ils le sont d’autant plus, cette année, que la pandémie semble jugulée, nous pouvons dès lors les vivre et les savourer comme avant 2020.

Qu’elles soient longuement programmées et sources de plaisir anticipé ou décidées à la dernière minute, c’est du bonheur en perspective.

Qu’allez-vous faire cette année ?  Vous partez à l’étranger ? Vous restez en Belgique ?

Dans un lieu de villégiature où vous retrouverez  amis et connaissances qui viennent, comme vous, chaque année pour se plonger avec délice dans  la même ambiance chaleureuse et insouciante, les barbecues improvisés où chacun contribue au repas en apportant sa spécialité culinaire.

Vous voulez essentiellement goûter aux joies du farniente, ne rien prévoir, juste vivre tout en douceur. Vous consentez seulement tout au plus à accomplir un effort pour décider ce que vous allez porter comme vêtements, dans quel restaurant vous voulez manger, vous déplacer en mode relax –  fort de l’adage qui va piano va sano – et dernier effort,  lire la carte pour composer votre menu et puis… savourer tout simplement.

Ou alors, vous préférez découvrir des petits villages, nichés au creux de paysages verdoyants, où la vie s’écoule pratiquement encore au rythme d’autrefois, loger dans un gîte où des hôtes sympathiques sont aux petit soins pour vous. Et pourquoi pas, dans une ferme, ou il vous sera proposé de participer aux travaux des champs, à la traite des vaches, à la cueillette des fruits et légumes de saison… que vous retrouverez délicieusement cuisinés dans votre assiette.

Plutôt sportifs, pourquoi pas un trekking en compagnie de passionnés comme vous qui adorent les longues randonnées, sac à dos contenant le nécessaire mais évitant tout superflu : vêtements chauds, chaussures et chaussettes de marche de qualité et résistantes à tous les temps sans oublier l’indispensable gourde et évidemment de la nourriture qui vous permettra d’aligner les kilomètres sans faiblir. Enfin, le soir, après avoir monté sa tente, profiter d’un panorama somptueux avec une vue imprenable sur la voûte céleste.

Et pourquoi pas (re)visiter, notre belle Cité Ardente qui vous séduira par son large éventail au niveau patrimonial, culturel… et gastronomique.

Patrimonial : des bâtiments de l’époque médiévale qui ont survécu à travers les siècles comme la collégiale Saint-Barthélemy auxquels se sont ajoutés au fil du temps, l’ancienne halle aux viande, l’hôtel Torrentius, le Curtius … et évidemment le Perron synonyme des libertés des Liégeois.ses. Plus récemment, La Belle Liégeoise, la nouvelle gare des Guillemins, la tour des Finances… sont quelques-uns des ouvrages d’art de ce 21 siècle… le présent rejoignant ainsi le passé.

Culturel : l’opéra de Wallonie, qui depuis 1820 ravit les oreilles des mélomanes en programmant les grands classiques ou en présentant de nouvelles productions avec des artistes débutants mais au talent plus que prometteur. Sans oublier les salles de spectacle, les cinémas, les musées…

Gastronomique : les boulets à la liégeoise, la bouquette, la gaufre liégeoise, la salade liégeoise, le sirop de Liège,  un peket, la bière du terroir produite par des brasseries locales qui utilisent l’orge, le houblon… cultivés à proximité du lieu de fabrication de la bière…

Que choisir ? Surtout ne choisissez pas, laissez-vous tenter par tout ce qui vous est proposé. L’Office du Tourisme se fera un plaisir de vous conseiller, de vous donner des brochures avec tous les détails nécessaires pour passer des moments inoubliables dans notre belle ville de Liège.

Quel que soit votre  choix, l’équipe du MagLiège métropole vous souhaite d’excellentes vacances et vous retrouve, avec plaisir, à la rentrée.

Redac

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Art création Evénements Expositions

Expédition Emotionnelle

Le temps du soleil et des voyages pointe le bout de son nez. Pendant que nous attendons avec impatience l’arrivée des vacances, « La Galerie by Culture Liège » a décidée de faire venir un peu d’exotisme à vous. Pour l’événement, ce sont 14 artistes de divers univers, et même de diverses nationalités qui sont au rendez-vous du 2 au 29 juin. Pour l’occasion, l’art traversera les frontières, avec des artistes venant directement de France. Ils feront escale dans notre belle cité ardente pour vous montrer leurs créations. Vous pourrez découvrir des oeuvres aux styles artistiques très variées, dont le point commun est la sensibilité qui en émane.


Les artistes de l’exposition

Commençons notre expédition par Nadine Ackermans. Sculptrice autodidacte, elle est guidée par son âme. Ses œuvres sont composées de pâte à bois sur armatures métalliques, elles sont uniques, pures, intemporelles et totalement émotionnelles. Elle a déjà participé à plusieurs expositions à travers le monde. Ses sculptures lui ont même valu le prix du public, au « Festival d’art contemporain 2013 » au Château de Lavaux-Ste-Anne.

Cette sensibilité se retrouve également chez la prochaine artiste, BKenzart. Captivée par les couleurs, elle prend un malin plaisir à assortir, assembler et confronter les teintes les plus contradictoires et les plus complémentaires. Sa sensibilité hors norme est parfaitement retranscrite dans chacune de ses peintures. Cette faculté l’a également poussée à se tourner vers de nombreuses œuvres caritatives.

Toujours dans le biais de l’émotion et de la sensibilité, on retrouve Harrison Bougenière alias H.B Création. Autodidacte dans l’âme, il a commencé la peinture lors du confinement. Cet art est un moyen alternatif d’exprimer ses émotions. Pour lui, l’art doit être en effervescence et constamment remettre en cause les règles établies.

Le prochain artiste a également rejoint le monde de l’art et des expositions il y a peu. Pierre Gonda alias « Les collages de Pierre » en est à sa troisième exposition, cela ne l’empêche pourtant pas d’avoir plusieurs cordes à son arc. Chaque œuvre est une partie de lui. Il aime jongler avec les couleurs. Ses collages sont accompagnés d’acrylique et parfois de cuir.

Continuons avec Marie-Claire Grotenclaes. Passionnée par l’art depuis toujours, c’est à partir de sa retraite qu’elle y consacre vraiment du temps. Elle affectionne différents styles de peinture bucolique et le romantique. La plupart de ses œuvres sont composées d’acrylique, d’acrylique fluide et d’huile.

L’artiste suivante est Catherine Ickx alias Catickx. Institutrice de formation, elle a troqué la plume pour le pinceau. Elle est guidée par son inspiration et peint ce qu’elle ressent. Ses toiles sont éclaboussées de couleurs et libres d’interprétation. Elles insufflent un air printanier partout où elles se trouvent.

Contrairement à l’artiste précédente, c’est le chant que Dorina Popescu a troqué pour l’art plastique. À ses débuts, elle utilisait de la terre glaise, de la mosaïque et des tissus. Ses œuvres sont composées de déchets de la vie moderne et de produits ramassés dans la nature. De cet assemblage naît l’acte créatif.

La prochaine artiste est Couleur d’esprit. Elle est née avec un crayon dans la main comme aiment le raconter ses parents. L’art est pour elle un merveilleux moyen d’expression. Pour cette nouvelle exposition, les céphalopodes sont le fil conducteur, elle nous emmène dans un univers de création de huit directions, huit gestes, huit explorations, huit regards. Les huit symbolisant l’infini, l’éternité, le mouvement continu.

Jema Rodriguez Diaz est une autodidacte qui a d’abord imaginé ses premiers dessins au pastel, à l’aquarelle et à l’encre de Chine. Par la suite, elle a innové avec des peintures acryliques sur toile et sur bois. C’est une véritable explosion de couleurs. Ses dernières créations sont sculptées sur du béton Ytong (béton cellulaire).

