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Je suis une histoire et Misericordia

Dernier weekend du Festival de Liège avec deux pièces qui vaudront le déplacement.

Vendredi, les heureux détenteurs d’un billet pourront profiter de Je suis une histoire. Une pièce qui raconte comment dans un petit village, rien n’a bougé. « Le curé baptise, marie, enterre, depuis soixante ans. Il y a Jeannot, pilier de comptoir. Il a été poète, marin, il a même fait le tour du monde. Enfin c’est ce qu’on raconte. Il y a Lisette l’épicière, tout le monde la connaît car, enfant, tout le monde a donné du boulot au dentiste en se cassant les dents sur ses «chiques». Patrick et ses billes, cet enfant africain qu’on est venu chercher à l’école pour le renvoyer au pays. Il y a aussi Marai, enfant il a été le souffre-douleur de ses camarades d’école et de sa mère, puis il a grandi et sa colère aussi », peut-on lire sur le site du Festival de Liège. « Ce sont des histoires, des histoires de village. Et pour les petites gens, il n’y a pas de livres d’histoires, juste quelques mots au coin d’un bar et la vie continue. »

Il y aura aussi Misericordia, un conte contemporain. C’est « l’histoire d’Anna, Nuzza et Bettina, qui tricotent le jour et vendent leur corps la nuit, et d’Arturo, l’enfant orphelin – fils de leur amie défunte – qu’elles ont pris sous leur aile. Racontant la fragilité des femmes, leur solitude désespérée et sans limite, cette nouvelle création de la Sicilienne Emma Dante – qui a présenté au Festival de Liège nombre de ses spectacles – est aussi un hommage poignant à ces mêmes êtres, à leur capacité d’amour et de résistance. Ici, on retrouve l’ardeur chère à la metteure en scène d’approcher la violence, la dégradation et la misère, avec une délicatesse dénuée de toute morbidité, sans psychologisme, sans dérive moraliste. Les interprètes éclatent de sincérité, leur parole et leur corps ne font qu’un, le verbe s’accompagnant nécessairement du geste. Ode à la miséricorde, cette pièce touche à l’essentiel », découvre-t-on sur le site du Festival de Liège.

Deux très beaux spectacles pour clore idéalement ces trois semaines de festival. Et pour ceux qui auraient manqué notre critique de Pueblo, c’est ici.

Crédit photo : Festival de Liège