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«Il faut foncer tout en faisant preuve de vigilance »

Le marché immobilier en région liégeoise est en pleine ébullition. Voici quelques précieux conseils pour que les candidats acquéreurs dénichent le bien de leurs rêves.

Depuis sept ans, Maxime Hermans travaille pour Elissa, une agence immobilière fondée en 2012 et qui a pris ses quartiers en 2018 sur le boulevard d’Avroy. En un septennat, à l’image des anciens Présidents français, ce diplômé en communication a eu le temps de voir le marché immobilier évoluer et Liège avec lui. « La demande pour certains quartiers ou localités populaires comme Seraing ou Herstal n’a pas fondamentalement changé tandis qu’Angleur ou Chênée, même récemment inondés, restent très attractifs, tout comme Outremeuse », détaille-t-il. « Pour le centre-ville, la demande est stable et dépend du projet de chacun. Les appartements à Liège même attirent des personnes qui achètent seules, des retraités qui veulent profiter d’une belle vue ou des investisseurs. »

Ce qui a grimpé en flèche, par contre, c’est la demande pour des maisons avec jardin. « Une conséquence et finalement une suite logique du Covid et des confinements vécus par la population », souligne Max. « Dès qu’il y a un jardin, les biens sont pris d’assaut et, forcément, vu que l’offre est actuellement inférieure à la demande, les prix sont en hausse. »

Une hausse des prix de plus de 10% en quelques années seulement – parfois plus sur des biens supérieurs – et une accélération du processus décisionnel. « Auparavant, une maison ou un appartement se vendait en moyenne en trois mois mais, désormais, cela peut aller plus vite », constate cet amateur de bons vins. Et même très vite, les exemples d’habitations changeant de propriétaires en un week-end ou une semaine n’étant plus marginaux, complexifiant encore davantage la démarche des potentiels acquéreurs.

Pour les aider à s’y retrouver dans cette jungle immobilière et à dénicher le futur logis de leurs rêves, Maxime distille trois précieux conseils. « Le premier, c’est de faire au préalable des démarches auprès des banques et de connaître précisément ses capacités d’emprunt. Cela permettra ensuite aux candidats acquéreurs de définir aux mieux leurs recherches », explique ce jeune Liégeois. « Le second, c’est de faire preuve de vigilance sur les aspects positifs et négatifs du bâtiment convoité et de savoir comment résoudre les éventuels problèmes ou défauts de celui-ci. » Et enfin, évidemment, ce mélange de certitudes et d’émotions ainsi que cette capacité à se décider rapidement une fois convaincu. « Actuellement, même si ce n’est pas ‘normal’, les acheteurs potentiels n’ont pas le temps de trop tergiverser », ajoute Max. « Le marché est ‘cruel’. Quand on se sent bien dans un bâtiment, même s’il présente quelques défauts, il faut foncer tout en faisant preuve d’imagination. »

Et pour être guidé au mieux, rien ne vaut l’assistance d’un agent immobilier. « Un bon agent va toujours faire en sorte que les deux parties – le vendeur et l’acquéreur – soient satisfaites. Il aura bien tout analysé en amont et assurera le bon suivi juridique au cours des différentes étapes de la vente », conclut Maxime pour qui son métier, c’est sa passion.

Thiebaut Colot