L’art est une passion qui ne disparaît jamais, Anne Biermans Salée alias Sabi en a bien conscience. Après avoir cessé de peindre pendant 20 ans, elle a ressenti le besoin de recommencer il y a 5 ans. C’est à ce moment-là qu’elle a découvert le travail de la terre. Le plaisir de sentir la terre se transformer sous ses mains lui procure de la joie et du bonheur telle une thérapie. Elle a également suivi un stage de sculpture avec modèle vivant, ce qui lui a ouvert de nombreuses possibilités.

Poursuivons cette exposition avec Christelle Verschuere alias Matière Brute, créatrice en art textile. Depuis quelques années, elle a décidé de passer le cap et de créer ses propres sacs et accessoires. L’amour pour l’art du textile lui vient de sa grand-mère, couturière. Débordante d’imagination, elle redonne une seconde-vie à des matériaux.

Gérald Alldis est peintre autodidacte. Sa philosophie de vie, c’est : « Mettez de la couleur dans votre vie ». Il représente majoritairement des animaux très colorés sur fond noir. Son médium de prédilection est l’acrylique, mais il affectionne d’autres techniques et supports, tels que le stylo, le pastel et d’autres thèmes comme les nues et le Street Art.

La prochaine artiste Sandrine Brugeras est passionnée par l’art depuis sa plus tendre enfance, elle a décidé en 2009 de créer son atelier et de devenir peintre professionnelle. Sa distinction vient du fait qu’elle travaille les encres à alcool, un procédé peu connu et travaillé en Europe. Les œuvres qu’elle crée sont abstraites et colorées, elles sont extraites du monde onirique.

Pour conclure cette exposition, nous retrouvons Magali Imaho, artiste peintre. L’art a toujours été le moteur de ses actions. Coloriste avant tout, ses traits et sa personnalité artistique sont bien affirmés. Elle permet à ses spectateurs d’immédiatement ressentir une immense énergie.

Venez découvrir tous ces artistes qui transmettent, leur sensibilité grâce à l’art.

Sophie Hauseux

Contacts

Lien pour vous inscrire au vernissage du samedi 04 juin de 10h à 18h – Drink disponible lors de l’événement à partir de 13h. Entrée gratuite et libre – Aucune restriction sanitaire

https://vernissage-expo-expedition-emotionnelle.eventbrite.fr

Où ?
La Galerie by Culture Liège – Galerie d’art Liège
Au 1er étage de la Galerie Opéra
Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ?
Du jeudi 02 au mercredi 29 juin 2022 Vernissage le samedi 04 juin 2022 de 10h à 18h
Drink disponible durant l’événement à partir de 13h

Horaires d’ouverture
Du lundi au vendredi de 13h à 18h Le jeudi de 13h à 16h
Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artiste de l’exposition)

Contacter la galerie :

• Tél. : 0465/72.92.92
• E-mail : contact@cultureliege.be

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Divers Nature

Carnet de randonnée

Carnet de randonnée : carnet conçu dans un but pratique, afin de consigner vos souvenirs de sortie, de la manière la plus précise possible. Ces renseignements vous serviront à conserver une trace écrite et durable des détails utiles si, plus tard, vous souhaitez renouveler une balade ou tout simplement en faire profiter vos proches et vos amis.

Lorsque j’étais enfant, je me souviens des fins de journée où, assis tous autour de la table, nous écoutions religieusement notre père nous raconter sa journée de travail. Travaillant pour une intercommunale qui a depuis lors changé de nom, papa avait la chance de travailler au grand air et de pouvoir à loisir observer son environnement proche qui, par la force des choses, changeait tous les jours puisque son emploi l’amenait à parcourir Liège et ses environs en tous sens. Je ne suis évidemment pas en mesure de vous raconter dans les détails tous les comptes-rendus, toutes les anecdotes et tous les événements – petits ou grands – qui ont émaillé ces récits des débuts de soirée de mon enfance, toujours est-il que je pense que c’est de là que je tiens mon intérêt pour ma ville et pour ma région.

Pouvoir observer à son aise tout ce qui nous entoure est l’un des avantages de la randonnée. Aussi est-ce sans retenue qu’au cours de mes balades, il m’arrive de m’arrêter à plusieurs reprises pour profiter d’un paysage, observer l’un ou l’autre animal domestique ou non (pour qui sait progresser sans faire trop de bruit dans la nature, les animaux sauvages sont légion, même à deux pas des habitations), prendre le temps de déchiffrer de vieilles plaques commémoratives ou encore m’extasier devant une maison joliment rénovée ou, à l’opposé, un bâtiment ancien particulièrement délabré. Mes haltes sont parfois aussi provoquées par la tristesse de constater qu’un bel endroit est souillé par la bêtise de certains qui se débarrassent sans vergogne de leurs détritus dans la nature mais ça, c’est une autre histoire.

C’est ainsi qu’il y a quelques semaines, mes pas m’ont entraîné sur les hauteurs de Wandre et de Souverain-Wandre. Aujourd’hui, bien peu savent encore que ces lieux ont été le théâtre de combats sanglants durant les premières heures du conflit de 14/18. En effet, c’est dans les environs de Rabosée, sur les hauteurs de Wandre, que, la nuit du 05 au 06 août 1914, 500 défenseurs ont tenu tête à 6000 envahisseurs allemands, retardant ici comme ailleurs, la progression des forces d’invasion. Il ne reste bien entendu aucune trace des combats sur le plateau de Rabosée mais, depuis 1925, à proximité de la rue Bois la Dame, un cimetière militaire invite au souvenir et au respect de ces combattants tombés pour la patrie.

La balade sur ces hauteurs n’en demeure pas moins belle et il est agréable de progresser à l’ombre des arbres de ce flanc boisé de la vallée de la Meuse, le sentier serpentant entre des parterres d’ail des ours qui foisonne dans le secteur. Cela étant et en partant du fond de la vallée, il faut être en bonne forme physique pour grimper jusqu’à Rabosée, qu’on choisisse la Xhavée ou les rues de la Colline et des Montagnards qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom qu’en cet endroit.

A noter que les chemins des environs, quoique assez fréquentés, ne sont pas balisés. Le promeneur averti prendra donc soin d’emporter avec lui son smartphone et son application de rando préférée ou, à l’ancienne, sa carte IGN.

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Rabos%C3%A9e

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Insolite

Boogle

Vous cherchez une activité qui saura surprendre vos amis, votre famille, votre personnel, vos clients et vos prospects ? S’il n’est pas possible pour tout le monde de construire mais aussi d’entretenir un véritable terrain de pétanque traditionnel chez soi, Boogle propose d’amener la pétanque chez vous ou au sein de votre entreprise. Focus sur cette smart pétanque qui s’exporte désormais en France, à Dubaï ou encore au Maroc.

L’équipe de spécialistes derrière ce projet a travaillé pendant deux ans pour proposer une alternative au terrain de pétanque traditionnel et vous permettre de jouer quand vous le souhaitez et où vous le désirez. Les terrains ont été conçus afin de vous procurer les mêmes sensations qu’avec les boules de pétanque métalliques. Des boules souples au tapis synthétique haute performance, tout a été testé par les meilleurs boulistes mondiaux. Les terrains modulaires sont entièrement fabriqués dans les ateliers Boogle et sont garantis deux ans. Leur montage et démontage se font en dix minutes. Tous les matériaux sont sélectionnés pour durer.

Derrière le concept Boogle, il y a Patrick Neuville, psychologue et directeur d’un cabinet de recrutement. Il a voulu faire de la pétanque un outil de lien social pour ses clients, tout simplement parce qu’il avait réussi, lors de vacances, à s’intégrer à la population locale d’un village provençal en partageant quelques parties de pétanque. Ce n’est néanmoins pas à Marseille que Boogle a ses quartiers généraux mais bien à Herve, à deux pas de Liège. C’est en effet au sein d’une ancienne demeure en briques que Patrick Neuville a posé ses valises après avoir aménagé les lieux pour accueillir tous les modèles des terrains Boogle ainsi que tous les accessoires. Véritable « bar à boules », salle de pétanque unique dans un lieu cosy qui allie décoration chaleureuse et ambiance casual autour du thème de la pétanque, tout à la fois show-room, centre de loisirs et lieu événementiel, la Boogle House vous accueille en semaine et le week-end en famille, entre amis ou entre collègues.

