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Vie d’ici et d’ailleurs

La Galerie by Culture Liège offre pour cette rentrée un bouillonnement de vie :

  • Vie végétale, animale et humaine ;
  • Vie d’ici, de notre nature, notre ville ;
  • Vie d’ailleurs dans le monde et au-delà.

Pas moins de neuf artistes se fixent rendez-vous. Chacun exprime un point de vie. Chacun adopte un point de vue : photographies, dessins, peintures à l’huile, acryliques, aquarelles, céramiques et sculptures se passent le relais pour ouvrir le spectre de votre curiosité pas à pas. Un petit tour d’horizon s’impose, de quoi prendre ses marques avant le décollage, du micro au macrocosme, du réel à l’imaginaire…

Le voyage commence avec les photographies de Lucie Marie Castiaux. Ce sont des portraits en gros plan de végétaux mis en lumière comme autant de visages familiers. Les cadrages serrés révèlent la polychromie d’une fleur blanche ou les aspérités duveteuses d’une simple feuille. Et de la rigueur de cette démarche botaniste surgit la beauté.

Marie-Ange Parotte poursuit la randonnée artistique avec les arbres, non plus en tant qu’individus, mais en tant que structures végétales. Elle explore dans ses toiles les ramifications complexes des racines, la verticalité des troncs, les enchevêtrements des ramures dénudées. Son travail consiste à percevoir, au-delà des structures complexes, l’énergie vitale de la sève qui les anime.

Avec Maïté Pardo Y Cobo, les animaux entrent en scène. Des animaux familiers ou exotiques, tout à la fois naïfs et oniriques, dans des paysages intemporels. L’artiste travaille à l’acrylique, à l’huile, ou superpose les deux techniques pour construire cet univers serein et mystérieux d’où peut surgir un visage humain et végétal tout à la fois.

Cette frontière entre les règnes minéral et végétal et leurs imbrications avec l’humanité est au cœur du travail de Martine France Moreau. Chacune de ses sculptures fait le choix de la matière la plus en phase avec son thème. Les céramiques expriment la régénération des végétaux, le mouvement circulaire de la vie qui part de la terre et y aboutit. La densité des bronzes exprime les efforts nécessaires à tout mouvement ascensionnel, au dépassement de soi. Dans la fragilité du verre se reflète celle du monde impacté par l’homme.

De l’humanité, il est encore question dans cette nouvelle série de toiles que Joseph Saverino consacre à la ville de Liège. Les silhouettes intemporelles qu’il y met en scène soulignent le caractère historique des bâtiments représentés et leur fonction de passeurs de mémoire. Inversement, dans d’autres toiles, des silhouette plus contemporaines rappellent que ces lieux chargés d’histoire sont avant tout des lieux de vie qui n’ont de sens que si chaque génération les investit.

Mais les êtres humains sont avant tout des individus et des visages. Et certains sont emblématiques d’un lieu précis. Jan Hesh travaille sur les icônes tokyoïtes que sont le collégien ou la geisha. Il les confronte au monde moderne par le biais de quelques détails vestimentaires tels qu’une paire de lunette ou le motif d’un tissu, mais surtout par la modernité de son style inspiré de la bande dessinée.

A l’opposé, avec Laty Ramer, toute référence concrète explose, emportée dans l’exploration des techniques picturales poussées à leur extrême. La présence de l’humanité, de la nature et du monde s’évapore dans l’évanescence des couleurs. Ses toiles captent l’instant où la dimension devient cosmique.

Chez Christophe Weigert, ce pas est d’emblée franchi : l’abstraction est totale et l’effet intergalactique assuré. L’affranchissement du figuratif, appuyé par l’usage de la peinture acrylique, résonne comme un manifeste pour la liberté que l’artiste explore et revendique au gré de ses créations.

Une fois ce chemin parcouru, force est d’admettre que l’imaginaire de chacun en a été le moteur et le contenu. L’imaginaire, ce creuset bouillonnant de souvenirs, d’évocations, de sentiments, d’hypothèses, de liens, de contrastes d’où surgissent des représentations tantôt figuratives, tantôt abstraites. Ce travail de création, à la fois commun à tous les artistes et particulier chez chacun, Jacques Bodson parvient à en capter le mouvement.  La liquidité de l’encre et de l’aquarelle qu’il utilise transcrivent la fluidité nuancée du processus créatif.

Tous ces artistes sont à découvrir

du 2 au 29 septembre

à La Galerie by Culture Liège

(au 1er étage de la galerie Opéra)

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