Si l’endroit est propice aux afterwork – chaque premier jeudi du mois – et aux garden party – chaque troisième dimanche du mois – la partie restauration de l’établissement vient d’être confiée à Charlotte Depierreux qu’on ne présente plus puisqu’elle est la femme de poigne – et de goût – qui se cache derrière « Côté cour, côté jardin », adresse bien connue des Liégeoises et des Liégeois.

Avec ses cinq terrains intérieurs accessibles toute l’année, ses deux terrains extérieurs judicieusement placés sur la magnifique terrasse de l’établissement, la Boogle House est facile d’accès, à proximité des grands axes autoroutiers et, ce qui ne gâche rien, dispose d’un parking gratuit qui vous fera oublier les affres du stationnement en ville.

Alors, tu tires ou tu pointes ?

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :
https://www.boogle.eu/

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Business Evénements

Les jeudre’mix

Après les confinements successifs, les événements culturels, gastronomiques ou musicaux se succèdent, se ressemblent … ou ne se ressemblent pas. Parmi eux, les afterwork ont le vent en poupe. Entre amis ou entre collègues, ils constituent autant d’occasions de faire la fête dans des endroits originaux, atypiques voire, pour certains, totalement interdits au public le reste de l’année.

Sans dire qu’ils constituent un phénomène de mode, les afterwork, disais-je en introduction, ont le vent en poupe. Pas une semaine donc sans qu’une enseigne, une entreprise, un club d’affaires ou encore une institution publique organise son événement. Si, dans l’absolu, toute occasion de faire la fête est bonne à prendre, il n’en demeure pas moins que quantité ne rime pas toujours avec qualité. L’afterworker / l’afterworkeuse qui sommeille en vous évitera donc les événements où le vin est de piètre qualité, la bière tiède et la musique constituée d’un mix récupéré sur YouTube balancé sur une sono qui crachote.

Nouveaux venus dans le paysage liégeois, les Jeudre’Mix, après une première édition couronnée de succès en avril dernier, s’imposent d’ores et déjà comme les prochains événements liégeois incontournables à noter absolument dans vos agendas et, bien entendu, à ne rater sous aucun prétexte.

Derrière le concept, il y a la boutique Mix-it Store de Sébastien Fédrigo sise sur le boulevard de la Sauvenière à hauteur du numéro 113. Puisqu’il ne peut pas être au four et au moulin ou, disons plutôt, au mix, au bar et au réseautage, Sébastien a su s’entourer de plusieurs partenaires qui contribuent sans conteste au succès du concept. Ainsi, côté bar et petite restauration, on retrouve FoodArts et son équipe charmante et dynamique, à la sono, DJ Archibald (Antidote, Le Cadran) et, parce que Sébastien pense à tout, le Pentahotel Liège qui vous offrira un tarif préférentiel si vous décidez de la jouer fine et de dormir sur place … ou presque.

Cerise sur le gâteau, l’événement a pour cadre l’arrière-cour de la boutique qui n’est généralement accessible qu’aux résidents de l’immeuble.

Que dire de plus ? Rien à vrai dire si ce n’est qu’aux Jeudre’Mix, le vin est de qualité, la bière est à bonne température et la musique juste comme il faut. J’ajouterais bien que le verre de bienvenue est offert, que l’ambiance est chic et casual et que le public est à l’avenant mais je ne voudrais pas en faire des tonnes. C’est déjà le cas ? Bah, tant pis, ce qui est fait est fait.

Les Jeudre-Mix : 18 juin 2022 de 18 à 23h / Mix-it Store – Boulevard de la Sauvenière, 113 à Liège.

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :  
https://www.facebook.com/mixitstore/

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Evénements Horeca

Les Epicuriales

Après deux années d’absence suite à la crise sanitaire, les Epicuriales prennent à nouveau leurs quartiers du 2 au 6 juin prochains dans le superbe écrin du Parc de la Boverie, face au Musée et au pied de la passerelle « la Belle Liégeoise ».

Les Epicuriales invitent le visiteur à une vraie balade gastronomique dans les tentes animées par des restaurateurs du pays de Liège. Le plateau est riche et de qualité et la promenade n’en sera que plus gourmande. Le concept invite le visiteur à tester une entrée dans une première tente, à déguster un plat dans une deuxième et à prendre son dessert dans une troisième. Après, il ne reste plus qu’à revenir le lendemain pour poursuivre le circuit et parfaire son exploration gastronomique.

La viande wallonne sera à nouveau mise à l’honneur sous l’impulsion de la Fédération wallonne de la viande et la Région wallonne (via l’APAQW) : deux tentes spécifiques, animées par des chefs spécialistes de la cuisson carnée parfaite, proposeront une carte exclusivement consacrée à la viande wallonne.

Des repas de haute qualité seront concoctés par différents chefs invités au cœur de la Tente des Chefs, face au Musée de la Boverie. Chaque jour à midi et à 19h30, un repas quatre ou cinq services, réalisé à quatre ou à six mains, mettra en valeur le talent de ces cuisiniers hors pair. L’opportunité idéale pour découvrir de grands chefs comme Medhi Kebboul (Savarin la Table, Paris), Chef Invité d’Honneur 2022, ou encore Thomas Troupin (¡Toma!), Tien Chin Chi (Esprit Bouddha, Gosselies), Arnaud Delvenne (Nono Resto), André Le Letty (Bistro du Maquis, Paris), Jean-Philippe Watteyne, Manos Makriagiannikis (Filema à Bruxelles), et beaucoup d’autres …

Pour cette édition 2022, pas moins de 14 enseignes seront présentes : Terra Terrae, Le Bistro d’Ethan, Les Doux Ragots, Le Glacier Giu, Le Rémouleur Nomade, Un Dîner entre Amis, Le Café Brasil, Le Moment, La Casa Paco, La Trattoria Maccheroni, Le Canotier, Le Bruit qui Court, Le Bovaria et Le Comptoir des mers.

Depuis 2018, l’organisation des Epicuriales de Liège se veut également éco-friendly et durable. Pas par mode, mais par nécessité pour la planète. Le site des Epicuriales, au sein du Parc de la Boverie, est un site naturel accessible facilement et rapidement en transports en commun de même qu’à pied ou à vélo. L’utilisation de ces moyens de transport « doux » sont encouragés et salués. Aucun charroi ou stationnement n’est autorisé en dehors des sentiers et espaces prévus à cet effet; les chapiteaux quant à eux utilisent le moins de points de contact possible avec les pelouses du parc afin de les préserver. Les divers imprimés, utilisés pour la promotion ou bien sur place lors de l’événement, sont imprimés sur du papier labellisé FSC. Les restaurateurs sélectionnés pour cet événement, issus pour la plupart de la région proche de Liège, connaissent très bien leur métier et ont l’habitude de proposer des produits de saison.

Plus d’informations :
https://www.epicuriales.be/epicuriales-de-liege/ 

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Musique Spectacles

Les concerts de juin de l’OPRL

L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège vous a concocté un programme de toute beauté en ce mois de juin. Découvrez dans quelques instants ces derniers dont les tickets d’entrée sont d’ores et déjà en vente sur le site internet de l’OPRL ou directement à la billetterie.

C’est tout d’abord le dimanche 5 juin à 16h que l’OPRL accueillera Alice et Bernard Foccroulle.  Ancien directeur de La Monnaie et du Festival d’Aix-en-Provence, Bernard Foccroulle est aussi un organiste de tout premier plan qui aborde tant le répertoire ancien que la création. Composée pour l’inauguration de l’orgue du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (2017), « E vidi quattro stelle » est une scène dramatique pour deux voix accompagnées par le grand orgue – dans une fonction quasi orchestrale – et cinq instruments (cornet à bouquin, trois saqueboutes et harpe). Tirée du Purgatoire de Dante, l’œuvre narre le cheminement de l’écrivain italien de l’Enfer vers le Paradis.

Le vendredi 10 juin à 20h, c’est la Symphonie N°5 de Tchaïkoski qui sera mise à l’honneur dans le cadre des festivités liées au bicentenaire de César Franck 1822/2022. Tchaïkovski écrit à propos de sa Cinquième Symphonie (1888) qu’elle incarne la « soumission totale devant le destin ou, ce qui est pareil, devant la prédestination inéluctable de la Providence ». Ce thème du destin revient comme un leitmotiv dans tous les mouvements de l’œuvre pour lui donner ce ton tragique. Star de la trompette en Grande-Bretagne, invitée aux quatre coins de la planète pour sa virtuosité éblouissante, Alison Balsom, qui a fait ses débuts avec l’OPRL dans le premier grand Concerto pour trompette de l’époque romantique, celui de Hummel (1804), sera l’invitée vedette de la soirée.

Enfin, c’est le jeudi 23 juin à 20h que l’OPRL recevra les finalistes du Concours Reine Elisabeth. Après un mois de compétition intense, place à la fête : les premier, deuxième et troisième lauréats de la deuxième édition du Concours Reine Elisabeth consacrée au violoncelle seront en tournée dans toute la Belgique. À l’occasion d’un concert unique à Liège, ils proposeront quelques pages concertantes majeures du répertoire, accompagnés des musiciens du Belgian National Orchestra. 

Toutes les nouveautés du mois, les dernières informations et autres annonces de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège sont désormais accessibles sur OPRL Live, la chaîne vidéo de l’OPRL.

Enfin, l’OPRL, c’est aussi tout un panel d’activités « jeunes publics » . Ainsi, dès l’âge de 5 ans, « l’Orchestre à la portée des enfants » fait découvrir aux plus petits un conte symphonique mis en scène et raconté par des comédiens. A partir de 8 ans, « Les samedis en famille » dévoilent quant à eux les grands chefs-d’œuvre du classique, commentés et enrichis par le pouvoir de l’image et du multimédia. Last but not least, pour les jeunes de 12 et 25 ans qui veulent découvrir les tubes du classique à tout petit prix, trois concepts s’offrent à eux. « OPRL+ » est ainsi une série de concerts augmentés qui associent l’orchestre à d’autres arts (arts vidéo, ciné-concert, photographie, etc.).
« Music Factory » est quant à elle une plongée d’une heure à la découverte d’un thème à travers une multitude d’extraits courts présentés et dirigés par Gergely Madaras. En troisième position, « Happy Hour ! » est un véritable moment de détente où les musiciens de l’OPRL partagent sur scène leurs coups de cœur classiques et moins classiques.

Plus d’informations : https://www.oprl.be/fr

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Danse Divers Evénements Musique Non classé

« La LOVE DISCO »

Une plombe qu’on attendait son retour à celle-là !
Alors, certes, ce n’est pas de sa faute si la crise sanitaire a eu plus d’une fois raison d’elle comme de tous les autres événements mais, quand-même, nous étions littéralement des milliers à regarder avec nostalgie nos pantalons pattes d’éléphant, nos dancing shoes, nos robes à paillettes et nos chemises à col prendre la poussière.

C’est donc le 07 mai prochain que la Love Disco fera son grand retour au Country Hall pour le plus grand bonheur des Disco Lovers.

La Love Disco est un évènement i n c o n t o u r n a b l e de la vie nocturne liégeoise, un show pailleté et pétillant, une soirée inoubliable ! Chaque année, la communauté des Disco Lovers s’agrandit (près de 6500 personnes en 2019) et admire les nombreux artistes et DJs qui se partagent la scène et rendent cette soirée mémorable.

La Love Disco c’est un événement joyeux, pétillant et bon enfant lors duquel il fait bon se retrouver entre ami(e)s, entre collègues pour danser, rire, s’amuser, s’évader en toute convivialité !

Lors de cette 11ième édition et soucieux de r é p o n d r e f a v o r a b l e m e n t à la demande grandissante de la communauté des adeptes du Disco, les organisateurs ont décidé d’ouvrir une salle supplémentaire dénommée “DISCO Xperience” (L’Espace VIP du Country Hall de Liège) . D’une capacité de 800 personnes (Vip et grand public), cet espace complémentaire, attenant à la grande salle et passage obligatoire pour rejoindre la salle principale “STUDIO 54”, comprend un large bar et son propre univers musical disco.

L’objectif de la salle “Disco Xperience” est de proposer une complémentarité avec la salle principale “Studio 54”. Chaque salle possédera son propre line-up avec ses propres Dj’s et aura donc sa propre ambiance disco. Un écran vidéo permettra toutefois de suivre en live le Band Disco. Durant la prestation du Band, le son sera donc identique d’une salle à l’autre ! Le grand public pourra circuler librement d’une salle à l’autre, l’ouverture de cet espace complémentaire permettant bien évidemment d’accroître significativement le nombre de préventes disponibles.

© Robertissimo

Vous pourrez ainsi retrouver dans la salle principale DJ Dan en warm-up, le Band Disco Party Show, les danseurs de Slowdance By Stéphanie, DJ Oli Soquette et DJ Oli tombeur. Quant à la salle supplémentaire, elle accueillera DJ Oli Tombeur en warm-up, DJ Eddy Roccour et Dj Dan.

A noter que, comme évoqué déjà ci-avant, le concert du Band Disco Party Show qui aura lieu au Studio 54 sera retransmis en live vidéo dans la seconde salle.

Enfin, et c’est là un beau geste des organisateurs, suite au report de l’événement, les préventes achetées pour l’édition 2021 restent valables pour le samedi 07 mai 2022 ! Sachez néanmoins que les préventes partent à grande vitesse et que plus de la moitié des places sont déjà écoulées. N’attendez plus et rendez-vous dans un point de vente afin de vous procurer votre précieux sésame !

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :

www.lovedisco.be

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Art création Evénements Expositions

« 16e Festival des arts à Cointe »

Une exposition témoin collective et son vernissage, une rencontre littéraire gratuite, un concert de jazz, une balade architecturale avec Brigitte Halmès, un atelier de collage avec Maja Polackova et une balade littéraire avec Guy Delhasse : tel est le programme du 16ième Festival des Arts à Cointe qui aura lieu du vendredi 03 au lundi 06 juin prochains !

© Festival des arts à Cointe

C’est sous la pétillante direction de Béatrice Libert que le parcours d’artistes bien connu des Liégeoises et des Liégeois revient une nouvelle fois nous enchanter et embellir, si cela est encore possible, le beau quartier de Cointe. Pour cette édition, la seizième donc, 25 lieux artistiques, plus de 40 intervenants, des milliers de visiteurs et beaucoup d’émotions à partager avec petits et grands sont d’ores et déjà au programme.

Vendredi en soirée et dans la Crypte de la Basilique, c’est Bernard Tirtiaux qui dialoguera avec Béatrice Libert et Yves Namur, nous promettant déjà une excellente rencontre littéraire. Né à Fleurus en avril 1951, Bernard Tirtiaux est le troisième d’une famille de cinq enfants. Petit, il aime travailler de ses mains.

Vendredi 3 juin à 20h30
Crypte de la Basilique, Rue St-Maur 93
Rencontre littéraire avec Bernard
TIRTIAUX qui dialoguera avec Béatrice
Libert et Yves Namur

Vers l’âge de quinze ans, alors qu’il poursuit ses études secondaires à Maredsous, il se prend de passion pour le vitrail. À tel point qu’il en fera son métier après un passage de quatre ans par Leuven où il étudie le droit, mais aussi le dessin, la gravure, la peinture et le théâtre. Il poursuit sa formation de verrier à la Cambre, puis en France pour s’établir ensuite à Martinrou, à proximité de Fleurus, en Belgique. Rompu aux techniques anciennes, il a réalisé à ce jour plus de 500 verrières originales.

Parallèlement, il sculpte des pièces monumentales au départ de théâtre dont quatre ont été montées et deux publiées. En 1993 est publié son premier roman, Le passeur de lumière, autour de l’artisan verrier du Moyen âge à qui on doit les couleurs des vitraux. Suivront Les sept couleurs du vent, Le puisatier des abîmes, Aubertin d’Avalon et Pitié pour le mal. Mordu de théâtre et de chanson, il a travaillé comme comédien, metteur en scène et scénographe au sein de nombreux théâtres de la Communauté française de Belgique. Il a bâti de ses mains son propre espace théâtral (deux salles de 100 et 260 places) dans la ferme de Martinrou où il demeure. Il y propose ses créations et y accueille des spectacles.

Samedi e n s o i r é e , l a littérature cédera sa place au jazz à la Crypte de la Basilique où le Jean-Luc Pappi trio se produira à partir de 20h30. Pianiste de jazz et compositeur, Jean-Luc Pappi, est né le 22 août 1964 à Bruxelles (Berchem-Saint-Agathe).

De formation classique au départ, Premier Prix de piano et de musique de chambre au Conservatoire Royal de Bruxelles, il s’oriente rapidement vers le jazz et la composition.


Samedi 4 juin à 20h30
Crypte de la Basilique, rue St-Maur 93 : Concert de Jazz
Jean-Luc PAZPPI Trio

C’est enfin le lundi à 11h qu’aura lieu la balade culturelle et littéraire guidée de main de maître par Guy Delhasse qu’on ne présente plus. Vagabond de l’écriture depuis 1975. Chroniqueur au quotidien Le Jour, chroniqueur de chansons à Une Autre Chanson, La Revue Générale. Dès 2000, Guy Dekhasse trouve son bonheur dans le polar, mais il aime aussi écrire son métier : « Quatre saisons d’un éducateur spécialisé » en 2 tomes. Fouilleur de littérature, il est surnommé le keeper de la littérature liégeoise, propose conférence, exposition et promenade littéraire sur ce thème.

A vos agendas !

Benoît
Beenkens

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Art création Evénements Expositions

« UN ART DE PRINTEMPS » à la Galerie By CULTURE LIEGE

Dans le film « Paris je t’aime », une phrase nous a particulièrement interpellé pour cette nouvelle exposition « Parfois, la vie exige un changement. Une transition. Comme les saisons. » Le 20 mars nous avons dit au revoir à l’hiver pour accueillir le printemps. Alors, quoi de mieux que d’accueillir des artistes, qui eux aussi, ont décidé de prendre un autre tournant. Parfois, une illumination, un confinement, des origines, un combat…
Laissez-vous emporter par nos artistes à La Galerie by Culture Liège du 03 au 30 mai 2022.
Une occasion de faire des rencontres inoubliables, touchantes et envoûtantes.

© Harrison Bougenière

Présentation des artistes

Laissez nous vous présenter notre premier artiste de l’exposition. William Wila, un Liégeois qui n’a pas fini de vous surprendre avec ses créatures, ses sculptures organiques et lumineuses. Laissez-le envouter vos nuits sombres.

Cet artiste travaille sur un design organique, qui a pour philosophie de rapprocher l’homme de la nature et de créer des relations harmonieuses entre l’humain, la nature et l’objet.

© William Wila

Faisons place à un artiste, commençant à peindre il y a seulement 2 ans, Harrison Bougenière. D u r a n t le confinement, cet artiste c’est trouvé une passion pour la peinture abstraite, son moyen d’expression alternatif, une approche différente pour exprimer ses émotions. Retrouvez ses tableaux abstraits, mais découvrez aussi ce qu’il se cache derrière, l’émotion.

Pour lui, l’art doit être en mouvement et en effervescence.

© Harrison Bougenière

Lors d’une visite de l’exposition du Photoclub Image, Hugues Raven, ressent un déclic pour une passion : la photographie. Étant aussi membre du club pendant une dizaine d’année, sa passion grandit au coeur des expositions, réseaux sociaux, revues. Jusqu’à ce qu’il se lance dans la photographie, son style c’est le flou, le flou bougé.

Ses sujets sont nombreux, le sport, la ville ainsi que les voyages.

© Raven Hugues

De son coté, Michel Van Otten, s’est découvert cette passion après son passage dans une école d’art. Autodidacte, il est influencé par la BD, l’illustration et les choses qui l’entourent. Son but est de donner vie au visage, et pour ça il a le meilleur atout, la couleur. Laissant son imagination déborder, il obtient un résultat captivant. Créer est devenu son échappatoire.

Une vraie démarche thérapeutique, une astuce pour s’évader de sa propre réalité.

© Michel Van Otten

Parlons d’Il était une fois Sélène, d’origine Hongroise elle commence la photo par pur hasard il y a six ans de manière autodidacte. Cet art représente pour elle un exutoire, qui permet aussi de raconter des histoires. Ses photographies sont sombres avec des ambiances étranges.

Le noir et blanc est aussi très présent ainsi que les vieux bâtiments abandonnés.

© Il était une fois
Sélène

Nous avons Lyvia G. Mercs tentée par la broderie (Kalocsa, Matyà) lors d’un voyage en Hongrie, son pays d’origine et dont ce style est très répandu. Elle passera par des débuts de créations difficiles, mais déterminée, elle arrivera à des réalisations plus prometteuses inspirées de Chagall, Picasso…

En 1983, elle remporte le prix de l’Office Du Tourisme à Huy.

© Lyvia G. MERCS

Passons ensuite à Joëlle Reichling, pour elle « voyage » est un mot intéressant pour cette artiste, qui laisse cheminer ses pinceaux au gré de ses inspirations. Depuis janvier 2020, les pinceaux voyageurs lui font oublier la difficulté de le réaliser en vrai à cause de la crise sanitaire, elle se rattrape par la découverte d’un festival de couleur, illuminant la blancheur d’une toile… Utilisant parfois des matières supplémentaires comme le mortier, l’acrylique fluide…

© Joëlle Reichling

Voici une autre histoire, Djamila Gassoian, née en Arménie, elle déménage ensuite en Belgique. Elle commencera par exprimer sa culture et son histoire sous sa langue maternelle. En 1997 elle découvre la peinture dans un collectif visant à protéger les femmes. En 2003, elle s’inscrit à Saint Luc, là où elle apprendra la peinture, le dessin et l’histoire de l’art. Aujourd’hui son travail existe avec des couleurs, parfois l’âme de ses œuvres pleure mais le corps est serein et vice-versa.

© Djamila Gassoian

Après 23 ans dans le milieu du travail, Muriel Pas alias Livity by Muriel se retrouve en pleine réflexion, elle retombe sur des oeuvres réalisées pendant ses études de graphisme. Faisant une formation pendant 1 an, elle commence ensuite à créer des cadres 3D, atypiques avec divers objets, pic-collages… Toujours à la recherche de nouvelles choses, elle a commencé également la poterie, ce qui lui fait ressentir la vie.

© Muriel Pas

Au tour de J o h a n n a M a ï m a Kazadi alias P V R P L E . Selon ce qu’elle nous dit : « Je suis passionnée par l e surréalisme pop art. Il représente la liberté d’expression et la liberté d’être sois, différent et/ou intrigant à tous les niveaux. », ces créations partagent sa vision du monde ainsi que ses émotions. Inspirée par Janet Sobel, Pollock, Dripping… Son art s’inspire de beaucoup de mouvements et différentes techniques…

C’est une personne qui projette ses émotions sur la peinture, ce qui est très thérapeutique à ses yeux.

© Johanna Maïma Kazadi

Voici une artiste qui utilise plusieurs matériaux comme la mosaïque de verre, le vitrail sur plomb, la peinture sur verre à la grisaille, le vitrail Tiffany… M a r i e – Laur e nce Leguet-Sikaly alias MALAU revisite les arts séculaires, elle crée des objets originaux, elle réalise de nombreux tableaux et sculptures en vitrail.

Elle crée aussi des bijoux en verre. Ses oeuvres sont liées à son expérience, ses lectures, ses réflexions…

© Marie Laurence – Leguet-
Sikaly

Le dernier et non des moindres artistes de cette exposition, JC NICOLAI alias Nicolay- Ialokinne, directeur exécutif de la fondation privée Nicolai Art Humanisme. Son objectif est de manière philanthropique d’aider les enfants les plus démunis. Ses tableaux sont pour la plupart des créations imaginaires qui tiennent compte d’une représentation de la beauté de la nature. Son style est souvent décrit comme une “tempête de couleurs”. Il exprime une vision extrêmement puissante, frontale, violente du monde et des “civilisations humaines”.

© JC Nicolai.

Oublions l’hiver et venez découvrir ces artistes annonciateurs de changement !

Massin Lore

Où ? Au 1er étage de la Galerie Opéra

Place de la République Française n°35 boite 64 – 4000 Liège

Quand ? Du mercredi 03 au mercredi 30 mai 2022

Horaires d’ouverture Du lundi au vendredi de 13h à 18h.

Le jeudi de 13h à 16h

Le samedi de 10h à 18h (en présence d’artistes de l’exposition)

0465/72.92.92 | www.cultureliege.be | Facebook: @galeriedartliege | Instagram: galerie_dart_liege

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Art création Evénements Expositions

Exposition: Eblouissements

L’Inventaire est une galerie d’art contemporain fondée en 2017 par Angel Beatove et située dans le quartier Nord de Liège, à deux pas de la Place des Déportés et de l’Esplanade Saint-Léonard.

A raison de trois expositions par an, l’Inventaire propose de découvrir les travaux les plus récents d’Angel Beatove et présente d’autres artistes dont la démarche donne à réfléchir sur l’humain.

C’est ainsi que, depuis le 22 avril dernier, l’Inventaire présente, jusqu’au vendredi 17 juin prochain, l’exposition «Eblouissements» à laquelle participent Caroline Pholien et Angel Beatove.

Angel Beatove est un artiste plasticien contemporain. Originaire de Saragosse en Espagne, il construit son oeuvre sous forme de séries thématiques procédant d’un questionnement sur l’humain et sa relation au monde. Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, il expose aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. S’il privilégie la peinture en tant que mode d’expression plastique, il n’hésite pas à recourir à d’autres procédés techniques tels que la photographie ou le collage, qu’il combine à son médium favori, l’acrylique.

Marcel Schroeder a ainsi dit de lui : « Réservoir d’images et d’émotions, Angel Beatove y puise force et sensibilité. Il y découvre aussi le sens de son oeuvre en marche. Si on évoque les facettes, la diversité de son art, je songe à la ramure vue du haut. Elle est réunie au tronc, si l’on se penche un peu pour voir… ». Et Pierre-Olivier Rolin d’ajouter : « L’oeuvre d’Angel Beatove semble se construire comme une lente archéologie du temps. Son exploration remonte aussi bien à des formes d’expression qui évoquent des civilisations très anciennes qu’à des personnes dont il ne reste que des photographies jaunies. Comme si la peinture et la sculpture devenaient le moyen privilégié pour reconstruire une mémoire collective, constituée de formes archétypales et de couleurs terreuses.”

Caroline Pholien, quant à elle, vit et travaille à Liège depuis 2002. Artiste céramiste contemporaine, elle a fait ses études à La Cambre, à l’Institut Van der Kelen Logelain ainsi qu’à l’Ecole d’Avignon. Elle expose ses oeuvres de Paris à Lasnes en passant par Charleroi, Liège ou encore Bruxelles.

Bien ancré à Liège et dans le tissu culturel de la Cité ardente, l’Inventaire est sans nul doute l’un des lieux culturels qui comptent dans ce quartier Nord qui a trop longtemps souffert d’une réputation peu glorieuse, aux antipodes du renouveau, du bouillonnement culturel et du maillage associatif qui l’animent et le font vivre pleinement à nouveau depuis plusieurs années.

L’exposition pourra être visitée les jeudis et vendredis, de 16 à 19 heures.

Une visite sur la base d’un rendez-vous peut également être planifiée.

Benoît Beenkens

Pour prolonger la lecture :

https://www.facebook.com/Parcours-dArtistes-%C3%A0-Cointe

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Liégeois célèbres Portraits

« Marie Doutrepont, une étoile liègeoise »

Pour la dixième fois, Marie Doutrepont organisait les Hivernales de la Danse, un gala de danse unique en son genre devenu un évènement incontournable.
Rencontre avec une passionnée dont le parcours laisse bouche bée.

Marie Doutrepont © Les Hivernales de la danse

C’est à Ma Ferme en Ville, son magasin/cantine promouvant de jolis produits de saison, que le rendez-vous est fixé. Vêtue d’un éclatant manteau orange, Marie Doutrepont m’y accueille avec le sourire et commence par me raconter son incroyable parcours. « J’ai commencé la danse pour m’occuper le mercredi après-midi, comme beaucoup de petites filles. J’y ai rapidement apprécié la rigueur, la discipline que cela nécessitait : c’était carré. J’ai eu la chance d’être douée et dotée de certaines qualités intrinsèques qui m’ont donné envie de m’y investir », se souvient-elle. Après un sport-études à l’Académie Grétry où les heures de danse étaient très nombreuses, Marie rejoint le Ballet de Flandre. Elle y dansera pendant plus de deux ans avant de prendre la direction du Ballet du Capitole, à Toulouse et puis de traverser la Manche pour évoluer durant cinq ans au sein du prestigieux Royal Ballet à Londres. « Ce furent cinq années magiques dans une des meilleures compagnies du monde. Les danseurs y sont perfectionnistes mais il y a moins de stéréotypes et davantage de liberté et de richesse dans la diversité qu’à l’Opera de Paris qui est plus cadenassé », se remémore-t-elle. « Et puis, j’adore Londres, la langue anglaise, le flegme et l’humour britanniques. »

Après un retour au Ballet de Flandre pour deux ans, Marie décide, à vingt-huit ans, de mettre un terme à sa carrière de danseuse. « Il est possible de continuer à danser jusqu’à quarante-ans mais je n’en avais plus l’envie », me dit-elle avant de briser les clichés qui entoure un milieu aussi compétitif que finalement peu connu du grand public. « Bien sûr, être danseuse nécessite une certaine hygiène de vie – comme pour tous les sportifs – mais ce n’est pas non plus aussi intransigeant que ce que l’on peut voir dans des films comme Black Swan. Il y a des impératifs – gérer la fatigue, son énergie – mais ce n’est pas un rythme de vie insupportable et la compétition, bien que présente, y est souvent bienveillante. »

Arrivée à une forme de saturation, celle qui est originaire d’Olne, décroche totalement ou presque de la danse et enchaîne les jobs, saisissant chaque opportunité qui se présente à elle, sans plan de carrière. « Je n’ai jamais cherché du travail, cela s’est toujours fait naturellement », me confie-t-elle. « Je suis une optimiste, je crois en l’avenir et que rien n’arrive par hasard même si, quand le chemin est parsemé d’embûches, je dois souvent me le répéter (rires). »

Après avoir notamment vendu du yaourt et des espaces publicitaires ainsi que travaillé dans un casino, Marie ouvre Ma Ferme en Ville. « J’ai grandi à la campagne et, enfant, j’ai toujours été habituée à aller au marché, à ramasser les légumes, à croquer une tomate chaude pour la goûter », continue-t-elle. « J’avais ce projet en moi depuis longtemps avec la volonté de mettre plein de beaux produits en valeur. » Fondée peu avant l’apparition du Covid, Ma Ferme en Ville n’en demeure pas moins un établissement original qui a rapidement su trouver son public pour faire indubitablement partie des fleurons de la ville et de la rue Souverain Pont.

« Je me suis réveillée un matin en voulant organiser un gala ! »

© Les Hivernales de la danse

Mais avant de se lancer dans l’Horeca, celle qui partage la vie de Gaby Caridi, patron de Pinart le Bistrot et de Mio Posto, s’était replongée dans son domaine de prédilection. « Je me suis réveillée un matin, en vacances près de Cannes et je me suis dit que j’allais organiser un gala », se souvient avec malice celle qui s’occupait déjà de stages de danse. Le parcours du combattant pouvait commencer! « Les gens ne comprenaient pas vraiment ce que je souhaitais faire et je fus prise un peu à la légère par tout le monde. »

Grâce à son carnet d’adresse bien rempli, Marie parvient à convaincre des danseuses et danseurs talentueux de venir se produire à Liège pour la première édition des Hivernales de la Danse, il y a tout juste dix ans. « Je savais bien quelles pièces je voulais, vers quoi je voulais aller. C’était une pression de dingue et beaucoup de risques car les budgets sont énormes. Heureusement, le public fut au rendez-vous dès le départ », m’explique cette passionnée. « Et chaque année, cela reste un challenge aussi difficile qu’excitant de parvenir à organiser un tel gala. »

Abattant seule la majeure partie du boulot, Marie a toujours eu une idée assez précise de ce qu’elle voulait proposer. « Plusieurs styles doivent être représentés mais pas de la danse contemporaine expérimentaliste. Je ne suis pas fan des trucs bizarres », rigole celle qui appréciait tout particulièrement danser sur Le Lac des Cygnes et la Bayadère – « ils offrent beaucoup de possibilités pour le corps de ballet », justifie-t-elle – et admirer Giselle. « Je vois avec les artistes ce qu’ils ont de « stock » ou ce qu’ils peuvent créer de spécifique pour Les Hivernales afin qu’il n’y ait pas de tableaux trop similaires. »

Ayant décidé d’implanter son gala à Liège – « par sécurité car je connais la ville », précise-t-elle – au grand dam de certains de ses partenaires, Marie a réussi à créer un évènement unique en son genre en Belgique et qui draine un large panel d’amateurs. « Je suis très exigeante et je sais que le public liégeois est spécifique. Certaines choses qui peuvent plaire dans d’autres métropoles ne rencontreront pas forcément l’adhésion dans notre Cité ardente et inversement », assure celle qui, volontairement, n’annonce pas le programme des Hivernales mais uniquement les danseuses et danseurs bookés pour l’occasion. « Ainsi, les spectateurs s’installent, n’attendent rien de particulier et savourent davantage certaines découvertes. Ils viennent pour les Hivernales et pas pour une pièce en particulier. Cela génère certes peut-être un peu de frustration en amont et diminue un peu notre ticketing mais c’est une démarche personnelle que j’assume et qui permet au public de mieux profiter de la diversité qu’offre le spectacle. Cela a aussi un aspect « éducatif » qui fait sens. »

« Un fort engouement »

© Les Hivernales de la danse

C’est vraiment à partir de la septième édition que Les Hivernales de la Danse ont trouvé leur rythme de croisière. « Il y eut un super élan et un fort engouement pour les places. Le gala s’est tenu à guichets fermés », se rappelle Marie qui a la chance de pouvoir compter sur une clientèle particulièrement fidèle. « L’évènement est attendu, l’ouverture de la billetterie est toujours un moment excitant et les places se vendent très bien les deux ou trois premières semaines. » Malheureusement, le Covid faisait alors son apparition, plongeant la société tout entière dans un confinement généralisé et obligeant l’ancienne danseuse à annuler à la dernière minute la huitième édition et, ensuite, à repousser à décembre la neuvième. « J’ai eu la grande chance que mes partenaires m’aient suivi. Sans ça, je mettais la clé sous la porte », reconnait-elle.

C’est donc seulement quelques mois après la neuvième édition que Les Hivernales de la Danse fêtèrent leur dixième anniversaire, les onze et treize mars derniers au Manège Fonck. Pour l’occasion, le casting fit à nouveau rêver avec cinq

« Etoiles » – l’élite des danseuses et danseurs – et des artistes venus d’Angleterre, de France, des Pays-Bas et d’Allemagne. Pour la première fois, un Prix – le Prix des Hivernales – fut décerné à des jeunes talents ayant remporté ce tout nouveau concours international. Petite particularité, ce furent les danseuses et danseurs des Hivernales qui composèrent le jury. « C’est la chance pour les participants d’être vus et jugés par la génération actuelle », souligne Marie. « Les élèves ont besoin d’avis pertinents, d’être évalués sur leurs performances pour ensuite être orientés du mieux possible vers le style et l’école qui pourraient le mieux leur convenir. »

Un beau tremplin pour ces talents en herbe qui pourront, avec les récompenses obtenues, partir notamment en stage d’insertion dans de prestigieuses compagnies. « La danse classique permet d’apprivoiser ensuite tous les autres styles pour ensuite évoluer selon ses envies, ses spécificités et ses aptitudes », me spécifie celle qui a eu la chance de beaucoup voyager durant sa carrière de danseuse. « Pour évoluer, il faut partir à l’étranger – en France, en Italie, aux Pays-Bas – car il n’y a pas vraiment de grandes écoles en Belgique même si celle du MOSA a vocation à devenir une école de haut-niveau. »

En attendant de rêver à une carrière sur les plus prestigieuses scènes du monde, les passionnées et passionnés de danse classique et contemporaine ont pu se donner rendez-vous à Liège pour cette dixième édition des Hivernales qui fut à nouveau un énorme succès.

Thiebaut Colot
Plus d’infos :
www.leshivernales.be
www.mafermeenville.be

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Art Spectacles

« La nouvelle saison de l’OPRL »

Gergely Madaras conviera Faust, Marguerite et Méphisto au concert d’ouverture de la prochaine saison de l’OPRL. Cap ensuite sur les États-Unis avec la création du nouveau Concerto pour trombone de Bryce Dessner. Pour Noël, l’Orchestre s’imprègnera de la ferveur irrésistible du gospel américain, avant de se plonger dans le monde de l’enfance et de l’exotisme avec Ma Mère l’Oye et d’inviter l’Orchestre National de Lyon pour un portrait au vitriol de Staline signé Chostakovitch.

Pour leur concert d’ouverture le 16 septembre prochain, l’OPRL et Gergely Madaras se plongeront dans la monumentale Faust-Symphonie de Liszt (1857) où s’affrontent les forces orchestrales du Bien et du Mal, à travers trois portraits alternés de Faust, Marguerite et Méphisto. Star internationale du violoncelle, Gautier Capuçon mettra ses sonorités envoûtantes au service de Walton, l’un des plus grands compositeurs anglais du XXe siècle, qui livre dans son Concerto une oeuvre à la fois méditative, profonde et attachante.

Compositeur inspiré par le minimalisme, le folk ou le postromantisme, l’Américain Bryce Dessner, également guitariste du groupe The National, proposera la création belge de son Concerto pour trombone à l’OPRL le 18 novembre 2022. Pionnier de la musique symphonique aux États-Unis, Charles Ives mêle dans sa Deuxième Symphonie (1902) des citations de la tradition romantique européenne (Beethoven, Brahms…) à des chants populaires américains.

Chant des captifs africains arrachés à leurs terres par les négriers, symbole de l’esclavage et hymne à la liberté, le gospel accompagne la vie quotidienne des Afro-Américains et illumine le rituel de leurs églises baptistes et pentecôtistes. Pour son concert de Noël programmé le 16 décembre, l’OPRL proposera un florilège de ces chants joyeux et envoûtants, transcrits pour orchestre et choeur, en compagnie du magnifique ZO ! Gospel Choir, venu tout droit d’Amsterdam.

Au départ de cinq pièces pour piano écrites pour les enfants d’un ami sculpteur, Ravel compose le ballet pour orchestre Ma Mère l’Oye (1912), une des plus belles pages de la musique française où

il associe ses thèmes de prédilection : le monde de l’enfance, de l’exotisme et des jardins féeriques. Pièce maîtresse du compositeur liégeois, la Symphonie concertante de Jongen (dont on fête les 150 ans en 2023) a été qualifiée par Eugène Ysaÿe d’oeuvre pour deux orchestres, tant la partie d’orgue y est spectaculaire et étoffée. Un nouveau concert à ne pas manquer en février 2023.

© OPRL

Amputé du bras droit sur le front russe en 1914-1918, le pianiste Paul Wittgenstein poursuit néanmoins sa carrière après la guerre, commandant des œuvres pour la main gauche à Prokofiev, Richard Strauss, Korngold, Britten, mais aussi Ravel qui lui écrit en 1932 un concerto d’un seul tenant, marqué par l’esprit du jazz. Créée en décembre 1953, quelques mois après la mort de Staline, la Dixième Symphonie de Chostakovitch permet au compositeur de régler définitivement ses comptes avec la tyrannie du dictateur soviétique. Deux chefs-d’œuvre qui permettront à l’OPRL d’accueillir les formidables musiciens de l’Orchestre National de Lyon le 20 avril 2023 à 20h.

Benoît Beenkens

Plus d’informations :

www.oprl.be

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Architecture Portraits

« Un peu comme notre bébé »

Avec Miniatur, Louise Taquin et Benjamin Van Santen se consacrent à la création de très petits habitats comme le Pigeonnier, le « plus petit Airbnb du monde » qui fait déjà un carton.

C’est sur les bancs de Saint-Luc, durant leurs études en design industriel, que Louise et Benjamin se sont rencontrés. Très vite, le courant passe entre cette Montoise et ce Bruxellois devenus « des Liégeois de cœur ». Durant leurs années de master, l’idée de bosser ensemble germe dans l’esprit de ce sympathique couple. « Nous n’avions pas forcément envie de travailler pour quelqu’un et voulions nous lancer ensemble », m’expliquent-ils de concert. Comme sujet de mémoire, Benjamin opte pour les « tiny houses », ces (très) petits habitats mobiles, généralement montés sur une remorque. « Nous avons fait mon mémoire à deux et en avons profité pour faire toutes les recherches nécessaires et trouver un maximum d’informations pour nous lancer. »

À peine sortis des études, Louise et Benjamin se lancent dans la construction et l’aménagement de leur propre « tiny house » qu’ils installent à Méry, non loin de Tilff. « Nous y avons vécu dix mois et nous avons adoré cette expérience mais alors que la  « tiny » était tout juste terminée, elle fut ravagée par les inondations de juillet », pestent-ils. Qu’à cela ne tienne, les deux partenaires décident de la reconstruire. Mais avant, ils sont happés par un autre projet tout à fait iconoclaste : transformer un pigeonnier en Airbnb. « Nicolas Dembour était passé à vélo avec un de nos amis devant notre « tiny house » et nous a demandé de transformer le pigeonnier de son jardin pour en faire une sorte de maison miniature. »

Un fameux défi que ce couple créatif accepte immédiatement de relever – et avec brio ! « Nous avons tout fait de A à Z, notamment le mobilier », me précisent-ils. « Le pigeonnier avait une forme particulière et le premier challenge fut d’y mettre le lit. » La douche et puis la toilette – des formats standards – suivirent avant que Louise et Benjamin ne conçoivent le reste de l’habitat de façon aussi pratique que stylée avec, notamment, la porte des WC qui se transforme en table à manger, une poubelle commune pour les « wawas » et la cuisine ou un meuble présent sur les deux étages. « Nous avons tout conçu et réalisé sur place, sous une tonnelle devant le pigeonnier. Ainsi, nous avons pu tester nos idées directement et voir ce qui fonctionnait », me dit Benjamin. « Nicolas nous avait laissé carte blanche. »

Fidèles à leurs convictions, ces deux Liégeois d’adoption – qui apprécient la convivialité, la gentillesse et la simplicité des résidents de la Cité ardente – ont utilisé un maximum de bois ainsi que des isolants et des huiles naturels, propres et respectueux de l’environnement avec un style minimaliste, simple mais pas simpliste. « Cette démarche écologique nous tient à cœur », m’assurent-ils. Adeptes d’une certaine décroissance, leur démarche mérite d’être saluée. « Nous nous sommes intéressés au phénomène « tiny » car c’est l’occasion de devenir propriétaire sans trop devoir débourser et que le challenge de l’optimisation de l’espace est stimulant », me confient-ils. « Cela peut être un bon compromis dans une étape de vie et cela permet aussi d’éviter ce processus d’accumulation alors qu’il ne sera peut-être bientôt plus possible de construire à la campagne. »

Une véritable révélation pour Louise et Benjamin qui reconnaissent que si le concept « tiny house » est un peu extrême, tendre vers des habitats plus restreints deviendra nécessaire au fil du temps. « Aménager et concevoir de petits espaces de vie comme des studios, de petits appartements en ville, est un beau défi dans lequel nous voulons nous spécialiser, comme l’indique le nom de notre société : Miniatur », ajoute Louise.

Avec leur superbe pigeonnier, ce couple a attiré l’attention et capté une belle couverture médiatique. « Nous étions les premiers surpris de voir différents médias s’intéresser à cette réalisation mais ce fut une bonne expérience qui nous a aussi apporté de précieux contacts », reconnaissent-ils. « Nous retournons encore régulièrement voir le pigeonnier de Nicolas, c’est un peu notre bébé dont nous avons du mal à nous détacher. »

Outre les organes de presse et les chaînes de télévision, « le plus petit Airbnb du monde » a suscité l’intérêt des voyageurs qui n’ont pas tardé à réserver leurs nuitées, venant aussi bien de Gand que d’Allemagne ou des Pays-Bas. Un franc succès pour ces deux entrepreneurs qui – j’en prends le pari – n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Thiebaut Colot

Crédit photo : Benoit Do Quang

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Art Portraits

« J’ai même déjà peint dans mon lit »

Sortie de l’Académie des Beaux-Arts en 2003, Caro Boulanger peint depuis près de dix ans des Vénus callipyges ultra colorées.

Très jeune, Caroline Boulanger se passionne pour le dessin. « J’étais toujours super contente quand je recevais des pastels ou des crayons de couleur », se souvient-elle. « Dès que j’ai su écrire, j’ai apposé mon nom partout dans la maison de mes parents. » À l’adolescence, elle rejoint Saint-Luc avant de poursuivre sa formation à l’Académie des Beaux-Arts. « Saint-Luc ouvre l’esprit artistique des élèves et leur apprend toute la technique – parfois de façon assez dure et rigide – nécessaire. L’Académie permet d’oser, de s’exonérer des règles – je me souviens qu’il fallait « jeter la peinture » – et de sortir du cadre », spécifie cette animatrice artistique dans les écoles.

Souvent, les proches de Caro – son nom d’artiste – soulignaient ses formes. C’est ainsi qu’elle décide de peindre des nus, principalement féminins, sorte de Vénus callipyges ultra colorées. « Je cherchais un sujet pour étaler la couleur – c’est ça qui me plaît – et c’est comme cela que je l’ai trouvé », sourit-elle. Les héroïnes de Caro n’ont jamais de visage. « Chacun peut ainsi s’identifier et j’essaie d’exprimer que la nudité est jolie, que les rondeurs sont positives et qu’il y a du beau partout. » Ses tableaux sont des explosions colorées et un vrai remède à la morosité ambiante.

Notre interlocutrice, grande amatrice de Street Art, ne peint pas tous les jours mais quand elle en ressent l’envie ou le besoin. « Ça me prend comme ça. J’ai même déjà peint dans mon lit. Mais cela revient cher en draps de lit », rigole-t-elle. « Peindre est une passion, comme d’autres aiment la cuisine ou le jardinage. Quand je peins, je suis détendue, je ne vois pas le temps passer. »

Difficile aussi pour Caro de décider quand une toile est terminée. « J’arrête quand je vois que cela me plaît mais je passe rarement plus de deux jours sur une toile. À vrai dire, c’est un processus assez naturel et fun, je ne me pose pas trop de questions », lance-t-elle.

Grâce à Facebook, cette artiste liégeoise résidant dans une petite impasse a pu faire connaître son travail, échanger avec des passionnés et faire admirer ses œuvres, notamment récemment à l’Espace Gothier. « C’est toujours agréable de pouvoir discuter et d’avoir des retours positifs », ajoute Caro qui ne serait pas contre davantage exposer mais toujours à sa manière : sans se prendre trop au sérieux.

Thiebaut Colot

Plus d’informations : www.facebook.com/caro.boulanger.75